mercredi , 19 septembre 2018
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Berles Rock Festival

Dansons dans les vignes


Malheur à ceux qui ont pris ce titre pour réducteur. Bien sûr, tout a commencé par une fête d’anniversaire il y a quatre ans. Concerts de potes dans un jardin privé, bonne ambiance et tout le tremblement. Si bien que, lorsqu’on est une horde de vingt jeunes dont l’âge tourne autour des 20 ans et qu’on n’est pas à une fiesta près, on ne s’arrête pas en si bon chemin et on décide de remettre ça chaque année.

«Il en faut peu pour être heureux, oui vraiment peu pour être heureux» chantait Baloo dans le Livre de la Jungle. L’équipe du Berles Rock devait aussi siffloter cet air gai en montant la scène et les stands, car la simplicité et le sens du cool leur remplit les veines: pourquoi s’énerver avec un paysan à qui l’on squatte le champ pour l’occasion alors que le jardin familial se prête parfaitement à la chose ? Pourquoi se saigner à trouver des mécènes ou des sponsors alors que le petit bénéfice des deux dernières années accumulées permet d’inviter par exemple Honey For Petzi – groupe régional, certes, mais fort apprécié de la majorité.

Alors c’est dans cette ambiance bon enfant et au milieu des vignes, teintées de lumières de spots rouges et bleus leur donnant un air de science-fiction, que défilent Flyet Picking, en guise de tour de chauffe, Trafalgar et Joe Boehler – peintre inspiré durant le concert du groupe – inventant un style baptisé art-blues performance, à la manière de Noï dans le temps. La nuit tombe, la bière coule, Torpille joue, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Alors c’est au tour de Honey For Petzi, qui ouvre avec du post-rock entièrement joué aux claviers / batterie et particulièrement réussi. On déchante quand-même un peu à l’écoute de leurs morceaux guitare-basse-batterie sans fil rouge conducteur : j’ai nommé le chant. Nonobstant ce détail, ils donnent ce qu’ils ont dans les tripes et la foule répond. On n’aura droit en tout qu’à deux morceaux genre nouvelle-vague, comme le premier titre.

Comme nos hanches sont chaudes, on fait monter Datura’s Sunday Walk, mélange rock, grunge, un peu métal. Torse nu ou chapeau vissé sur la tête, ça bouge – légèrement moins toutefois qu’aux Fêtes de la Musique de Nyon, où le groupe a eu la malchance de se prendre un orage dans la face.

Impression générale ? «Tout roule» lance Mathias, l’un des organisateurs. À Denens, la vita è bella. À bon entendeur…

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