vendredi , 16 novembre 2018
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Dinosaur Jr.

The Drummer speaks, for once.

Musikvertrieb


Comment se passe votre tournée actuelle?
Très bien, mais ce n’est pas vraiment une tournée, elle ne dure qu’une semaine, c’est pour promouvoir notre nouvel album. Plus tard peut-être en novembre, on sera de retour. Avant cela on doit tourner aux USA et en Australie, et à la fin de l’été on revient faire quelques festivals, comme le Reading, par exemple.

De qui se compose votre public, nostalgiques ou bien plutôt de jeunes?
Cela fait environ deux ans qu’on rejoue ensemble. Pour la majorité ce sont des jeunes entre 20 et 22 ans, qui nous ont découverts plus tard. Je trouve ça bien que ce soit des jeunes, parce que l’on ressent la même chose que lorsque nous étions nous-même jeunes. Mais quelques nostalgiques qui ont le même âge que nous sont toujours présents!

Quand avez-vous décidé de rejouer ensemble?
Jay voulait rééditer nos trois albums, à savoir Dinosaur, You’re Living All Over Me, et Bug. Au début, il n’était pas du tout question de rejouer ces morceaux, mais au fur et à mesure son manager, sa famille et ses amis lui ont dit de revenir avec nous, après tout ce temps. De fil en aiguilles, il a finalement accepté. J’ai reçu un appel de son manager, j’étais dans la maison de mes parents avec ma mère, il me demandait si je voulais rejouer de la batterie avec Jay et j’ai simplement dit : Ok.

Parle moi de la réaction votre public envers Beyond?
En général, les réactions des gens sont très bonnes, positives. Les nouvelles chansons ne sont pas totalement différentes des anciennes, il n’y a rien de choquant, nous n’avons pas pris de nouveau départ, elles se mélangent bien. C’est une sorte de continuité.

Comment est venue l’idée d’un nouvel album?
C’est une progression logique. Depuis deux ans environ, nous étions sur une bonne vague, qui continue. Donc l’idée est venue tout naturellement. La prochaine étape après la reformation était de faire un album, pour continuer à avancer. Chose faite maintenant avec Beyond.

Comment s’est déroulé l’enregistrement?
Pour cet album tout était différent. On l’a enregistré dans le studio de Jay, dans sa maison. On a pris beaucoup de temps, environ huit mois, alors que dans le passé on mettait entre trois semaines et un mois, pour une raison de coût on devait terminer l’enregistrement très rapidement. Pour cette fois, on enregistrait pendant un mois, puis on faisait des concerts ensuite de nouveau studio.

Lassés de cette étiquette Neil Young – Sonic Youth que l’on vous colle assez fréquemment?
Non pas du tout, mais pour moi question influences, ce serait plus Neil Young et Black Sabbath je pense. Dans le passé on était peut-être plus proche de Sonic Youth, mais actuellement nos influences sont plus rock, de grands groupes comme Led Zeppelin, Black Sabbath ou encore Deep Purple.

Tu ressens des différences entre aujourd’hui et l’explosion de ce qu’on appelle le grunge?
Je ne me sens pas différent de cette époque, je ressens ça comme une continuation. On continue notre chemin. C’est très similaire de ce qui se passait en 92 pour nous lorsque l’on a fait Lollapalooza, de grands festivals ou encore des passages télé. C’est plus ou moins la même chose maintenant en 2007.

Es-tu d’accord avec le fait de classifier Dinosaur Jr. comme étant un groupe de grunge?
Oui. Je pense que le grunge d’aujourd’hui est vraiment très différent qu’à l’époque. Je pense que nous le maintenons intact, on le préserve en le jouant sur scène. On a toujours des contacts avec des groupes grunge de cette époque. Lorsque l’on va à Seattle par exemple l’on croise des mecs de Mudhoney, on voit du monde de cette période pendant des concerts dans différentes villes.

Ça vous fait quoi ce statut de légende du rock indie?

On ne pense pas vraiment à ça. On ne pense pas à qui on influence, mais plus à ceux qui nous ont influencé, mais finalement cela ne nous préoccupe pas beaucoup. On se concentre plus sur notre musique et le fait d’exister en étant nous-même, ce qui est déjà une bonne chose.
   
La scène rock actuelle, t’en penses quoi?
Je sais pas trop. Il y a de bons groupes, mais je pense que là derrière il y a trop de business, le tout n’est pas assez garage, pas assez sincère. Lorsque l’on débutait, il n’y avait pas cet aspect business. On a tourné récemment avec un bon groupe au USA qui s’appelle Awesome Color. Il y a également  The Black Keys, excellent, qui font du rock bien bluesy. Je pense qu’actuellement tu dois beaucoup plus trier pour trouver un bon groupe, mais heureusement il y a toujours des bonnes choses qui sortent.

Quels sont vos projets futurs?
Le futur c’est maintenant . On vit au jour le jour, ce qui devra arriver, eh bien arrivera!

Pour conclure, j’ai vu que vous aviez joué ici même en 1991
Ouais, c’est marrant, on en parlait juste avant avec Jay. En fait, il existe trois Fribourg: un en Allemagne, un en France et un en Suisse. Notre chauffeur, à l’époque, s’était perdu et on a bougé jusqu’à Fribourg mais en France. On a réalisé que ce n’était pas la bonne ville. On est finalement arrivé à l’heure du souper, tout le monde nous attendait. On a du jouer très tard et partir direct pour le prochain concert, je ne me rappelle pas très bien, mais Jay se souvient très bien de notre passage en 1991.


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