dimanche , 22 octobre 2017
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The Dandy Warhols en Interview

En Interview

INTERVIEW - Entre deux hôtels et deux villes européennes, The Dandy Warhols ont pris le temps de répondre à nos questions, juste avant la sortie de leur dernier album, THIS MACHINE.

 

Lords Of Rock : Votre dixième album, THIS MACHINE, est sorti le 23 avril sur un nouveau label, «The End Records», qu’est-il arrivé au label que vous aviez fondé, «Beat The World» ?

The Dandy Warhols : Nous le sortons sur «Beat The World» en collaboration avec «The End Records». Aussi marrant qu’avoir notre propre label était, on n’avait simplement ni le temps ni la connaissance pour ça, alors nous nous sommes liés avec The End Records pour cette fois-ci.

«The End Records» est connu pour avoir plusieurs groupes de métal, est-ce que ça vous a influencé pour THIS MACHINE ?

On aime beaucoup le mec qui gère ce label, Andreas, et on lui fait confiance. D’ailleurs, ce n’est pas qu’un label de metal, ils ont aussi des groupes comme The Charletsons, Badly Drawn Boy et Sleepy Sun par exemple.
 

Vous avez travaillé avec Jeremy Sherrer, qui était l’ingénieur sur EARTH TO THE DANDY WARHOLS, comment est-ce que c’était de bosser avec lui en temps que producteur ?

Jeremy est un ingénieur et un producteur super talentueux, nous avons fait tellement plus que juste les deux derniers albums avec lui. Nous avons fait tous les remix, les reprises, et les faces B, et Peter a travaillé avec lui sur son album avec Pete International Airport et sur son projet parallèle actuel.

 

 

THIS MACHINE a été mixé par Tchad Blake, qui travaille avec vous depuis longtemps et qui a récemment contribué à l’album EL CAMINO des Black Keys, est-ce qu’il a ajouté un son particulier à votre musique ?

Bien sûr qu’on peut entendre l’influence propre de Tchad, c’est pour ça que choisir quelqu’un pour le mixage peut être si délicat.

Quand vous avez sorti EARTH TO THE DANDY WARHOLS, vous avez dit que vous vouliez avoir plus de contrôle sur votre musique et sur la manière de la promouvoir. Avec THIS MACHINE, vous avez offert votre premier single en téléchargement libre et Richard K. Morgan, un écrivain de science-fiction, a écrit une sorte de biographique fictive et assez sombre de chacun des membres du groupe, spécialement pour cet album. Est-ce que c’est un moyen pour vous de réinventer l’industrie de la musique ?

Je ne sais pas si on «réinvente» l’industrie de la music… On fait juste notre mieux pour rester fidèle à nous-même dans un business qui demande constamment à l’artiste de faire des compromis.

Qu’en est-il de «Outlaw Exits – Escaping The Machine» et «The Autumn Carnival», ces nouvelles écrites par Morgan, d’où est-ce que vient cette idée ?

Et bien mon ami, tu devrais poser la question à M. Morgan. On ne peut pas faire tout nous-mêmes et c’est bien plus marrant de trouver des gens talentueux avec qui collaborer.  

Pour revenir à votre musique, THIS MACHINE est votre dixième album, le groupe existe depuis 1994, comment est-ce que vous arrivez à vous réinventer sans perdre votre identité musicale ?

Nous sommes ce que nous sommes, il n’y a pas de risque de perdre ça. Nous nous sommes toujours consacrés à faire de la musique, d’abord et surtout, pour nous-mêmes. Nos besoins et désirs changent avec les années, nous n’avons pas d’autre choix que d’y répondre avec de la nouvelle musique.

 

 

Vous avez eu une carrière très longue : quelle partie de ce métier préférez-vous ?

Je pense qu’on a tout fait, notre carrière a ces cycles fabuleux, comme des saisons. On aime être en studio jusqu’à presque ne plus pouvoir le supporter, ensuite on bouge pour tourner les vidéos et faire des interviews jusqu’à ce que ça devienne un fardeau, et c’est suivi par une tournée et quand on ne veut plus jamais voir un autre bus de tournée, c’est le moment de tout recommencer encore.

Depuis le début, chaque membre a commencé son propre groupe, parfois très différent de la musique des Dandy Warhols, est-ce que c’est comme ça que vous prenez l’air et maintenez la santé du groupe ?

Bien sûr. Avoir nos propres petits projets parallèles remplit toutes sortes de vides créatifs que le fait d’être dans les Dandys a créé avec les années, et en plus ça nous rappelle combien c’est dur d’être dans un groupe (particulièrement dans un petit groupe), ce qui nous aide à rester reconnaissants et positifs dans notre groupe principal.

Cet album est peut-être plus calme, et a moins de tubes évidents que les précédents, comme «Used To Be Friends», «Bohemian Like You», «Not If You Were The Last Junkie On Earth», est-ce que c’était quelque chose que vous recherchiez, ce son nouveau et peut-être plus mature, ou est-ce que ça s’est passé naturellement ?

Quand tu dis «plus calme», je pense que tu veux dire «plus épars», et oui, c’était intentionnel. On maitrise le côté «mur du son», ce son là était le challenge suivant pour nous.

 

 

D’où est-ce que vient le nom THIS MACHINE ?

Woody Guthrie avait un autocollant sur sa guitare qui disait «Cette machine tue les fascistes», ensuite, Donovan a eu un autocollant sur lequel était écrit «cette machine tue». Quand on a tourné la vidéo de "Smoke It", j’ai suggéré à Courtney d’avoir un autocollant qui disait juste «Cette machine». Et après toutes ces années, c’est finalement devenu le titre d’un album.
 

Vos albums précédents ont reçu des critiques partagées, et EARTH TO THE DANDY WARHOLS n’a pas été très bien noté. Est-ce que ça vous a influencé quand vous travailliez sur THIS MACHINE ?

Nah, on ignore cette merde.

Beaucoup de gens vous voit comme vous apparaissiez dans le film «DIG» avec le Brian Jonestown Massacre, et ils vont sortir un nouvel album presque au même moment que vous, est-ce qu’il y a toujours une sorte de compétition entre vous ?

Nous sommes amis, nous l’avons toujours été. DIG est une comédie vaguement basée sur nous et le BJM.

Ce mois-ci vous êtes en tournée en Europe, avant même la sortie de THIS MACHINE, est-ce que vous êtes contents de retrouver le public européen qui vous suit et vous aime depuis le début ? Est-ce que vous vous sentez plus confiants en Europe qu’aux Etats Unis ?

Tout est a peu près pareil ces jours-ci. La vraie différence avec les Etats-Unis, c’est que là-bas on se réveille dans un état différent chaque jour, et qu’en Europe, on se réveille dans un pays différent.

Est-ce qu’on peut s’attendre à vous retrouver sur cette pour les festivals de l’été ?

Oh Hell Yes !

 


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