vendredi , 21 septembre 2018
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Gampel 2006 | Vendredi

Gampel, ma muse...


Sous un soleil de plomb, les festivaliers débarquent avec leurs tentes, sacs de couchages et victuailles, prêts à mettre l’ambiance dans cette petite vallée si calme d’ordinaire. En réponse à cette motivation, les programmateurs du festival n’ont pas fait les choses à moitié. L’après-midi commence au son de Redwood, groupe zurichois, mené par la chanteuse Lesley Meguid, dont la voix sensuelle et puissante, mélangée aux guitares rock de ses acolytes, n’a rien à envier à Alanis Morissette ou autre Sherley Manson.

 Plus tard, à l’heure de l’apéro, le glamour de Lesley cède la place à l’attitude rustre à souhait de Pennywise, les quarantenaires ont aligné gros sons et vieux tubes, entrecoupés de phrases choc genre «I LOVE BEEEERRRRR!!» et de gros rots adressés au public. Les fans, jeunes et moins jeunes, ont apprécié ce retour au source punk, tandis que les novices se dépêchaient de fuir pour rejoindre la deuxième scène devant laquelle s’amassaient déjà des jeunes amateurs de pop-rock, attendant sagement l’entrée en scène de Nada Surf. Le concert débute avec une reprise de The Who. Le ton est donné, ce concert sera rock’n’roll !! Nos trois compères ont su apporter un peu de douceur dans ce monde de brut avec leurs mélodies rythmées, nous invitant à faire la fête sur leur tube du moment «Blankest Year» ou bien reprenant leur ancien fardeau «Popular» pour la grande joie des fans de la première heure. Le concert se poursuit avec d’autres morceaux , tel «What is your secret» ou encore «Inside of Love». Malgré la longue tournée européenne, le groupe a du plaisir à se produire et cela se ressent dans le public : une ambiance peace and love envahit le chapiteau. Encore un peu et on aurait envie de prendre notre voisin dans nos bras.

Puis, la nuit tombe sur la vallée, la température chute mais l’ambiance grimpe de quelques degrés à l’approche de l’heure fatidique… En effet, le concert le plus attendu du festival ne va pas tarder à commencer. Il s’agit bien entendu de Muse. Sur la grande scène, les techniciens s’affèrent. Peu à peu, le décor se dévoile. De grands tubes argentés surplombent les instruments. Dans le public, la frénésie atteint son comble aux premiers accords de Matthew Bellamy et comparses. Fidèle à lui-même, le groupe anglais nous a offert une magnifique rétrospective de ses plus beaux morceaux. De "Hullabaloo" à "Black holes and Revelations", en passant par "Hysteria".

Une fois de plus c’est un sans faute pour les protégés de Madonna. Un son impeccable s’échappe des guitares électriques et des synthétiseurs. Les basses, assez fortes, retentissent dans notre corps, au rythme des battements de notre cœur. Muse a hypnotisé son audience avec brio. Seul bémol, le manque d’interaction verbale entre le groupe et le public. Mis à part les timides remerciements lancés entre deux chansons, aucun des trois musiciens n’a adressé la parole au public. Les mauvaises langues diront qu’il s’agit de prétention. D’autres y verront quelque chose de plus artistique. En effet, au théâtre comme à l’opéra, les comédiens et chanteurs ne s’adressent pas non plus au public entre deux actes. Il n’y a pas pour autant manque d’interaction. C’est la mission de la musique que de nouer des liens. Dans ce cas, la mission fut un véritable succès et c’est sur un sentiment de bonheur et de quiétude que le festivalier fera la fête jusqu’au bout de la nuit, se demandant ce que la journée du samedi lui réserve.

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