Mardi , 16 septembre 2014
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Naive New Beaters en interview

En Interview

INTERVIEW - Lors de notre escapade à Vendôme, les Naive New Beaters nous ont fait le plaisir de répondre à quelques questions. Pas besoin de préciser les "(rires)" dans cette interview, le second degré naturel des trois garçons sera facile à détecter. Et quand on est face à David Boring, Eurobelix et Martin Luther BB King, on se croit vite dans un match de ping pong !

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Lords Of Rock : On dirait que vous sortez d'une interview difficile ? J'ai la pression du coup.

David Boring : Là on va être carrés sur les réponses, ça va être du tac-o-tac.

Martin Luther BB King : T'inquiètes pas on revient de loin là.

 

D'accord, faut pas qu'il y ait de blancs non plus alors ?

MLBBK : Tu sais pas d'où on revient là, c'était autre chose…

DB : On a le droit de reprendre une question si il y a bafouille dans la question, et du coup nous aussi dans la réponse si on bafouille. Là tu nous mets la pression.

 

Alors déjà… ça va ?

DB-Eurobelix : Yes !

MLBBK : Là elle est facile, c'est cool.

DB : Moi ça va cool, j'ai un peu mal à la côte mais c'est cool.

 

Ça fait un peu plus d'un mois que vous avez sorti l'album, pour l'instant vous avez une vision d'ensemble pour voir si il marche bien, si il cartonne ?

DB : Un million de disques vendus pour nous c'est pas mal. On peut faire mieux, on espère.

Eurobelix : Sur les morceaux tu veux dire ?

 

Oui, même au niveau des ventes.

Euro : Ah les ventes, oui c'est ça il t'a dit, un million c'est ça ?

DB : Là on va atteindre le million bientôt à la fin de la semaine normalement.

MLBBK : Donc c'est un carton on peut le dire.

Euro : Un million aujourd'hui dans l'industrie du disque c'est pas mal. C'est ce que nous dit le label en tous cas.

 

Et un million je pense que c'est autant que Johnny Hallyday en 98 !

NNBS : Oui voilà.

DB : Sans faire un stade de France tu vois, on est pas là pour se la péter quoi.

 

C'est mieux que WALLACE ? Parce que vous êtes plus attendus, vous tournez plus que pour les albums précédents ?

DB : C'est carton plein, pour moi c'est mieux que Wallace, même si je respecte fortement Wallace. Pourquoi c'est mieux que Wallace ? Parce que plus éclectique, parce que plus de chansons, parce que plus de chaleur, plus de sentiments.

 

Parce qu'il y a plus d'exotisme, WALLACE c'était plus Californien, ça donnait peut-être plus envie de faire du surf…

DB : Ah je sais pas, moi je le trouve plus Californien mais plus vers Porto Rico, donc ce qui est moins Californien tas raison. Alors que WALLACE c'était plus Californien Downtown. Downtown qui devient un beau quartier.

 

En même temps pour WALLACE vous n’êtes pas partis de zéro parce que vous avez utilisé plein de morceaux que vous avez accumulé au fur et à mesure du temps, alors que là c'était beaucoup plus compliqué de faire LA ONDA à partir de zéro, qu'est-ce qu'on fait, vers où on part ?

Euro : Tout à fait.

DB : Surtout qu'on était en post-déprime d'arrêter de faire des concerts parce qu'on a arrêté la tournée, donc on a eu ça à remonter, à surmonter. Et heureusement que la vague de LA ONDA nous a aidés à surmonter ça.

 

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Quand vous avez voulu démarrer le nouvel album, vous vous êtes dit : on part vers quoi ? Quand on regarde vos précédents albums GOOD SHIT MUSIC et FAT LOVE… (albums non officiels, ndlr)

NNBS : Ooooh, yes big up !

DB : Pour moi LA ONDA il est plus près d'un FAT LOVE mais upgradé, wallacé. Tu vois ce que je veux dire si tu t'y connais.

 

Oui, il est peut-être plus accessible que FAT LOVE ou même GOOD SHIT MUSIC qui étaient plus pour des publics initiés ?

DB : Oui, parce qu'on en a vendu que 75, c'était du bonus.

 

Même au niveau du style de l'album…

MLBBK : Les formats de chansons étaient un peu plus sauvages sur les deux premiers.

Euro : Oui, FAT LOVE ça commençait à être des morceaux un peu format pop je crois.

DB : Il y avait quelques free jazz sur FAT LOVE.

 

En même temps vous étiez quatre au début ? Il y avait un peu de trompette…

DB : Yes, du saxophone, big up à John Coltrave !

 

Ah c’était un saxophone ?

DB : Oui, qui sonnait comme une trompette.

MLBBK : C’était son petit style à lui.

DB : C’était soit bateau-mouche, soit trompette, il avait les deux sons.

MLBBK : Paquebot tu veux dire ! Tûûûûû…

 

Et ça donne des musiques et des albums complètement différents, mais vu que GOOD SHIT MUSIC et FAT LOVE sont des albums complètement inconnus pour la plupart de vos fans, il y a peut-être moyen de les réintroduire petit à petit, même si vous avez déjà fait ça avec le morceau “L.A.” ?

DB : Ah les recycler discretos ?

 

Oui voilà.

DB : Genre le troisième album c'est FAT LOVE et on change juste le titre.

MLBBK : C'est la maison de disque qui va être contente, c'est bon vous l'avez déjà enregistré les gars !

