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Bright Eyes

Cassadaga

Universal


Ce dernier album de Bright Eyes, alias Conor Oberst, risque de décevoir ses plus grands fans. Plus simple que les efforts précédents, moins indépendant, avec une influence country très marquée. Le groupe le sait et fait preuve d’une autodérision absolument respectable dans le clip de "Four Winds" à visionner ci-dessous. En gros, Bright Eyes a été déja plus inspiré par le passé. Pourquoi avoir enregistré Cassadaga? Peut-être pour la pochette en trois dimension, lisible uniquement grâce à une petite vraie fausse télévision en plastique livrée avec le disque; très amusant, fait la joie des grands et des petits. Ou peut-être par provocation. Tout le monde le sait, Conor Oberst aime surprendre son monde, en bien ou en mal. Ceux qui ont assisté à son concert à Montreux en 2005 savent de quoi il s’agit. Ou encore à cause de pression de la maison de disque: "Sois plus accessible!". Serait-il devenu un vendu?! Réponse lors de la sortie de son prochain album… Aurait-il eu le complexe de superiorité et se serait-il délibérément sous-évalué cette année? Est-il tombé amoureux de la mauvaise personne? Sa grand-mère est décédée? Veut-il toucher une couche de la population qui ne le connaît pas encore et la surprendre ensuite? Serait-il tombé dans un plan tout-le-monde-il-est-beau-tout-le monde-il-est-gentil à la Hawksley Workman? Toutes les spéculations sont possibles, toutes les portes sont ouvertes, mais aucune réponse ne nous est offerte, à nous, les admirateurs les plus tenaces, aujourd’hui déstabilisés…
Cependant, n’oublions pas de souligner le seul morceau digne de ce nom qui figure sur cette album, que nous éléverons intentionnellement au rang de chef-d’oeuvre afin de garder certaines proportions, bien que subjectives.

"Soul Singer In A Session Band" est absolument sublime. Voilà, c’est dit. Vite, retournons à Fever&Mirrors, I’m Wide Awake It’s Morning et Digital Ash In A Digital Urn

Parce que là, c’est pas facile…

Lien vers la chronique d’un meilleur album de Bright Eyes


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