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Arctic Monkeys

Favourite Worst Nightmare

Domino-Musikvertrieb


L’effet de surprise est passé. Tout le monde sait de quoi sont capables Alex Turner et sa bande: vendre beaucoup de disques avec une musique simple mais accrocheuse, des paroles auxquelles chaque lambda s’identifiera avec plaisir et des shows sauvages. Les jeunes filles et jeunes garçons s’inventent de nouvelles idoles et font fructifier le chiffre d’affaire des cigarettiers et des distributeurs d’alcool. Le lien? C’est qu’Arctic Monkeys sont rock’n’roll et qui dit rock’n’roll dit débauche et auto-destruction volontaires. Toutefois, ils pratiquent un rock’n’roll accessible niveau déchéance, contrairement à Pete Doherty et ses shoots d’héroïne. Le jeune âge des membres de la formation aidant, leur public cible aura d’autant plus de facilité à s’y identifier. En effet, Lemmy est trop vieux, Robbie Williams est trop commercial et Liam Gallagher a fait son temps.
Musicalement, Favourite Worst Nightmare est tout à fait accessible et ravira tous les fans de la première heure et même un public plus large. En effet, nos lads s’essaient à quelques morceaux plus mélodieux comme "Fluorescent Adolescent", qui n’annonce en rien un renouveau, mais qui amène une petite variation plutôt bienvenue, même si la réussite de l’exercice se discute… Nous dirons qu’il s’agit de "spontanéité". Le ratage complet se situe en milieu d’album avec "Only Ones Who Knows", morceau plat et gluant de plus de trois minutes. Nous n’en tiendrons pas plus rigueur que pour le morceau précédent. Leur premier effort était tellement électrique, hâtif et plein de fougue que ce deuxième album sonne finalement presque comme un premier album. Tous ce qu’ils n’ont pas fait sur Whatever People Say I Am, That’s What I’m Not, ils l’essaient sur cet opus. Pour la première fois. C’est-à-dire une certaine forme d’exploration des diverses possibilités qu’offre la musique rock. Et force est de constater qu’ils sonnent vraiment comme des débutants, insécures et pas vraiment courageux. Les seuls titres dignes de porter haut les couleurs du mérite restent sans conteste ceux qui offrent ce que le raz-de-marée de 2005 avait amené à la foule en délire. Nous parlons ici de "Brianstorm", "Teddy Picker", "This House Is A Circus" et "Old Yellow Bricks". Quatre morceaux sur douze. Le succès n’apporte pas l’expérience, cet album en est la cruelle attestation.

Et si on leur laissait une deuxième chance?


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