dimanche , 18 novembre 2018
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Tom Morello: The Nightwatchman

The Fabled City

Sony BMG


Bien loin musicalement d’Audioslave et de Rage Against The Machine, Tom Morello revient au devant de la scène avec son deuxième album solo. Dans un registre folk rock, le charismatique guitariste propose un univers inattendu mais loin d’être inintéressant. Inattendu certes, mais l’ami Tom nous avait déjà bluffé l’année dernière
avec One Man Revolution. Il avait d’ailleurs trompé pas mal de monde en utilisant son pseudo « The Nightwatchman » pour jouer dans de petits clubs et dans des cafés. Le voilà donc de retour dans le protest song acoustique.

La voix très basse de Tom commence sur le titre éponyme de l’album. Quelques accords assez basiques sur la gratte acoustique pour se mettre dans le bain. Une bonne entrée en matière. On ne reste pas longtemps dans ce bain folk puisque le titre suivant  "Whatever It Takes", premier single de l’album, est nettement plus rock et rappelle par moment le Tom Morello d’Audioslave ou de RATM.

Ce registre folk doit naturellement surprendre les fans de RATM qui attendent et espèrent un nouvel album. Il est vrai que les concerts ponctuels du groupe laissaient  peut-être présager une réelle reformation et de nouveaux albums. En attendant, on peut patienter avec  un Tom Morello à la guitare acoustique qui démontre une facette plus introspective de sa personne. On trouve de très bons titres calmes et entraînant à la fois où quelques accords suffisent à nous montrer la classe du bonhomme comme par exemple "The King Of Hell" , "The Lights Are On In Spidertown". Il y a aussi les titres très très calmes, voire mélancoliques qui plombent un peu l’ambiance ("Midnight In The City Of Destruction", "Rise To Power ") mais qui sont débordants de sensibilité et d’émotion. On retrouve aussi les racines irlandaises du côté de la maman dans le morceau "Saint Isabelle". Une légère odeur de Guinness, un soupçon de Pogues et une envie de danser caractérisent ce titre. Il y a enfin les deux duos. "Lazarus On Down" avec Serj Tankian de System Of A Down et “The Iron Wheel” avec Shooter Jennings. Au final on n’entend pas beaucoup Serj Tankian. C’est un peu dommage, le chanteur se contente de faire quelques backing vocals. Shooter Jennings est un peu plus présent pour un titre forcément un peu plus country. On se doit de citer Brendan O’Brien qui est derrière les manettes. Producteur entre autre de Pearl Jam, Audioslave, RATM, AC/DC 2008…

Les fans de RATM ouverts d’esprit auront sans doute du plaisir à découvrir The Nightwatchman dans ses œuvres. S’ils veulent plus de punch et de rythme, il y a toujours Zach et son nouveau projet qui sont aussi d’actualité.


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