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Still Corners

Creatures of an Hour

Label: Sub Pop / Irascible

DREAM-POP - On ne sait pas grand chose de Still Corners. Peu importe, puisque leur album CREATURES ON AN HOUR suffit amplement à notre besoin d’informations. Dès le morceau d’ouverture de l’album, "Cuckoo", on ne peut que saisir immédiatement le talent indéniable des Londoniens. Une voix cristalline, une basse lancinante, une guitare aux réverbérations vintage, quelques synthés rétro et une batterie minimaliste.

La dream pop délicate de Still Corners nous plonge dans un film noir. Sans doute un thriller mental nostalgique et un peu fantastique qu’aurait pu réalisé David Lynch. Les couleurs saturées et pourtant sombres illustrent inconsciemment chacun des titres de l’album. On pense évidemment à Broadcast, tant l’assimilation entre voix aiguë et instruments shoegaze rappelle le trop méconnu groupe de Birmingham.

Les couches successives de son, typiques des premiers groupes de dream pop, pourraient paraître datées et manquer d’originalité. Et c’est là que Still Corners montre son incroyable force : malgré une inspiration évidente de  My Bloody Valentine , de  Cocteau Twins  ou encore Sonic Youth, le groupe est lo in d’être un tribute band sans personnalité. Chaque morceaux a une réelle identité, et si dans l’ensemble le disque s’écoute d’une traite, sans cassure, chaque refrain se distingue des autres. 

 

 

"Endless Summer" apparait comme le meilleur morceau de l’opus. Sa pop ésotérique, mélancolique et angoissée, nous plonge dans un monde parallèle totalement à l’opposé du concret. A l’exact inverse, "The White Season", petite comptine enfantine pour après-midis enneigés montre une face plus gaie du groupe.
"I Wrote In Blood", et son bridge assez dark, serait la BO idéale d’un film d’horreur vintage ; "Demons" semblerait presque folk sans la voix ethérée de Tessa Murray. Enfin, "Submarine", dopée par une batterie lourde et millimétrée et par une ligne de basse alanguies serait sans aucun doute la thème musical d’un western futuriste.

La pop rêveuse et pourtant torturée de Still Corners s’est faite remarquée lors de la dernière saison des festivals, et leur premier album CREATURES OF AN HOUR, sorti en octobre 2011 déjà ne peut que rendre évident l’attrait que provoque le groupe.

 


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