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The Kills

Midnight Boom

Domino - Musikvertrieb


Nos amis des Kills, les très glamour VV (alias Alison Mosshart) et Hotel (Jamie Hince) continuent leur petit bonhomme de chemin sur la planète rock et sortent de leur besace leur troisième album, Midnight Boom. Après les succès critiques et publics des précédents opus, Keep on Your Mean Side et surtout No Wow (2005),et un petit détour hype chez le styliste suédois J. Lindeberg en tant que mannequins, les apôtres du rock lo-fi tendance art-punk reviennent certes moins enragés, mais toujours aussi frais et brouillons avec un disque qui mélange rock minimaliste, electro, punk et garage-blues poisseux dans un joyeux foutoir décomplexé. Pourquoi faire pompeux quand on a une voix, une guitare et une boîtes à rythmes, et de même, que reste-t-il d’irréalisable (à cœur vaillant rien d’impossible)?
The Kills vont à l’essentiel: une ligne de basse vrombissante pour les intestins, une guitare incisive pour le cerveau, une voix racée, feulante et sexy pour le cœur, des rythmes assassins pour le foie.
Bref, la médecine purgative de choc administrée par le duo anglo-saxon est salutaire, rafraîchissante et très efficace! 
Avec une facilité déconcertante, VV et Hotel déploient leur talent et leur solide expérience pour nous emmener dans leurs rêves opiacés ou leurs divagations speed (les morceaux du disque ne dépassant généralement pas les trois minutes).
Leur musique saute allègrement sur les genres avec une certaine grâce mutine, The Kills n’hésitant pas à se jeter dans un surf-rock crasseux («M.E.X.I.C.O.C.U.») juste après une ballade lysergique («Black Balloon»), retrouvant parfois le souffle des compositions épiques d’une PJ Harvey (sur «U.R.A Fever» et «Last Day of Magic»), la rage incantatoire de Patti SmithHook and Line»), ou la féérique anarchie des compositions décousues des PixiesTape Song», «Last Day of Magic»). The Kills se sont parés d’un tube assuré sur ce Midnight Boom: le très rythmé Cheap and Cheerful, orienté électro new-yorkaise à la Le Tigre, ainsi que d’un petit chef-d’œuvre fantastique, Getting Down, avec sa rythmique fascinante, qui mixe branche de bambou fouettée et improbables bruits de bouche rigolos (!!).
Voilà un disque qui ne manquera pas d’être prescrit par les bons médecins aux neurasthéniques et autres fatigués pour l’arrivée du printemps!


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