vendredi , 16 novembre 2018
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Agnes Obel

Philarmonics

Label: Pias / Musikvertrieb


Folk Quelques notes de piano, une mélodie, une voix douce
et sensuelle… Attention vous risquez de tomber sous le charme d’Agnes Obel.

Attention talent ! La vague déferlante venue du Nord arrive chez
nous et risque bien de tout embarquer sur son passage. Pourtant ce n’est que
douceur, subtilité et tendresse. Nos cœurs ne peuvent que chavirer à l’écoute
de PHILARMONICS, premier album d’Agnes Caroline Thaarup Obel. La jeune
chanteuse est originaire du Danemark mais s’est exilée à Berlin (encore une)
depuis 4 ans avec ses deux pianos. On ne pond pas un album comme ça par hasard,
donc pas besoin de vous refaire l’historique avec la famille de musiciens et
les cours de piano dès son plus jeune âge. Le talent, ça se mérite et ça se travaille.
Et elle a bossé la belle Agnes, d’abord dans un groupe avant de se lancer dans
une carrière solo. Et la voilà qui pose fièrement sur la pochette de son album.
C’est vrai qu’elle a de quoi être fière Agnes, car PHILARMONICS est un album à
fort potentiel. Les 12 titres qui composent cet album sont réussis, même si
l’essentiel est plutôt regroupé au début du disque. Ce sont des titres
mélancoliques où le piano est forcément très présent. Quelques cordes de
guitare ou de violoncelle apparaissent toutefois par-ci par-là. Certains
morceaux pourraient figurer sur des bandes originales de films et il y a fort à
parier que certains producteurs se battent à coup de dollars pour obtenir ces
chansons. D’ailleurs le très beau "Just So" figure déjà sur une pub de télécommunication
en Allemagne.

Une rivière de mélancolie et de tendresse

Le début du disque est donc particulièrement efficace avec ses
« tubes ». L’intro instrumentale "Falling Catching" nous fait tout de
suite penser à une musique de film ou de série TV. En plage 2 et 3, les deux
meilleurs titres de l’album s’enchaînent et nous font tourner la tête.
"Riverside", une rivière de mélancolie et de tendresse. La voix d’Agnes est
tellement profonde et dégage énormément d’émotions. On n’est pas remis que le
mélodieux "Brother Sparow" nous transperce la tête. Quelques notes toutes
simples, mais tellement justes et efficaces. On se demande pourquoi personne
n’avait encore trouvé cette mélodie, tellement elle parait évidente. "Just So"
que les Allemands doivent donc connaître poursuit l’excellent travail et classe
définitivement l’album parmi les grands crus. En 4 morceaux, la claque est déjà
là.

La suite de l’album est de qualité, peut-être un peu moins accrocheuse
que le début, mais l’auditeur retrouvera encore de quoi satisfaire sa soif de
spleen et d’idéal. Toujours des mélodies parfaites pour des films où tout peut
chavirer d’un instant à l’autre (Philarmonics, Wallflower). Ces moments où le
temps est suspendu à une note de musique. "Over The Hill" en fin d’album nous
achève. Bam.

Enfin, pour celles et ceux qui ne seraient pas convaincu de ces quelques
lignes, signalons qu’il y a la possibilité d’aller voir Mlle Obel en live. La
jeune chanteuse passe par chez nous pour 5 dates, dont le 16 novembre à Nyon,
au bar La Parenthèse
et le 17 novembre au Bleu Lézard de Lausanne. Vous pourrez dire à vos amis
« J’y étais ! ».


Un commentaire

  1. "transperce" avec un "c", pas un "s", sinon, cela fait transsiberien persan…

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