jeudi , 20 septembre 2018
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Bauhaus

Go Away White

Phonag


Le désavantage d’un webzine d’actualité rock, c’est qu’il y a souvent trop peu d’actualités pour parler des bonnes vieilleries. Heureusement pour nous tous, les dieux du rock’n’roll et du c’était mieux avant ont entendu nos prières. Pour pallier à cet effet pervers, ils reforment certains groupes sortis du circuit en leur faisant miroiter pleins de pépettes comme au bon vieux temps. Vous vous demandez probablement quel rocker en fin de vie s’est récemment fait attraper par le fisc? Et bien cette fois, fisc ou pas fisc, il s’agit du groupe Bauhaus, piliers du rock gothique. Fondée en 1978 et dissoute au début des eighties, cette génialissime formation avait fourni une série puissante d’albums. Bauhaus, c’est un peu comme The Cure ou Joy Division, mais en mieux. Ils nous présentent aujourd’hui  leur nouveau et ultime album: Go Away White.
Il n’y a pas grand chose à dire sur l’album à proprement parler. Bouclé en dix-huit jours de studio, il est de qualité, mais sans les touches expérimentales ou gothique qu’on trouvait dans les opus précédents. Il commence même avec un morceau,  "Too much 21st Century", qui nous rappelle davantage la rythmique de "Ticket to ride" des Beatles que vraiment du punk. Ils enchaînent ensuite avec un "International Bullet Proof talent" avec ses refrains de guitare à la Cake: un peu glam au début, il devient plus sérieux par la suite. Efficace. On passe après à du vraiment ennuyeux, pour ne pas dire chiant, avec  "Endless Summer Of The Damned" à la Stooges. Et comme dans les albums précédents, il y a la minute berceuse avec "Saved". Mais le rendu reste bien en dessous du génial "Silent Edges" de l’album The Sky’s Gone Out ou de l’excellent "The Three Shadows" de l’album Mask de 1981 dans le même registre. En bref, ce n’est pas dans cet effort là qu’on peut espérer trouver un nouveau "Hollow Hills", "Bela Lugosi’s Dead" ou "Kick in the eye".
En résumé, on a là un album tout a fait dans le style des compositions précédentes.  Une valeur sûre avec, par contre, très peu de parties expérimentales comme à la belle époque. On reste un peu sur sa faim. Pas indispensable pour les fans non plus, à moins qu’on veuille vraiment sponsoriser la retraite de Peter Murphy, Daniel Ash, Kevin Haskins et David J. Mais ne perdons néanmoins pas de vue la principale qualité de cet album: faire découvrir un très très grand groupe à tous ceux qui n’avaient pas eu la chance de les connaître avant.


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