lundi , 24 septembre 2018
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Band of Horses

Cease to Begin

Irascible


Groupe formé en 2004, Band of Horses est dans la veine des groups indie américains, qu’on pourrait presque appeler traditionnels, maintenant. Proche de My Morning Jacket par la voix et le style, ou même au petit génie de l’emo: Bright Eyes. C’est un univers bien éloigné de nos bases européennes tout en restant dans un esprit assez proche. Le monde de Band of Horses est assez magique, dû à une utilisation fréquente de percussions calmes et douces. La voix de Ben Bridwell ajoute à l’enchantement. C’est un album assez réjouissant qui alterne de vraies plages de folk dans la plus pure coutume américaine de belles ballades indie. Les cordes sont utilisées avec brio et donnent au tout un ensemble pêchu qui ne manque pas de classe. Même si les musiques ne sont pas toujours des plus recherchées, on ne peut que s’incliner devant des arrangements impeccables qui confèrent une impression de maîtrise absolue de leurs créations.

"Ode to LCR", tout comme "Island on the Coast", et "Cigarettes, Wedding Band" offrent de belles guitares électriques comme on les aime, avec des rythmes pas toujours rapides, mais sacrément efficaces. Ça rappelle les grands classiques américains des années 70 et 80. "Is There a Ghost" qui ouvre l’album est assez unique, avec son atmosphère à la limite du réel, et son intro fantastique à laquelle succède une envolée de guitare et de batterie phénoménale, tout en conservant une ambiance borderline. "No One’s Gonna Love You" entre dans la catégorie des chansons du coin du feu, ainsi que "Detlef Schrempf", et sont d’un calme déconcertant après "Ode to LCR". On n’est pas loin de Death Cab For Cutie. Vient ensuite "General Specific", un grand moment de bonheur country folk et road trip, dont on saluera le contrôle parfait des instruments pour un beat mémorable par sa lenteur et malgré tout son dynamisme. "Marry Song" rejoint le style magique de "There a Ghost" avec un côté presque religieux. Là par contre, on tombe un peu dans le mélo. Enfin, "Window Blue", la dernière piste, laisse un goût de sérénité qui résume finalement bien tout l’album.

 
Si ce n’est pas forcément d’une grande originalité, ce second opus de Band Of Horses est une belle démonstration d’indie américain, chargé d’un héritage country. Bourré de charme. On en redemande.


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