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Kaiser Chiefs Live

Olympia, Paris, 5 juin 2007


Olympia, salle myhtique de Bruno Coquatrix qui a vu passer Michèle Torr, Johnny Hallyday, Jenifer (de la star ac’…), mais aussi, qui a vu ses sièges détruits par les fans des Rolling Stones, des Beatles, des Velvet
Au premier abord, ce n’est pas la salle idéale pour voir un concert de rock dans les années 2000… A Paris, il y a le Trabendo, le Bataclan, la Boule Noire, la Maroquinerie… Autant de salles rock, de salles déjantées, de salles sales… Mais finalement, pourquoi pas ? Les Kaiser Chiefs, ça peut en valoir la peine…
5 juin 2007, 20h. Il fait beau et chaud, boulevard des Capucines. Le public se masse devant la salle. Des ados aux badges du groupe, des rockers rasés et piercés, le Paris du bon goût rock se presse pour voir le groupe de Leeds.
21h30, la salle dont le balcon autant que la fosse est remplie s’éteint. La scène s’allume. La batterie de Nick au centre, le clavier de Peanut à droite.Deux micros, un au centre, un à gauche. Cinq bonshommes entrent sur scène.
Les premiers accords ne trompent personne. La tuerie commence avec "Everyday I Love You Less and Less". La foule bouge, hurle, saute. Le sol vibre, les murs vibrent. Ricky, de sa voix claire entonne cet hymne aux couples déchus, vêtu d’un tee-shirt rouge et d’un gilet, de son air nonchalant, fil du micro sur l’épaule… il saute, lui aussi, il est là, immanquable.
Les morceaux s’enchaînent avec une rapidité surprenante. "Heat dies down", "Na Na Na Na Naa", "Everything is average nowadays", "Thank you very much". Les gens battent des mains, se déchaînent. Ricky marche sur la foule. Les bières volent, les cigarettes s’allument en cachette… On a basculé dans un univers loin, très loin de Paris, de sa tour Eiffel et de ses titis. On est au cœur de la britpop. On ferme les yeux et on les rouvre au nord de l’Angleterre. Plus vite que l’Eurostar…
Arrive "Ruby". Qui est "Ruby" au fond? On sent qu’ils l’aiment cette Ruby, le groupe et le public… Elle doit être belle et sensuelle Ruby, pour faire cet effet-là…
Les chansons les plus incroyables des Kaiser Chiefs passent, mais ne se ressemblent pas. "My Kind of guy", "Learnt my lesson well" molestée de son introduction trop douce pour un live comme celui-ci. "I predict a riot", qui fait passer dans un autre monde tous ceux qui avaient encore les pieds sur terre. Les corps volent, les poings se lèvent, le cri interminable et rugissant de la foule monte.
Quelques notes inconnues… Quel cadeau nous font-ils ? Une chanson inédite, à la fois calme et électrique. Ricky se repose et le public retient son souffle. Alors c’est ça, la suite ? Ca en vaut la peine…
"Angry Mob", sauvage et incontrôlable. Et ils quittent la scène, laissant pantois leurs fans.
Retour, "Highroyds", puis l’incontournable "Oh my God", qui dure quelque huit minutes. Ils s’en vont, pour de bon, comme ils sont venus, beaux, charismatiques, et plus encore, sympathiques.
Aphone, fatiguée comme après l’amour, la foule sort, déconcertée et heureuse, retourner dans le charivari étrange du quartier de la Madeleine…

Que dire de ce concert ? Un moment de bonheur. En plus ? ils sont beaux, ces cinq garçons, portés par le leader Ricky et l’incroyable batteur, Nick, qui mérite définitivement sa place au centre. Ces garçons aiment la scène. Mieux, ils aiment leur musique, et ils aiment même leur public.


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