dimanche , 18 novembre 2018
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The Lundegaards

Lundegaards über alles


J’ai vraiment l’impression d’avoir devant moi les Strokes à leurs débuts…
Mathieu: Nous ne sortons pas d’un pensionnat des bords du lac Léman. Nous avons fait nos études dans une école publique, à notre grand désespoir… Plaisanterie mise à part, tout cette hype des Strokes et du revival garage-rock, on l’a découverte vraiment sur le tard ! Personnellement j’ai découvert les Strokes à partir de leur troisième album. Après, j’ai appris à les apprécier. Maintenant, on a sûrement plus ou moins le même son, car les mêmes références.

D’où vous vient ce goût pour les classiques (MC5, Stooges, etc.) ? Comment êtes-vous tombés dedans?
Mathieu: C’est une sorte de cheminement… En fait on n’a pas eu la chance d’avoir des parents qui nous ont initiés aux classiques – BeatlesAbba compris (!!! – NdlR). Certains de nos parents écoutent Abba ou de la musique classique. Et c’est en fait des ados, qui étaient un peu plus âgés que nous, qui nous ont initié au punk. A partir de là, on est retourné aux racines du punk, la scène de Detroit donc, et ce jusqu’aux Rolling Stones etc. de plus en plus loin. Et une fois qu’on commence à faire des découvertes, on a toujours envie de creuser plus loin et même plus large! On s’est fait la main sur Back in the USA du MC5, dont on a repris tout l’album et voilà. Ça plante le décor non ?

Si vous deviez écrire un disque à Londres ou à New York, comment sonnerait-il ?
Julien: En La bémol (rires). Plus sérieusement, il sonnerait probablement comme notre EP. Aujourd’hui tout le monde dit «on veut faire du garage, tout en live, tout en une seule prise». Pourquoi pas, mais nous voulons la qualité, donc pour nous, et malgré notre son, l’utilisation de la technologie ne nous pose aucun problème. On a l’éthique du travail bien fait.
Mathieu: Le modèle que les groupes essaient de suivre est celui des Libertines. Ils sonnent super-live, brouillon, mais ça sonne. Mais je pense que c’est illusoire de se dire qu’ils l’ont fait en deux temps trois mouvements, ça devait être très, très réfléchi.
Julien: C’est comme un romancier, il ne va pas publier son premier jet, il va le travailler.

Sur scène, vous êtes les Lundegaards. Êtes-vous aussi glamours dans la vraie vie ?
Mathieu: Ce qui est sûr, c’est qu’on n’est pas des rebelles : on est tous étudiants.
Julien: On adore la société. On trouve que c’est vachement bien fait. Tout marche bien. Est-on glamour? Non, je crois pas. On est des types assez normaux. Et le rock est pour nous une fête de gamins, c’est sanguin, quoi. Et on s’amuse parce qu’on a les bières gratos.
Samuel: Mais c’est pas parce que tu écoutes du rock que tu dois être comme-ci, comme ça. Tu peux très bien être un trader la journée et écouter du rock le soir.
Mathieu: Je pense qu’il faut cultiver la contradiction. Il n’y a rien de pire que les gens qui sont conséquents avec eux-même. Genre les musiciens de reggae qui vivent toute la journée dans un alpage dans le haut-Valais à élever des brebis, je trouve ça pathétique.

Les groupes garage restent en général relativement confinés dans leur style. Comment vous voyez-vous lors de l’enregistrement de votre deuxième album ?
Mathieu : On va être le plus libre possible. Du moins essayer. On sera nous-même, sans se dire «Il faut que je fasse ci comme-ci, et ça comme-ça !»

Vous avez sûrement une anecdote de vieux rocker à nous raconter…
Mathieu: Ben hier… on a failli arriver sans matériel, vu que la vallée où se trouve notre local a été inondée, les pompiers sont intervenus, les pompiers ont porté nos guitares, nos amplis…
Julien: Et aussi au Bierhübeli à Berne. On était tellement saouls qu’on s’est fait sortir de notre propre concert.
Samuel: Et pour récupérer ton matériel, je t’explique pas la galère… Le mec de la sérurité ne nous laissait plus entrer dans la salle!!

www.myspace.com/thelundegaards

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