mardi , 25 septembre 2018
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The Dandy Warhols

...Earth To The Dandy Warhols...

World's Fair


Ah ! les Dandy Warhols, leurs albums se succèdent sans se ressembler, leur son évolue, se transforme. Les seules constantes sont 1- le psychédélisme, qu’ils réinventent à chaque fois, et 2- la surprise de l’auditeur quand il découvre ce qu’ils en ont fait. Traîtres à la scène alternative psychédélique américaine pour certains – ils auraient vendu leur âme au dieu Argent en signant avec une Major –, malins opportunistes pour les autres, ils se défendent cependant d’être des vendus : comme le Brian Jonestown Massacre, ils représentent un paradigme de cette scène, mais, plus consensuels, les Dandy coopèrent. Ou plutôt ils profitent, pas besoin d’être un génie pour comprendre que l’argent n’est pas dans les bars miteux et l’auto-production. Amen.

Mais parlons actualité : leur sixième album,  …Earth To The Dandy Warhols... La galette décolle comme une fusée, brouhaha et sans avoir le temps de dire «Portland» on est dans les étoiles. A ce propos, la pochette est on ne peut plus explicite, on est parti pour un voyage d’une grosse heure dans l’espace. Autant le dire maintenant il faut aborder ce dernier-né comme un concept album : Ziggy Stardust. Avec ces deux mots vous pouvez comprendre l’atmosphère de ce trip. Prenons la première piste, des cloches. Des cloches ! L’album entier donne une impression aérienne, même la troisième piste, “Welcome To The Third-World“, où le funk fait son apparition. Car la formule magique est éprouvée : écho et réverb’, forcément.

Mais alors qu’est-ce qui change, vous demandez-vous. La réverb’ est là, quelques morceaux plus lents d’un côté – “Wasp In The Lotus “ par exemple –plus rapide de l’autre – à l’instar de “Mis Amigos“ –, tous les ingrédients d’un album classique des Dandy. En un mot : sophistication. Production très propre mais pas trop et une guitare dédiée aux nappes d’effet, plus douce qu’auparavant. En gros on s’éloigne un peu du côté débraillé des autres albums, depuis Thirteen Tales From Urban Bohemia  qui d’ailleurs porte bien son nom. De la bohème urbaine à la sophistication cosmique. Au final, influence new-yorkaise renouvelée, du psychédélisme du Velvet à la disco-pop des Rapture (si si), influence bowienne affirmée, et là vous l’avez votre nouveauté, pas exceptionnelle, mais du Dandy tout craché. CQFD.


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