vendredi , 21 septembre 2018
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Hellyeah

Hellyeah

SonyBMG


Ce disque est LE su-sucre metal des vieux métalleux, ceux qui avaient le bon goût d’aimer aussi le groove dans cette musique de brutes, et dont les chevaux de bataille à l’école obligatoire étaient des "Chaos A.D." ou des "Great Southern Trendkill". La plupart des membres de la rédaction ayant fait partie de la clique, on ne pouvait passer à côté !

Du feu partout, un sticker «Strong Language», des mecs au look traduisant leurs ambitions professionnelles, à savoir bûcheron ou conducteur de poids lourds ou, si la chance leur sourit, battre le fer dans un groupe de metal.
À y regarder de plus près, il semble qu’on reconnaisse le gars de gauche : oui, c’est bien lui ! Vinnie Paul, ex-batteur de feu Pantera! Il sera donc remonté sur scène après la mort de Dimebag Darrell, tué par balles sur scène en 2005. Nous reconnaissons également Bob Zilla, de Damageplan, ainsi que Chad Grey et Greg Tribbett de Mudvayne!!!

Ceux qui se sont reconnus plus haut piaffent déjà d’impatience : ils ont déjà envoyé le clip et veulent en savoir plus.
Alors voilà : c’est un excellent disque de metal comme on les aime ! Bien sûr, «Mouth for War», «Walk», «Cowboys From Hell», “5 Minutes Alone” et même tout le Far Beyond Driven sont entrés dans la légende et un album de Hellyeah qui tombe ainsi du ciel, ne peut détrôner les bruyants sudistes qu’étaient Pantera.
Il n’empêche que Chad Gray braille comme il faut, que Greg Tribbett et Tom Maxwell ne sont pas manchots sur leurs Gibson LesPaul accordées au moins 2 tons en-dessous du traditionnel Mi-La-Ré-Sol-Si-Mi avec des riffs sur deux notes qui doivent valoir de longues séances de headbanging à Dimebag, là-haut. Quant à Vinnie, il reste inchangé et c’est comme ça qu’on l’aime : la frappe claire, des roulements sur tous les toms à la fois, l’impression qu’un bulldozer défonce votre appartement dès qu’on dépasse le 2 sur le volume de la chaîne. Ainsi, «Nausea» reprend les choses là où Pantera les avait laissées sur «Living Through Me», «Hellyeah», en intro, ruinera n’importe quelle fête autre que pour metal freaks à laquelle vous vous rendrez et «Waging War» a des airs de «Fucking Hostile». Y a bon tout ça !

Quant aux paroles, entre des «Fuck the norm, I can’t understand», des philosophiques «You couldn’t be me even if you wanted to» (rappelons-le: ils viennent d’un endroit désert où la consanguinité est sûrement aigüe), des vilains “Can I get a goddamn? Goddamn!” et caetera, et caetera, Hellyeah s’en sort plutôt bien. Of course, quand on aime les têtes de mort avec des flammes et des serpents qui lui sortent des yeux, cela trahit un manque de goût esthétique. Malgré cela, et plutôt que de s’offusquer d’un titre flirtant avec le kitsch américain comme «Alcohaulin’ Ass», on leur pardonnera, car on sait que ces mecs sont attachés à leurs racines et sont aussi capables du meilleur. Et qu’ils sont dangereux.

Ressortez vos T-Shirts noirs délavés à tête de mort !


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