mardi , 25 septembre 2018
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Andrea Schroeder

Blackbird

Label: Glitterhouse / Irascible

FOLK / COUNTRY: "Blackbird" est le début de la poète et chanteuse berlinoise. Epaulée par le Danois Jesper Lehmkuhl et produit par Chris Eckman, Andrea Schroeder présente avec cet album une collection cohérente de titres saturés de mélancolie.

Musicalement, les chansons d'Andrea Schroeder oscillent entre le country et le folk, et on y décèle ça et là des touches gospel et bluesy. De plus, l'album est truffé d'instruments différents: outre guitares, orgues et autres habitués, une bonne moitié des titres bénéficient du support de l'orchestre métropolitain symphonique de Prague.

Armée de sa voix claire et profonde, comparée à une Patti Smith teutonique (en nettement plus joli, il faut le préciser), Andrea Schroeder enchaîne les titres tous plus tristes les uns que les autres. Même les chansons plus entraînantes, telles que "Bebop Blues" (où un harmonium glauque plombe l'ambiance) ou "Death is waiting", sont profondément déprimées.

A mon avis, le seul bémol est une trop vive ressemblance entre certaines chansons (quelle est la différence entre "Paint it Blue" et "Blackbird", mis à part le titre?) . Néanmoins, certains titres dépassent de la grisaille émotionnelle de BLACKBIRD: "Blackberry Wine", rapide et contagieux, est carrément excellent, et dans "Winter Days", le tic-tac de l'horloge en arrière-plan domine la chanson par sa discrétion.

 

Back in Black…

 

Andrea Schroeder surprend également l'auditeur grace à sa parfaite maitrise de la langue de Shakespeare. Elle en profite pour passer tous les thèmes abordés, de l'amour à la mort, au gros pinceau noir en style. Cette surprise plaisante est mise en valeur délicieusement en fin d'album avec "Kälte", unique titre en allemand de BLACKBIRD, accompagné de carillons lents et d'accordéon.

A 39 minutes et en 10 titres, on a vite fait de survoler l'album. Vous l'aurez compris, BLACKBIRD, de la pochette à son contenu, en passant par le titre de l'album, est imprégné de mélancolie. Ce n'est pas un choix judicieux pour chasser un coup de blues, mais il demeure que le début d'Andrea Schroeder est excellent et vaut le détour.


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