mercredi , 21 novembre 2018
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Dadizdé

Dadizdé


Dadizdé, pouvez-vous en quelques mots présenter votre groupe à nos lecteurs qui ne vous connaissent pas?
Vivian: Notre groupe c’est une rencontre entre deux papas, un accident de poussette entre nos deux enfants, nos deux femmes et nous deux. Au début, on allait boire des bières ensemble une fois par semaine et on s’est dit qu’on pouvait faire quelque chose d’un peu constructif avant d’aller boire des bières et on s’est dit qu’on allait faire des chansons. Voilà, c’est ça les Dadizdé.

Quelles sont vos influences musicales? Vos groupes phares?
Vivian: Il y en a plein. Feist, Camille, Emily Loizeau, Renaud pour les textes.
David: Les Pixies et Jimi Hendrix pour la musique.
Vivian: Et puis M, parce qu’on aimerait bien être des showman comme lui.

Comment définiriez-vous votre style musical?
David: On a un  style?
Vivian: Chanson-rock-électro-papa

Comment êtes-vous tombé dans la musique ? Vous étiez déjà dans la musique avant votre rencontre ?
David: Moi j’avais un groupe de rock noise dans les années 90 à Lausanne avec les Champignons, mais sinon ça fait depuis l’âge de 15 ans que je joue dans des groupes.
Vivian: Moi dès l’âge de 3-4 ans j’allais au Paléo sur les épaules de mon père pour voir des concerts et je m’endormais après deux chansons tellement c’était tard. La musique a toujours été quelque chose de familiale, on en écoutait vraiment tout le temps.
David: Et tu as fais du Hip hop !
Vivian: Et j’ai fais du Hip hop! Dans une cave à l’Alcazar de Territet près de Montreux. On a même fait deux concerts, c’était pas grandiloquent, mais voilà. Et après j’ai commencé à jouer de la guitare. Mon prof me disait toujours « Il faut que tu rencontres un mec avec qui tu fais des morceaux et que tu les joues sur scène, c’est comme ça que tu apprendras à faire de la guitare » et j’ai trouvé David!

Votre chanson « Fliquette » est assez méchante, vous avez eu des problèmes avec la police par le passé pour écrire de telles paroles?
David: Toi, tu prends beaucoup de buches !
Vivian: Je prends surtout 112 de tension dès que j’en croise une, c’est surtout ça mon plus gros problème avec les uniformes. J’ai écrit cette chanson parce que je ne comprends pas qu’on puisse se regarder dans la glace et faire un métier comme ça. C’est un peu le Miss Maggie de Renaud. Je n’en veux pas à tous les flic. Mais le boulot de pervenche, je ne comprends pas qu’on puisse se regarder le matin dans la glace et ensuite aller faire chier tout le monde. Je ne vois pas le but, à part celui de remplir les caisses de l’Etat. Je peux concevoir beaucoup de métiers, mais celui-là, j’ai vraiment de la peine, et qu’on ne vienne pas me dire que c’est des gens qui ne peuvent rien faire d’autre. Fliquette, je ne peux pas !
David: tu n’arrives pas te dire que c’est un mal nécessaire ?
Vivian: Non ! Il y a d’autre moyen que la répression. Et surtout à Lausanne ! En tant que commerçant, je le vois bien. Le mec qui vient décharger en face de ma boutique (Particules en Suspension, Marterey 4) il se gare mal durant trois minutes pour faire son boulot et hop il se ramasse une buche.

Au fait, Dadizdé, ça veut dire quoi?
David: Ce qu’il faut savoir c’est que nos deux femmes sont anglaises, c’est pour ça qu’on chante en français. Et en anglais, ça veut dire le jour du papa, le jour où le père s’occupe de ses enfants. Et l’idée c’est que notre «daddy’s day», c’est le jour où on répète, où on fait de la musique et où on va boire des binches.
Vivian: D’ailleurs la femme de David voulait qu’on appelle notre groupe « La Grande Entourloupe », j’ai jamais compris pourquoi…
David: Et on l’a écrit en vaudois.
Vivian: Avec un accent aigu pour que ça fasse plus joli.

Qu’est-ce qu’on peut vous souhaiter pour la suite?
David: Nous, ce qu’on souhaite c’est de pouvoir faire plein de dates, faire de la scène.
Vivian: On adore avoir le trac
David: La scène c’est la meilleure école de la vie. Quand on arrive à jouer pas trop mal et se faire plaisir sur scène, on passe vraiment des bons moments. C’est un peu comme le sportif qui fait son marathon et qui a son adrénaline.

Est-ce que Lausanne est une bonne source d’inspiration pour votre musique?
David: Inévitablement puisqu’on est lausannois.
Vivian: D’ailleurs, on a un morceau que l’on n’a pas encore joué sur scène qui s’appelle la promenade du Lausanne – Vennes

Est-ce que vous avez déjà un album?
David : On a enregistré une mini-démo qu’on essaie de produire plus ou moins, car ça coûte cher avec une maison de disque. Pour le moment les morceaux sont sur myspace (www.myspace.com/dadizde) et MX3 (www.mx3.ch/artist/dadizde). On va sortir prochainement un album, dans les mois qui suivent.
Vivian: On préfère s’acheter des nouvelles machines pour faire des nouveaux morceaux.
David: Vu qu’on est que deux, ont doit s’acheter plein de machines pour faire plein de boulot.
Vivian: Mais faut qu’on le fasse, on va le faire !
David: Ce n’est pas un but en soi de faire des cd, c’est plutôt de faire la scène.

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