jeudi , 20 septembre 2018
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The Rakes



Le nouvel album fait évoluer le style de nos anglais chéris, plus maitrisé plus posé, moins direct, punk et rentre-dedans, mais toujours aussi jouissif et agréable à écouter. Notons que Ten New Messages est un peu moins accessible que Capture/Release. Au final un superbe album oú le groupe affine son style pour notre plus grande satisfaction. Des morceaux déments nous attendent, en atteste  le hit incontestable  « We Danced Together » l’énorme « Trouble » ou encore les très Strokes « Little Superstitions » « The World Was A Mess But His Hair Was Perfect » sont au menu et bien plus encore. Notre salut pourrait bien de nouveau nous venir d’ outre-manche et plus précisément de Londres.
Pour  parler de Ten New Messages le rendez-vous est donnné par leur maison de disques V2 Records, pour un entretien téléphonique avec Matthew Swinnerton, le guitariste très calme à l’accent so british.

Ressentez-vous de la pression pour ce second album ?
Je pense qu’on en a pas besoin. On a décidé ce qu’on voulait, par exemple le style. L’important pour nous était de plus se concentrer à développer l’espace dans notre musique, c’était primordial. Se concentrer sur la musique et également avoir de bonne paroles.

Votre nouvel album sonne différemment que votre premier essai…
Bien sûr, il y’avait les anciens Rakes et maintenant il y a les nouveaux Rakes. Pour ce nouvel album on essaie pas simplement de mettre dix chansons à la suite et voilà. On cherche une cohérence, il y a un thème continu qui est très fort, c’est ce qui lie l’album. En plus je pense qu’on est un bien meilleur groupe qu’auparavant. On a tourné pendant deux, voire même trois ans, donc on a développé une meilleure technique de l’instrument et aussi on développe une autre approche de la musique, donc ça t’aide.

Dans le dossier de presse il est écrit que pour cet album vous êtes inspirés par Sugarbabes, c’est une blague ?
Non, ce n’est pas une blague. C’est pour illustrer notre sensibilité pop. C’est une autre façon de « noyer »  nos influences.

Ça va vite pour vous, ça ne t’effraie pas ?
Non, pas de raison de s’affoler. Tu vois, on est pas venu de l’obscurité à la célébrité du jour au lendemain, et puis finalement on est pas si célébres. On s’est développé lentement, on s’est développé dans le temps à notre rythme.

Quelques adjectifs pour décrire la musique de The Rakes ?
Je ne peux pas répondre c’est trop dur… Je n’arrive pas à te décrire comment je la ressens. C’est pas seulement un album de dix chansons, c’est quelques chose de plus. Il y a des moments pendant lesquels tu prends le temps d’écouter et puis des moments plus immédiats.

Ton premier coup de cœur musical ?
Quand j’étais gamin j’avais plein de cassettes de pop music, par exemple des compilations Top 40 et toutes les trucs qui passaient à la radio. Plus tard j’ai vraiment été touché par des groupes comme The Charlatans ou encore The Stone Roses.

Actuellement tu apprécies quels groupes ?
Bloc Party, je trouve qu’ils ont vraiment une approche musicale très intéressante.

Votre manière de composer ?
Classique, on compose tous ensemble. Les paroles sont un peu de moi et de Alan (Donohoe, le chanteur).

Vous allez très prochainement tourner en Europe, et la Suisse ?
Pas pour l’instant, peut-être pour quelques festivals cet été. On avait joué d’ailleurs dans un festival vers Genève l’été passé (Le Paléo, ndlr).

Tournée ou Studio ?
Le studio, parce que quand t’es en studio tu as des projets, finir l’album, puis la tournée tu auras l’impression d’avancer, tandis qu’en tournée tu n’as qu’une envie… c’est rentrer à la maison !


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