mercredi , 19 septembre 2018
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Paléo 2006 | Dimanche

Last but not least


Pour son dernier jour, le festival Nyonnais ouvre sa journée avec les Genevois Stevans. Extrêmement prometteur, le groupe n’en est pas à son coup d’essai. Pour sa deuxième prestation au Paléo Festival, c’est une formation confiante, mature et pleine d’assurance que nous retrouvons sous la scène du Club Tent. Les fans sont au rendez-vous, nombreux. La prestation est puissante et séduisante à la fois. Les filles hurlent. Stevans pose des jalons, prépare le terrain. En effet, la sortie de leur album est prévue pour septembre 2006. Il est clair qu’avec des titres comme le fantastique «Emotional Cash», l’avenir peut sembler radieux. Les influences sont clairement du côté britpop des années nonantes, Oasis en tête. Des titres comme «Rocky Drunky Pervert» ou «Monday’s Wedding» viennent affermir encore ce sentiment. Polyvalent, Stevans savent jongler entre les atmosphères et les émotions. De morceau très pop à des slows empreints de douce nostalgie, de sentiments joyeux à une triste mélancolie, le public est convaincu et ne s’en lasse pas. Un concert d’excellente augure pour un dimanche qui s’annonce musicalement radieux.


Le rendez-vous suivant est fixé sous le Chapiteau, avec Joseph Arthur. Le guitar hero n’attend pas que l’hôtesse à l’inamovible sourire colgate et aux textes machinalement débités ne finisse son discours de présentation parfaitement mémorisé pour faire son entrée en scène. Costume blanc, lunettes de soleil noires, seul avec sa guitare et son peu de matériel technique, Joseph Arthur réussit à réunir de nouveau fans sous son songwriting qui caresse et qui blesse. Maître de lui-même, communicatif, d’une grande gentillesse, il charme et séduit. Sa musique, adulée outre-Atlantique, ne laisse personne de marbre. Ce sont les morceaux de son album Come where I’m From, considéré le meilleur, qui dominent le concert. Seul sur scène, le maître joue avec ses pédales, son harmonica, sa guitare. Sa voix, incroyablement modulable, accroche le spectateur et le tient en haleine, le rendant incapable d’effectuer le moindre mouvement d’éloignement. L’homme est lumineux. Personne ne quitte le Chapiteau, Joseph Arthur transcende. Tant pis pour Raphael.

Après un feu d’artifice digne de sa réputation, les festivaliers se massent à l’avant de la Grande Scène pour admirer Indochine, à qui revient l’honneur de clore cette trente-et-unième édition du festival. Après un début de concert assez houleux, marqué par une coupure de courant, Nicolas Sirkis et ses musiciens parviennent à atteindre un rythme de croisière tout à fait convenable. Entre projections vidéos et sombre jeu de scène, le tout accentué par le charisme naturel de son leader, Indochine semble ne pas avoir pris une ride. Un concert efficace qui a satisfait bon nombre de personnes présentes. Assez convenu tout de même, la performance aura tout de même poussé quelques poignées d’irréductibles vers le concert de Kill The Young (cf. chronique de samedi) sous le Chapiteau ou vers le set de DJ Zebra (cf. chronique de samedi) sous le Club Tent. Et heureusement ! Car c’est là que l’ambiance battait son plein. Loin des vieilles gloires qui ne connaissent plus de remise en question, les plus jeunes donnaient tout pour conquérir un public qui ne les connaissait pas. Le feu, la passion, l’électricité motivaient ces artistes que rien ne semblait pouvoir arrêter. La relève est ici, merci à l’organisation de leur avoir donné l’opportunité de séduire et de convaincre, à côté d’un dinosaure comme Indochine.

Encore une fois, le Paléo Festival nous a offert une programmation rock de qualité bien supérieure à la moyenne, entre découvertes et valeurs sûres. La combinaison était gagnante sur tous les plans. Merci encore et à l’année prochaine !

Photos ©Paléo Festival

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