dimanche , 18 novembre 2018
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Jarvis Cocker

Jarvis

Phonag


Modestement appelé Jarvis, le premier album solo de Jarvis Cocker a été enregistré en treize jours entre Sheffield, Londres et Paris avec, entre autres, ses collègues de Pulp, Steve Mackey et Richard Hawley.
Si ce n’est la sortie de la compilation Pulp : Hits en 2002 et la prochaine réédition de l’ensemble de leur discographie, cela fait déjà cinq ans d’absence pour le groupe.
Celui-ci semble avoir définitivement splitté suite à la sortie et au succès mitigé de We Love Life. Depuis le début de la reconnaissance avec l’album His & Hers, au passionnant This is Hardcore (1998) en passant par leur album le plus abouti Different Class, Pulp est devenu l’un des groupes les plus populaires et prometteur d’Angleterre.
Cet album apparaît comme le retour en force de Jarvis Cocker sur la scène musicale discographique. Comme nous le savons tous, Cocker est domicilié à paris et a officié pour bon nombre de grands couturiers en tant que DJ lors de défilés, sans oublier les nombreuses sollicitations dont il a fait l’objet pour les fêtes privées des barons de la hype. L’année a été riche musicalement pour le crooner de Sheffield qui s’est beaucoup impliqué dans les projets de la famille Gainsbourg en reprenant «Je suis venu te dire que je m’en vais» sur l’album Gainsbourg Revisited et en travaillant avec Neil Hannon (The Divine Comedy) pour les textes de l’album 5:55 (2006) de Charlotte Gainsbourg.
Dès la première écoute, Jarvis met en avant les dons de compositeur de Jarvis Cocker. Les arrangements sont orchestrés à merveille même si la voix reste sobre. L’album ne commence vraiment qu’au troisième morceau avec "Heavy Weather", dans lequel la guitare vintage de Richard Hawley donne un côté seventies à des mélodies mélancoliques d’une grande maturité. La dérision n’est pas loin non plus dans des morceaux comme sur le douceâtre "I Will Kill Again", tout comme la critique non plus dans l’accablant single "Cunts are Running the World" qui se cache à la fin du dernier titre de l’album. Et c’est à ce moment précis que l’on commence à rêver de voir Jarvis Cocker sur scène près de chez nous se déhancher sur les rythmes entraînants de "Fat children" ou de "Tonite"…


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