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Paléo 2014 – Vendredi


Paléo Festival Nyon, vendredi 25 juillet 2014

REVIEW – Ce vendredi, Paléo voulait nous faire transpirer avec une succession de rythmes endiablés, de beats déchaînés et de voix hurlées. Les fêtards étaient là en nombre mais les amateurs de bon son aussi !

Ce vendredi commence avec un public assez clairsemé et pourtant, il y en avait des trucs sympas à écouter en cette fin d’après-midi. A commencer par les rythmes folk-punk de Palko!Muski sous le Dôme. La recette de ce show délabré et endiablé est simple : une batterie intense, une basse décomplexée, une guitare libérée, tantôt légère, tantôt distorsionnée, un accordéon torturé, un soupçon de synthé pour des sons originaux et une voix rauque et fière. Secouez-tout, chauffer à blanc et vous obtenez un shoot d’énergie à réveiller les morts. Si vous écoutez jusqu’à la lie, vous risquez de perdre le « Control » comme le public moite qui sautillait sous le Dôme.

A peine le temps de reprendre son souffle que commence déjà le concert des Ogres de Barback. Déjà 20 ans que le groupe existe et distille sa joie de vivre et sa bonne humeur sur les scènes de France et de Navarre. Les quatre Ogres débutent seuls avec « Vous M’Emmerdez ! » et le public leur montre qu’il n’a pas l’intention de s’emmerder. Comme à leur habitude, les Ogres de Barback alternent les instruments : guitare, grosse caisse, trompette, tuba, accordéon et j’en passe. La voix rauque de Fred Burguiere fait le reste.  Le public est conquis et il ovationne les trouvailles du groupe, comme ce solo de claquettes qui claque ! Après quelques titres, les Ogres sont rejoints par la Fanfare Eyo’nlé, huit musiciens qui mélangent les cuivres, tambours et percussions africaines. Sur les premières chansons, les cuivres prennent un peu trop le pas sur la musique des Ogres et on sent le public un peu décontenancé. Mais cela ne dure pas et les Ogres de Barback finissent leur concert accompagnés à merveille par cette fanfare originale.

La foule se presse devant la Grande Scène et les nuages font de même dans le ciel. Pourtant, c’est bien Skip The Use et non la pluie que le Paléo attend. Le quintet est ravi d'être de retour sur la plaine de l’Asse et le public est du même avis. Les bras se lèvent dès le deuxième titre « Nameless World », de leur dernier album LITTLE ARMAGEDDON. Mat Bastard prend un bain de foule dès la troisième chanson, se déchaîne sur scène, se jette à terre, rien ne peut arrêter l'énergie communicative de Skip The Use, pas même la grosse rincée qui se met à tomber à verse après quelques titres. Le public reprend les refrains, comme le I want to know  de « People In The Shadow », au plus grand plaisir du groupe qui donne toujours plus. Au moment où les premières notes de « Ghost » retentissent, la foule en transe ne sent déjà plus la pluie depuis un long moment et un pogo de folie danse sans arrêt au centre. Sur ce final époustouflant, les Skip The Use nous laissent haletants. Sans aucun doute la meilleure prestation de la soirée.

On a à peine repris notre souffle que les allumés de Shaka Ponk arrivent sur la Grande Scène. Sam et Frah hurlent dans leurs micros, sautent dans tous les sens et jouent avec les singes du public. Le décor et la mise en scène sont superbes avec un écran qui permet à Goz, leur singe virtuel et mascotte, de participer pleinement au concert. Certes, c’est leur habitude, mais il n’empêche que ça fonctionne. Et au niveau de la musique, ça donne quoi ? Ça donne des gros riffs de guitares pas toujours bien posés, des voix éraillées et une basse omniprésente. Shaka Ponk c’est surtout une performance live pour bambouler, alors quand le groupe dégaine « My Name Is Stain », ça pogotte sec devant la Grande Scène.

Au Dôme, le parfait mélange de beatbox, de batterie et de trompette de Koqa Cyclic Oscillation ravi les chanceux qui ont choisi de sortir des sentiers battus et de délaisser Shaka Ponk. Arthur Henry est un des fleurons de la beatbox helvétique et pour se produire en live, il a eu l’intelligence de s’entourer des vrais instruments et de VJs. Cela donne du corps à ses prestations et il habite l’entier du Dôme. Un artiste à découvrir les yeux fermés !

Les derniers à allumer la Grande Scène étaient des habitués du live violent, des routiniers de l’électro sombre et des micros qui crachent, j’ai nommé The Prodigy. Peut-être que nous étions mal placés ou que l’ingénieur était sourd mais le son n’était pas génial. Qu’importe me direz-vous, on n’est pas là pour un concert philarmonique mais pour de l’électro-punk. Oui, mais The Prodigy, on commence à connaître et même s’ils distillent de nouveaux titres de leur nouvel album à venir, on reste un peu sur notre faim. Alors oui, on saute sur « Firestarter », on transpire sur « Vodoo People » et on se lâche sur « Smack My Bitch Up » mais on en demande plus. Peut-être la prochaine fois ? 


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