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Buzzcocks

Flat-Pack Philosophy

Phonag


Qui a dit que le punk était mort avec Sid Vicious ? Buzzcocks fête cette année ces trente ans d’existence. En effet, en janvier 1976 Peter Shelley et Howard Devoto fondent à Manchester ce groupe devenu mythique. Ils n’ont pas eu autant de succès que les Clash, Ramones et autres Sex Pistols, mais peuvent se vanter d’être toujours présent trente ans plus tard et d’avoir influencé bons nombres de groupes de punk-rock actuels. Bon, il y a une séparation entre 1980 et 1990 et au XXIe siècle la punk attitude est nettement plus modérée. Ils ont d’ailleurs toujours eu l’étiquette de punk mélodique avec des guitares assez lourdes, une batterie binaire et des chœurs qui reprennent les refrains.

Flat-Pack Philosophy n’a rien d’un disque légendaire. Les puristes vous diront même qu’il n’y a qu’un seul véritable album des Buzzcocks: Another Music in a Different Kitchen sorti en 1978. Quoi qu’il en soit, ce dernier opus existe bien et n’est pas déplaisant du tout.
Il commence précisément par le titre "Flat-Pack Philosophy" qui donne le ton. Gros riffs d’entrée de jeu, rythme soutenu, voix légèrement criarde qui sonne punky et finalement les chœurs qui donne de l’ampleur au morceau. "Wish I Never Loved You" enchaîne parfaitement, mais avec des chorus presque pompant après plusieurs écoutes. "Sell You Everything" ne baisse toujours pas de tempo et les mélodies risquent même de vous rester en tête toute la journée si vous écoutez ce titre au petit matin devant votre bol de cacao ou votre tasse de café. "Reconciliation" et "I Don’t Exist" sonnent un peu plus léger, les guitares sont un peu moins rapides, mais l’esprit du punk rock anglais n’en n’est pas moins négligé. "God, What Have I Done" est par contre un peu négligé dans sa conception. Un riff répétitif, lourdaud, sans vraiment de saveur… Heureusement qu’il y a "Dreamin’" quelques plages plus loin qui nous redonne le sourire et la bonne humeur. Un titre simple, soutenu, sans prétention, mais qui dégage une belle énergie entre punk et rock. "Look At You Now" n’est pas trop mal non plus et finalement l’album se termine par "Between Heaven And Hell" qui clôt parfaitement ces 36 minutes et 36 secondes de punk mélodique.
Au bout du compte, on remarque que ce disque se finit comme il a commencé. Car il faut admettre qu’il n’y a pas beaucoup d’originalités et de surprises au long de l’album. Les titres se ressemblent passablement, le rythme varie peu, idem pour le chant et les grattes. Il en émane par contre une énergie digne des grands noms du punk rock actuel. Il est aussi évident que Buzzcocks ne veut pas faire du commercial et préfère garder son identité punk plutôt comme les Ramones que comme Green Day.

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