mercredi , 14 novembre 2018
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Tremplin des Eurockéennes de Belfort

Les Docks, le 22 février 2008


Au vu de la farce que constituait la candidature de Rocobelly et du léger retrait de Lucky Joy, tout le monde s’attendait à un duel entre les jeunes Mondrians et le duo Love Motel. Avec un excellent "Dial Code USA" accrocheur à souhait et un certain opportunisme en surmode synthétique, ces derniers font office de favoris logiques. Forcément, les Mondrians, on leur reproche toutes les tares du mouvement parisien (Naast et consort). Avec beaucoup de mauvaise foi et autant de réductionnisme, dommage.

Sans trop s’en faire, ces érudits évitent le piège. Cela n’en a pas l’air comme ça, mais les Mondrians, c’est du solide en live. Le probable futur album devrait sacrer leur talent. La Suisse étant ce qu’elle est, rien ne se fait rapidement. Cette assurance scénique, ils l’ont acquise en surmontant des audiences improbables, en s’asphyxiant dans certaines caves, en affrontant des milliers de personnes (en première partie des Kooks ou des Datsuns).

Alors, quand Cédric entame "A Reason To Live" sur ses fûts, le public en prend pour son grade. Mais ce n’est pas tout. Préférant miser sur un répertoire large, les Montheysans envoient les Docks valdinguer. Et là, on se dit que les Mondrians méritent une certaine reconnaissance. Bien sûr, le NME a décrété que le revival rock 60’s était fini, bien sûr la Suisse romande préférera toujours se rouler des galoches sur Tafta: ici, on s’en moque éperdument. Belfort sera une nouvelle étape pour les Mondrians qui ne craignent ni la France (de nombreux allers-retours Monthey-Paris), ni l’Angleterre (de nombreux concerts à Londres figurent sur leurs agendas passés et futurs).

Vous l’aurez compris, le jury n’aura pu se départager. Love Motel et The Mondrians se retrouveront dans le païen festival français.


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