Signés sur Counter Records, un sous-label de Ninja Tune, The Death Set nous vient tout droit de Baltimore et nous livre un Worldwide terriblement encourageant. Electro-punk-pop-rock-garage pire que CSS et Peaches réunis, abrasif et nihiliste à souhait, par moment quasiment inaudible, c'est un immense plaisir que d'intégrer cet album dans sa collection.

The Death Set

Signés sur Counter Records, un sous-label de Ninja Tune, The Death Set nous vient tout droit de Baltimore et nous livre un Worldwide terriblement encourageant. Electro-punk-pop-rock-garage pire que CSS et Peaches réunis, abrasif et nihiliste à souhait, par moment quasiment inaudible, c’est un immense plaisir que d’intégrer cet album dans sa collection.
Dix-huit titres pour vingt-six minutes d’abandon total, de cris, de beats qui claquent et de guitare sur-usées. Johnny Siera et Beau Velasco, les fondateurs, ont décidé que Brooklyn n’était plus le ramassis d’artistes délétères et de musiciens méphitiques d’il y a vingt ans et se sont par conséquent exilés à Baltimore, où ils pouvaient permettre au public de profiter de leur non-art dans les divers entrepôts et autres terrains désaffectés.
Le groupe est centré autour des compétences techniques de leur batteur. N’entendez pas là la moindre allusion à une quelconque virtuosité. Il s’agit simplement de taper le plus rapidement possible sur de vieux fûts et le tour est joué, la base du morceau est posée. Pas de scène non plus pour The Death Set, mais des performances effectuées à même le sol, dans le public, histoire de raconter quelques blagues au pauvre type du premier rang et de se faire tabasser un peu aussi.
Le rock a évidemment besoin de telles formations. L’authentique nonchalance, la désinvolture sincère sont des qualités qui se perdent au profit de critères despotiques qui forcent la photogénie et les trois accords qui vont bien ensemble. The Death Set éjacule sur ces principes après leur avoir fait subir les pires sévices. Oh oui.

About Author

Check Also

Du live façon cachemire en boucle dans tes oreilles

Vous savez maintenant à quel point j’adore les concerts, je vous emmène avec moi vous …

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

fr_FRFrench