lundi , 24 septembre 2018
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soften

just like lonesome jim

Saïko


Du bon rock 100% made in Switzerland ça existe. La preuve une fois de plus avec soften, un groupe qui sévit actuellement sur la Riviera.

Parler d’un groupe est sans doute erroné étant donné qu’il ne s’agit que d’une personne: Nils Aellen. Il enregistre la voix, rajoute la guitare et les claviers et le tour est joué grâce à un peu d’informatique. Dis comme cela, la chose a l’air enfantine. Rassurez-vous ce n’est qu’une impression. Loin d’être simple, just like lonesome jim est extrêmement complexe. Si vous pensiez que le rock se limitait aux groupes qui rendent les voisins agressifs passé 21 heures, courez acheter ce disque. soften nous offre un rock mélancolique, mélange de douceur, de légèreté et de délicatesse. Les mélodies splendides, toujours très calmes, qui ne basculent jamais dans l’ennui. Tout est question de dosage et Nils a trouvé le bon.
De “invisible fences“ à “spleeny“ en passant par “switch“, “melt“, “stardust“ et toutes les autres, il est quasiment impossible de préférer un morceau à un autre. C’est l’album dans son ensemble que l’on aime. Soften n’est pas un incontournable, mais pourrait bien le devenir d’ici quelques années s’il continue sur sa lancée.
Une chose étonnante est l’absence de majuscules. Que ce soit les titres de chansons, celui de l’album et même le nom du groupe, tout est en minuscules. La pochette est elle aussi une réussite. Sobre et expressive à la fois. Une seule chose agaçante, mais sans doute  délibérée, le CD est rouge, vous aurez éternellement l’impression de l’avoir rangé dans la mauvaise boîte.

Cuvée jeune, “just like lonesome jim“ aura un goût de grand cru aux oreilles des connaisseurs et amateurs d’un rock un peu plus calme que de coutume.

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