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The Whitest Boy Alive

Dreams

TBA


Encore un groupe en «the» qualifiés de sauveurs du rock par la presse anglo-saxonne me direz-vous…Malheureusement ou heureusement (selon les points de vue): non. Derrière ce pseudonyme assez surprenant se cache en fait un trio d’éléctro-pop berlinois dans lequel l’on retrouve le chanteur de Kings Of Convenience, le très créatif Erlend Oye.

La recette est simple, une basse disco omniprésente,une guitare funky, une production minimaliste, une voix très rêveuse et calme. Résultat : un bon album sans grandes surprises. Les titres s’enchainent tranquillement et au bout des quarante minutes on reste un peu sur notre faim, car malheureusement seules quelques compositions nous ont donné satisfaction. Les meilleurs moments sont sans aucun doute les titres les plus rock, les excellents « Burning » et « Inflation ». De bons moments, toutefois d’une certaine irrégularité. Cela varie du très bon au franchement ennuyeux. La musique des Berlinois tourne toujours sur un même schéma, usé jusqu’à l’écorce, tantôt dansant, tantôt langoureux, tantôt aérien. On pourrait penser en vrac à Phoenix, The Cure, mais en nettement moins personnel. Les titres, tous très pop et faciles d’accès se laissent très facilement apprivoiser par l’auditeur. Mais comme souvent dans ce cas, pèchent par un certain manque d’audace.

Par conséquent, cet album nous déçoit un peu à cause du manque de prise de risque et de son homogénéité globale. Certains titres sont trop similaires. Mais ne le banissons pas pour autant, car Dreams n’est pas mauvais en soi! Il trouvera très certainement son public et ce serait une grande injustice de le laisser prendre le chemin de l’oubli.


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