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Klaxons

Myths of the near future

Universal


Chaque année le Royaume-Uni, en étroite collaboration avec le NME, édifie un groupe révélation, au parcours plus ou moins crédible et sincère. Bloc Party en 2005, Arctic Monkeys en 2006, en 2007 le petit nouveau se prénomme Klaxons. Formé en novembre 2005, Klaxons doit son ascension fulgurante, entre autre grâce au fameux Myspace, qui leur a permis d’attirer l’attention de tous les gros labels, à l’affut de nouvelles révélations. D’après la presse anglo-saxonne, Klaxons est le créateur d’un nouveau genre musical, la new rave, en opposition à la new wave. Pas de ravers en habits militaires en vue, mais des jeunes gens dont la tenue se compose de trainings – qui faisaient fureurs au début des nineties – et autres chaussures flashy. Musicalement, la new rave n’est pas franchement très éloignée de la pop anglaise actuelle. La différence est qu’on y ajoute une pincée de dance music (fin eighties et début nineties), des sons techno dansants et surtout un esprit festif.

Klaxons a eu de gros moyens pour ce premier effort, donc nous avons droit à une production très soignée et qui colle parfaitement au style. L’album est très bien construit, l’auditeur y trouve son bonheur entre chansons pop et morceaux déconstruits et agressifs. Ces jeunes gens sont sains paraît-il, mais le doute s’installe après «Atlantis Interzone», qui donne des spasmes à l’auditeur pour son côté frapadingue est indansable; ont-ils un bol de coke dans le local ou avons-nous affaire à des fous ? Du même accabit on retrouve «Gravity’s Rainbow», à la rythmique déconstruite, ou encore le technoïde «Magick». Klaxons a l’art de créer des moceaux à la fois pop et indansables. Nos amis sont déglingués, en atteste encore le noisy « Four Horsemen of 2012 » qui clôt l’album. Le succès, Klaxons l’emporte sans doute, grâce à ces hymnes pop où la rythmique se calme et où le refrain se scotche dans nos têtes pour le reste de la journée, «Golden Skans» en est l’exemple le plus cinglant.

Klaxons navigue entre pop bien ficelée et sorte de pop mutante sous acide. Cet album sonne donc, comme le coup de fouet créateur d’un nouveau genre musicale : new rave. Ce disque est génial – bien moins conventionnel que la triste moyenne actuelle – espérons simplement pour lui qu’il résistera au temps et surtout qu’il ne s’effondrera pas avec la hype qui l’accompagne.


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