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Crystal Castles

Crystal Castles

Namskeio


Tiens, on se dit que peut-être l’été sera moins insupportable que d’habitude, qu’on a peut-être trouvé une voie médiane qui nous éviterait la mièvrerie abyssale qui accompagne d’ordinaire la belle saison. Qu’on a peut-être trouvé le disque idéal pour accompagner ces moments privilégiés ou la rancœur cède la place à une douce mélancolie pour finalement se dissoudre dans une béatitude consentie. Au début, les Crystal Castles ont fait peur. Leur single "Alice Practice", enregistré selon eux par hasard lors d’une repét’ – on les croit volontiers – laissait présager la sortie d’un disque de plus de pop désordonnée et gueularde à la Klaxons (dont ils partagent le label, d’ailleurs). Si le style est toutefois représenté ("Xxzxcuzx Me", "Love and Caring"), le reste de l’album prend plutôt des airs de bonbon acide-amer, une sorte d’Alca Seltzer pop-electro au goût fraise vanille un peu passé. Et on en reprend volontiers. Les Crystal Castles sont deux, Alice Glass prête sa voix et Ethan Kath bricole le reste en faisant entre autres un usage massif et irrévérencieux de samples de soundchip Atari. On pense au premier Hot Chip, quand les mélodies de Gameboy deviennent soudain «deep» et semblent exprimer avec une simplicité de gosse tout ce qu’on aurait toujours aimé dire ou voulu s’entendre dire. "Crimevawe" et "Magic Spells" sont de ces morceaux qui prennent par la main, tout simplement, et emmènent dans l’écoute d’un disque, comme ça, sans qu’on ne puisse rien y faire. L’ennui c’est que les Castles nous laissent progressivement tomber dès la moitié de l’album. Une fois l’effet initial dispersé, il ne nous reste pas grand chose à nous mettre sous la dent. Il y a bien d’autres petites perles comme "Courtship Dating" et plein de bons moments ("Knights"), mais la formule se rèpète, alors qu’on aimerait bien un peu plus d’audace, d’inventivité, ou de déconnade. Avec un arrière-goût de fraises tagada dans la bouche, et se sentant un peu laissé pour compte, on leur en voudrait presque, c’était tellement bien au début….


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