vendredi , 16 novembre 2018
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Black Francis

93-03

Phonag


Frank Black et 93-03 sont deux notions étroitement liées à l’histoire des Pixies ( ‘Where’s my mind‘, ‘Monkey go to heaven‘, ‘Is she weird‘,…). Avec cet album rétrospective, Frank Black retrace les dix ans de sa carrière solo entre la séparation des Pixies et leur reformation en 2003. Plutôt prolifique si on compte le nombre d’albums et de collaborations, ‘Francis Black‘ a sorti deux fois plus d’albums pendant cette période que les Pixies pendant toute leur existence. Un album, Frank Black 93 -03, faisant le point sur cette carrière qui a souvent été mise en retrait par rapport aux Pixies: volontiers! Avec une partie d’enregistrements live en bonus: que oui!
On commence en 93 avec l’excellent ‘Los Angeles‘ et on continue un an plus tard ‘(I Want To Live On An) Abstract Plain‘, c’est un bon début. La suite s’enchaîne et se ressemble. Quelques morceaux telles que ‘Massif Centrale‘ et ‘Threshold Apprehension‘ (bonus caché de son dernier album) sortent du lot. On s’en rend compte assez vite, il y a un hic. Frank Black 93-03 n’est pas vraiment un best-of, c’est une étrange sélection de morceaux produits entre 1993 et 2003. Ou sont les ‘End of Miles‘, ‘The Man Who Was too Loud‘, ‘Dog Gone‘ ou l’excellent ‘Jet Black River‘? À la limite, on veut bien essayer de comprendre que l’indispensable ‘The Jacques Tati‘ soit absent pour son côté déjanté. Mais, ‘Dog in The Sand‘, ‘Heloise‘, ‘Everything is New‘ et les autres, où sont-ils? À la place, un ramassis répétitif et fatigant de faces B.
En ce qui concerne les morceaux live du deuxième disque, inutile de prolonger le suspens, ils ne valent pas mieux. On se retrouve à nouveau avec des faces B. Et de live, à part une qualité inférieure et des applaudissements passés au fade-out rien de bien excitant non plus. Pas de discours, pas de solo à rallonge, ni vraiment de
réarrangement, un disque qui risque de ne quitter sa pochette qu’une fois après l’achat. Et pourtant, c’est typiquement là qu’aurait pu se retrouver sa terrible reprise des Beach Boys: ‘Hang On To Your Ego‘. À la place, on récupère un ‘Remake/remodel‘ repris de Brian Ferry. Si on ajoute à ceci que ces versions live souffrent fortement si on les compare aux versions studio, dont la difficulté est souvent gommée.
Les tubes de Frank Black sont définitivement un must-have. Entraînants, bien construits, ils sont souvent nettement plus accessible que les production de son groupe, les Pixies. Par contre un pseudo best-of qui par son côté chronologique fait la part belle à des disques qui auraient mieux fait d’êtres oubliés au détriment d’autres: non. À l’ère du tout numérique achetable par partie, cette compilation chronologique et son disque live n’ont juste aucune raison d’être.


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