lundi , 24 septembre 2018
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Paléo 2006 | Jeudi

À l'attaque!


Encore une journée chaude à venir, au propre comme au figuré, qui va mettre notre organisme à l’épreuve.
Une heure avant son concert, Goran Bregovic donne une conférence de presse. Il nous parle de sa prestation de ce soir où il apparaîtra avec «seulement» 13 musiciens / chanteurs sur scène. Cet artiste des Balkans est entouré de son orchestre des mariages et enterrements, comme il l’appelle. Cette «petite» formation lui permet plus de liberté et d’improvisation. Questionné sur son style musical toujours classique, Goran répond du tac au tac qu’il n’est pas Peter Gabriel … «Je ne pique pas les styles». Cependant, pour lui, être artiste est un métier de voleur car chacun emprunte une partie de la culture commune pour accomplir son oeuvre. Enfin, pour terminer, Goran nous dit que le monde est beau. Il ne faut pas se fier aux stéréotypes. Une belle phrase qui colle parfaitement au personnage. Le concert qui s’ensuit est très festif. Il tient parfaitement son rôle d’ouvreur de luxe.

Plus tard, Da Silva entre dans un Club Tent plein à craquer. Le petit chapiteau ne peut contenir tous les fans de cet artiste français. La sortie de son album dont provient le tube «l’indécision» a propulsé Da Silva au statut de valeur montante de la chanson française. Le concert est énergique, mais il est impossible d’en dire plus car la scène est totalement inaccessible.
Quelques rafraîchissements plus tard, la déception fait place à l’excitation en attendant Louise Attaque. Après de nombreuses années d’absence le groupe revient avec un nouvel album, A plus tard Crocodile. C’est à 21h15 que Louise Attaque entre en scène. Visiblement content d’avoir passé trois jours en Suisse, le groupe promet de jouer un panaché entre anciens et nouveaux titres. Chose promise, chose due, Gaëtan Roussel donne de la voix sur «Si c’était hier», «Depuis toujours» ou «Shibuya Station». Mais ce que le public attendait, ce sont les vieux tubes que chacun garde en mémoire. Et lorsque Gaëtan gratte les premières notes de «J’t’emmène au vent» l’audience exulte, chantant d’une seule voix. L’accompagnement au violon donne toute sa force à ces titres. Par la suite, les tubes vont s’enchaîner, «Les nuits parisiennes», «Léa», «Fatigante» et «Toute cette histoire». Les quatre français ont confirmé toutes les attentes des fans. Du grand spectacle.

Quelques mètres plus loin commene le concert des Kooks, jeune groupe britannique. Porté par la vague des nouveaux groupes anglais, à l’image des Arctic Monkeys ou Kaiser Chiefs, les Kooks donnent dans le rock. Le single «You don’t love me» a justement déjà été repéré par Couleur 3. Le chanteur, Luke Pritchard, looké à la façon de Julian Casablancas (The Strokes) donne tout ce qu’il a sur cette petite scène. A coup sûr, Paléo nous gratifie d’une bonne découverte. En espérant que cette jeune formation aura encore suffisamment d’énergie pour admirer leurs aînés qui se produiront sur la grande scène.

C’est à minuit que les choses sérieuses commencent. En effet, c’est à cette heure tardive que les légendaires The Who doivent entrer en scène. Beaucoup sont venus pour admirer ce mythique groupe anglais. Mais le doute subsiste, est-ce que ces «vieux» allaient pouvoir nous fournir une bonne prestation? Après le flop des Pixies mardi soir, rien ne semblait impossible. Cependant, à 0h02, Pete Townshend, guitariste légendaire, balaie d’un coup nos pensées négatives lorsqu’il griffe sa Stratocaster. Sautillant, traversant sa partie de scène de long en large et communiquant avec le public, Pete montra à tous que les Who étaient toujours là. Le chanteur Roger Daltrey met un peu plus de temps à entrer dans son concert. Mais quelques titres suffisent pour le voir jouer avec son micro, à l’image d’un cow-boy avec son lasso, le faisant tournoyer autour de lui. Bien sûr le groupe joue tous ses grands tubes mais y injecte une grande dose d’adrénaline. C’est Zak Starkey qui dirige la section rythmique derrière sa batterie. Ce musicien de talent n’est autre que le fils de Richard Starkey. Ce nom ne vous dit peut-être rien mais vous le connaissez sous le pseudonyme de Ringo Starr, batteur du Fab Four de Liverpool. Ce fils de Beatle est désormais un membre à part entière des Who. Ce privilège ne l’a pas empêché d’assurer un album et une tournée mondiale avec Oasis. Revenons maintenant sur le concert. Chaque titre joué est un tube planétaire. Pete Townshend annonce tout de même un nouveau titre du prochain album qui paraîtra en octobre. Pour n’en citer que quelques-uns, «I can’t explain», «Anyway, anyhow, anywhere», “My Generation” ou “Substitute” électrisent la foule. Pete nous gratifie de ses moulins (mouvements circulaires pour gratter les cordes à l’image du moulin à vent) sur bon nombre de titres. Voici enfin de véritables Lords of Rock, le duo Roger DaltreyPete Townshead va rester dans les mémoires du Rock’n’Roll. Merci messieurs pour ce fantastique spectacle.

Que reste-t-il après tout ça ? Vient l’heure des Wampas, groupe punk français emmené par le charismatique Didier Wampas. Moulé dans son pantalon panthère, le rocker, comme à son habitude, donne tout sur scène. Avec plus de vingt ans de carrière, le groupe est resté rebelle. A l’image du dernier single «Chirac en prison» boycotté par les radios françaises. Emmené par un chanteur déjanté et un volume sonore assourdissant, le show maintient le public en haleine. Didier est même porté par la foule. Durant l’après-midi, Didier Wampas nous a accordé une interview, durant laquelle il s’exprime sur sa carrière, le single «Chirac en prison» et «Tour de France». Vous pourrez lire prochainement les meilleurs moments de cet entretien.

A demain pour de nouvelles aventures rock’n’rolliennes.

Une sélection Lords of Rock:

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