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Voodoo Hill

WATERFALL

HEAVY - Comment saurais-je vous parler de cette pépite ? VOODOO HILL, un groupe « satellite » de GLENN HUGHES, ex-chanteur de DEEP PURPLE et de BLACK SABBATH, et dernièrement membre du super groupe BLACK COUNTY COMMUNION avec JOE BONAMASSA et JASON BONHAM (Fils de l’illustre John Bonzo Bonham de Led Zeppelin). Bref, une tête d’affiche à lui seul en front man de ce groupe, tout de même emmené par un sombre guitariste Italien que nous ne sommes pas prêts d’oublier : DARIO MOLLO. Après un premier LP un peu passé inaperçus, ils reviennent avec ce WATERFALL très abouti et pleins de qualités !

Dès les premiers riffs, dès les premiers instants de voix de tête haute perchée, et dès les premières notes de solos tranchantes j’ai su que cet album était fait pour mes oreilles ! Un savant mélange de gros hard et de heavy métal à l’américaine avec quelques inspirations trash, tout ça au service de riffs bien lourds à vous faire secouer les neurones pendant quelques heures. GLENN HUGUES est clairement dans son élément sur ces morceaux qui laissent place à tout son talent vocal. Des hauteurs presque Glamm Rock sont atteintes, le tout sur des paroles vénères. A l’inverse le groupe prends aussi le temps de poser les ambiances ce qui permet à Glenn d’imposer son timbre unique avant de partir dans la puissance sur des power ballad très réussies dont le meilleur exemple est le titre éponyme à l’album : WATERFALL. Bref, une Ode métal qui rappel des grands moments emprunts de lyrisme et d’ « Epicness » à la OZZY OSBOURNE ou RONNIE JAMES DIO dans leurs périodes solo.

D’ailleurs, il est impossible de citer OZZY sans citer le grand RANDY RHOADS à la guitare. Les influences se ressentent largement et ce DARIO MOLLO à l’air plein de ressources tant il sait faire hurler sa guitare. Preuve en est dès le premier titre de l’album ALL THAT REMAINS, avec un fade in autour des harmoniques du manche de sa guitare qui laisse place au riff tranchant à la base de ce morceaux. Jusqu’à un premier solo largement explosif qui se passe de commentaires tant il entremêle techniques avancées et feeling destructeur. Même ressentis dès l’intro de WHITE FEATHER ou l’intro soliste à la guitare pose le groove lourd du morceau tout en nous envoyant au septième ciel à chaque Bend. Le morceau continue sa lente agonie jusqu’à un solo finale purement frénétique mais d’une classe sans égal. Glenn Jouis presque dans son micro comme dans EVIL THING, et Dario en profite pour sortir ses riffs les plus tranchants pour souligner la puissance des titres.

C’est un Roster Italien qui pose les fondations des rythmes développés dans cet album. Dario Patti à la basse et Riccardo Vruna à la batterie qui méritent à eux seuls qu’on ajoute un Bass Boost lors de l’écoute (ou d’utiliser un très bon casque, voir des enceintes de mastering) pour jouir pleinement de la qualité de cet album. D’ailleurs il ne faut pas hésiter à le souligner. Pour une fois qu’un album est si bien mixé ! Par de compression maximale sur les guitares, une brillance et une bonne présence pour chaque instrument, c’est très plaisant à écouter. Seule ombre au tableau, les riffs se font vraiment lourds et lent. Il en résulte un manque de rythme au bout de quelques morceaux. Alors qu’un énorme potentiel est présent, cet album manque d’une chose THE riff in your face absolument épique et cultissime qui inscrira VOODOO HILL aux cotés des dieux du style façons Deep Purple et leurs SMOKE ON THE WATER. Et ce sera mérité ! Ce sera pour le 3ème album on peut l’espérer !

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