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Aaron

Waves From The Road

Label: Cinq 7 - Wagram / Disques Office

LIVE ACCOUSTIQUE – Après avoir écumé les festivals l'été passé, le duo français nous livre un live intimiste issu de sa tournée acoustique UNPLUGGED AND WAVES. Et le dépouillement sied fort bien à leur musique mettant en valeur clavier et voix.

Un album live est toujours un exercice périlleux. Il faut non seulement apporter quelque chose de plus que les sons léchés du studio mais aussi transmettre l'émotion qui naît de la rencontre avec le public.  A la fin d'une année riche en concerts, Aaron décide de miser sur l'acoustique et n'est pas avare puisque pas moins de 17 titres composent UNPLUGGED AND WAVES.

La première chose à saluer est le très bon travail de l'ingénieur du son qui a su mettre en avant les points forts de chaque chanson, que ce soit la voix, le piano ou la batterie. Passé cet hommage à l'homme (ou à la femme) de l'ombre, revenons sur le devant de la scène. La part belle est faite à la voix de Simon Buret. Emotionnelle mais contrôlée, elle reste sobre, sans exagération, mais convoyant néanmoins une belle palette de sentiments. Les instruments, et surtout le piano, se mettent à nu et donnent à l'album son intensité feutrée.

 

 

UNPLUGGED AND WAVES commence avec le majestueux et solennel piano d'"Inner Streets". S'enchaînent alors pêle-mêle des morceaux de leurs deux opus studio: ARTIFICIAL ANIMALS RIDING ON NEVERLAND et BIRDS IN THE STORM. Certains changent complètement. On aime ou on déteste mais on est dépaysé comme avec "Seeds of Gold" qui se voit amputé de son rythme pourtant entêtant par trop de voix. Inversement, "Ludlow L." pourtant assez pop s'accommode bien à la sauce acoustique, l'absence de son électrique lui donnant un côté vintage intéressant. Aaron ne pouvait pas sortir un album live sans y mettre le tube qui les a fait connaître: "U-Turn (Lili)". Et à nu, la tendre mélancolie du morceau est encore plus touchante. Un orgue, une guitare et la voix suffisent à nous emmener dans un spleen que les poètes ne renieraient pas. L'album se termine sur le triste "Endless Song", qui semble avoir été écrit pour être murmuré avec un arrangement guitare et percussion minimal mais terriblement efficace.

Maintenant, et malgré ses nombreux morceaux intéressants, cet album ne vaut le détour que pour les fans inconditionnels du groupe ou pour ceux qui, appréciant leur musique et l'acoustique en général, s'offrent ainsi un échantillon de leur discographie dans un style particulier.

 


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