vendredi , 16 novembre 2018
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The Verve

Festineuch, 30.5.08


Qui aurait cru, l’an dernier encore, qu’on pourrait voir The Verve en concert en 2008? Pas nous. Il semblait que c’était bien fini. Mad Richard menait son bonhomme de chemin en sortant quelques mélodies de derrière les fagots une fois tous les deux ou trois ans. Quant aux autres, ils devaient soit avoir des projets parallèles potentiellement intéressants (sur lesquels toute la presse autre qu’anglaise ne s’étala point), soit ils se doraient la pilule (hum) quelque part vers Douvres grâce à tout le fric amassé avec Urban Hymns. Bref, qu’on se le dise tout de suite : ce soir on est là pour The Verve (et Boys Noize, mais c’est une autre histoire). Primo car nous n’avons que faire des Empyr et autres remplissages. Deuzio, il paraît qu’ils sortent un nouvel album en octobre (Love is Noise) et ça, mes petits crasseux, c’est la bonne nouvelle de l’année !
Richard Ashcroft déboule et sa silhouette de phasme avec une veste de cuir ressort derrière les lumières bleues. «This is Music» hurle-t-il! et voilà le morceau du même nom qui est donné en pâture au public. Ce sera le seul morceau de A Northern Soul qui sera interprété. Pas de «History», malheureusement. Il y en aura un également de A Storm In Heaven, plutôt long, ennuyeux, voire pinkfloydien. Tout le reste sera de Urban Hymns; tout y passe, «Sonnet» en deuxième position, «Rolling People» (incroyable), «Drugs Don’t Work» (à pleurer), «Lucky Man» (foule en délire) et caetera, bref, arrêtons de faire du mal aux absents. «Bittersweet Symphony», évidemment, provoque l’émeute. Une émeute joyeuse et positive, tous bras levés, la bière vole, le festivalier lambda hurle.
Par contre, deux nouveaux titres pointent le bout de leur nez. L’un, annoncé par le chanteur, est timide et a clairement été composé lors d’une jam session qui, osons les mots, ne les aura pas menés bien loin. L’autre est d’un tout autre calibre. Intitulé «Love is Noise», justement et en guise de finale, il aura mis tout le monde d’accord. Le genre de morceau qui vous reste dans la tête mais qui garde suffisamment sa part de mystère pour que vous ayez envie de le ré-écouter.
C’est ainsi que s’achève le concert des lads de Wigan. On ne saura pas trop s’ils veulent faire un rappel ou non, le Richard a disparu, le batteur ensuite, les deux autres sont employés à faire vibrer leurs cordes mais semblent attendre quelque chose… et finalement non ! Le tout n’aura duré qu’une heure et quinze minutes. Mais quel plaisir !

Photos ©Guillaume Perret pour Festineuch


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