mercredi , 11 décembre 2019
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Rock Oz’Arènes, vendredi



En fin d’après-midi, une masse de festivaliers se baladent déjà à l’intérieur de l’enceinte, alors que les premiers concerts viennent à peine de débuter. L’ambiance est bon enfant. Peu à peu, le public se dirige vers les arènes pour aller écouter ceux qui vont ouvrir le bal sur la grande scène : Silverchair. Il fait encore jour, mais l’ambiance est déjà chaude face au groupe australien. Il est amusant de voir que presque à chaque morceau, le chanteur Daniel Jones change de guitare. Le groupe joue une majorité de morceaux de son dernier album, Young Modern, devant une foule conquise d’avance.
Pendant ce temps-là sur la petite scène du château, Phonique se donne à fond. Les quatre musiciens disparaissent parfois presque dans l’épaisseur des fumigènes, mais cela ne les déroute pas pour autant. Ils jouent et se laissent porter par l’atmosphère du moment.
La nuit est tombée lorsque Camp entre en scène. Ils sont à peu près seuls quand retentissent les premières notes. Mais au son de leur disco-electro-rock, les gens se mettent à affluer et s’agglutinent devant la scène. Le look du groupe est pour le moins surprenant, imper beige, pantalon moulant et lunette de pilote pour le chanteur et guitariste Dominic Suter; chemise blanche,  pantalon serré et petit foulard rouge pour le guitariste Raphael Rogenmoser. Les trois musiciens sont des showmen. Ils sont complètement survoltés et entraînent le public dans des rythmes complètements débridés, se relayant au synthé pour pimenter leurs morceaux de sons électroniques.
Mais l’heure du concert de la tête d’affiche de cette soirée approche. Les arènes sont bondées. Même les places numérotées, habituellement à moitié vide, sont remplies. La fosse, elle aussi, grouille. Tout à coup, les écrans s’allument. Un petit personnage qui tape sur un tam-tam apparaît. La foule, les yeux rivés sur la scène, attend fébrile l’entrée de Nicolas Sirkis. Celui-ci arrive finalement avec ses musiciens sous les applaudissements et les cris. Le show peut commencer. Et Indochine va être à la hauteur des attentes. Durant presque deux heures de concert, le groupe mythique va jouer aussi bien ses dernières compositions que des tubes qui ont plus de vingt ans. ”Alice et June”, ”Marilyn”, ”Pink Water”, le public est conquis. Il reprend avec Nicolas Sirkis le célèbre ”J’ai demandé à la lune” d’une seule voix. Et cela avec un tel enthousiasme que le chanteur, à la fin du morceau, recommence encore une fois et profite d’écouter le public lui chanter sa chanson. C’est l’euphorie. Le concert se poursuit toujours aussi fort, les gens sautent, tapent des mains, s’éclatent! Après une heure vingt, Indochine tire sa révérence, mais revient sous les applaudissements pour le rappel. Ils enchaînent ”le troisième sexe”, ”l’Aventurier” devant un public déchaîné. Le show se termine avec un Nicolas Sirkis à genoux, puis couché sur la scène, remerciant son public. Seule ombre à ce magnifique concert, le son qui n’était vraiment pas bon. Les basses écrasaient complètement la voix du chanteur. On n’entendait parfois presque pas la mélodie

Après ce feu d’artifice, quelques groupes se produisent encore sur les différentes scènes. Mauss sur la scène du casino et Kaolin sur la grande scène. Ce dernier est un peu déçu de devoir jouer à une heure aussi tardive. Mais Guillaume Cantillon, pour booster un peu l’ambiance, fait monter sur scène un membre du public et lui fait reprendre ”Partons vite”. Un bon moment de rigolade pour tous.
Cette soirée a sans aucun doute été un franc succès. Tout y était, la magie des arènes, un temps clément et d’excellents groupes de rock. On en redemande. Vivement l’an prochain!!!


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