vendredi , 6 décembre 2019
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Pully For Noise 08, vendredi

2e jour


À chacun sa soirée : entre la soirée pop intello de jeudi (Bang Gang, Mercury Rev) et la soirée rock grand public du samedi (Hush Puppies et Tricky), le vendredi n’avait pas à rougir avec une multitude de styles présents, entre électro cheap, folk splendide et hip-hop freak.
C’est sous une pluie torrentielle et avec un public pensant plus à s’en protéger sous les tentes, que les Lausannois de Guess What on ouvert les festivités de ce deuxième jour du For Noise! Quelques courageux, c’est-à-dire une quinzaine de personnes, se sont tous de même ruées devant la grande scène afin de danser au son pop rock du groupe! Le mauvais temps n’aura pas démotivé le quatuor, qui aura durant une heure fait vibrer leurs quelques fans ainsi que les autres, sous les tentes du bar. Après trois morceaux, les spectateurs décident finalement de faire trempette, attirés par l’énergie et la bonne humeur de Kristian Diem (aka Kreist)! Des titres très gais et entraînant pour ce temps triste! Ils garderont tout du long leur intensité malgré un public plutôt mou. Ce n’est malheureusement que sur la fin du concert que le soleil apparaît… probablement pour le très attendu Sébastien Tellier…

Chemise rose, veste satin rouge, pantalon blanc et Thunderbird sous le bras. Ce gars-là détonne. Il s’emploie à passer pour tout ce qu’il n’est pas. Le public s’interroge : Tellier débute avec Divine pour prouver que ce titre, ce n’est pas du pipeau, n’hésite pas à retourner sa Ritournelle pour effectuer un crochet direction le frigo une fois le couplet chanté, et entame un vol nuptial entre son futal et son micro sur l’instrumental Sexual Sportswear. L’œuvre est totale, le bonhomme est prodigieux. On se réjouit du prochain album, qui, après la famille, la politique et le sexe, devrait cette fois-ci porter vraisemblablement sur l’astrologie ou la chasse.

Dans un autre style, mais tout aussi précurseur, Stuart Price (Les Rythmes Digitales) emmène son trio Zoot Woman dans un style plus indie rock qu’électro clash. Living In Magazine ponctue parfaitement ce concert qui a réussi à tenir la foule en haleine. C’est toujours ça de pris car dans peu de temps Antipop Consortium et Birdy Nam Nam débarqueront. Dos tourné au public dans hip hop très abstract pour les premiers contre électro de clubbing à succès pour les seconds. Dans la foulée, on se dit que si les quatre Français lâchaient leurs platines pour des instruments, le succès serait amplement mérité et le projet bien plus pertinent. Car avant eux avaient sévi les Zürichois de Rizzoknor sur la scène de l’Abraxas, dans une formation classique. Leur live mené comme un dj set justement, oscillant entre minimale et post punk, ils ne s’affolent pas et créent la bonne surprise de la soirée. A suivre.


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