 

Pas forcément les recycler mais en concert en introduire plus, vous n’en faites pas beaucoup de FAT LOVE par exemple.

MLBBK : Oui ça serait drôle, on en fait même aucune.

DB : Non on en fait aucune, c'est vrai c'est con en fait.

Euro : Mais on galère déjà un peu avec la setlist en ce moment avec les deux albums, ça nous fait déjà de la peine d’enlever certaines chansons…

DB : Et puis généralement les gens ne les connaissent pas du tout, il y a des morceaux cool mais globalement les morceaux sont un peu moins bien que WALLACE et LA ONDA.

 

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Ce ne sont pas des morceaux “taillés concerts”.

DB : Si si, il y en avait qui faisaient assez concert : “Hamburger” il est trop cool. Ca c'est un morceau que parfois j'écoute.

 

C'est sur, mais tu vas pas mettre “Bouteille Melody” en cloture de concert.

DB : Yeaaah !

Euro : On l’a jouée en concert celle là.

DB : Non on l'a jamais jouée !

MLBBK : Si bien sur qu'on l'a jouée, mais calme toi… Il se souvient plus de rien !

Euro : On la jouait souvent au début.

MLBBK : John Coltrave venait jouer avec nous, on la jouait plein de fois. On l'a forcément jouée à l'OPA. Et puis c'était nul, autant vous dire que c'était vraiment bien à chier.

 

“Bouteille Melody” en live ça doit pas être top, peut-être en ouverture, après tu démarre sur un truc plus énergique ?

MLBBK : Ah non non, c'était pas super. “Porc Rapé” on l'a mise sur aucune ?

Euro : Ah ouais ! “Porc rapé”, qui a un nom vraiment bizarre, mais c'était une très très bonne chanson, une de nos premières très bonne chanson.

MLBBK : On l'a jouée en live mais on l'a mise ni sur Fat Love, ni sur Good Shit Music.

Euro : Ah il y aurait moyen d'en faire un truc ! Tututu tutuuu… Ah pas mal pas mal, bien envoyé ! Et pour répondre à la question initiale, à chaque fois qu'on fait un disque on ne se dit pas “là on va partir par là ou par là”, on fait juste des chansons et à la fin on définit ce qu’on garde.

MLBBK : Ah oui c'est vrai qu’il y avait une question !

 

Il y avait une question qui a amené un ensemble de questions du coup.

DB : Tu vois, ça nous a assez titillé de parler du passé, on est assez nostalgiques. Non c'est vrai je trouve que La Onda ressemble un peu à Fat Love dans le délire éclectique.

 

Pour en revenir aux nouvelles chansons, comment sont-elles perçues en concert par rapport à WALLACE ?

MLBBK : Ca se passe plutôt bien, celles qu'on joue “La Onda”, “Shit Happens”, “Jersey” , “Basic Zoom”, les gens bougent plutôt pas mal.

DB : Oui c’est cool, il y a un bon accueil, même “Shit Happens” il y en a plein qui la connaissent déjà alors qu'on l'a pas sortie.

MLBBK : On était assez surpris qu'elles passent aussi bien en fait. Moi quand je vais voir d'autres groupes, tu vois que naturellement j'ai plus envie d'écouter les anciens morceaux, donc les nouveaux je les écoute attentivement mais tu n’es pas dedans, tu ne les connais pas, tu n’as pas de turc affectif avec ceux-là. Mais là il semblerait quand même que les gens ont plus de facilités à se les approprier.

Euro : Et même pour nous c'est marrant parce qu'on arrive bien à les jouer, c'est assez cohérent avec les anciennes alors que, contrairement aux anciennes, on ne les avait pas jouées en live avant. Là on les a vraiment faites en studio et après on s’est dit qu’il fallait qu’on prépare un live avec toutes les chansons de l'album, et ça passe bien.

DB : Il faut qu'on s'améliore un peu sur les mouvements de danse en live.

 

Oui parce que vous étiez un peu stressés à Orléans (Le premier concert de la tournée à l'Astrolabe le 21 septembre).

NNBS : Ah oui ! C'était pas la fête, c'était la première.

 

Et vous aviez des gens qui montaient sur scène pour vous emmerder…

Euro : Oui mais c'est marrant encore.

 

Mais tu les as quand même virés avec une petite claque sur le cul !

Euro : Ah ben oui, c’est pas la fête à la maison non plus. Faut marquer son territoire.

DB : Les palmiers tu les choucraves pas !

 

C'est peut-être le problème de faire un album plus accessible que "Fat Love".

DB : Ah les gens croient que le plateau est accessible ?

 

Ce que je veux dire c'est que ça séduit un public plus large et qu'il n'y a pas forcément que des amateurs de votre style, ce sont des mecs qui vont aimer la musique en général.

DB : Ah tu penses ? J'ai pas remarqué encore.

Euro : Non on ne sent pas trop qu'il y a des gens…

DB : Ah si peut-être hier à Bordeaux, ça faisait plus néophyte.

Euro : Mais ça c'est plutôt bon signe, enfin moi ça me plairait que le public deviennent plus éclectique.

 

Il faut qu’il y ait quand même un certain respect mutuel entre public et artistes.

DB : Le public ne nous respecte pas depuis le début.

MLBBK : Non mais ça fait toujours plaisir, moi je pense que tu sais que tu fais un bon concert quand ça commence à être le bordel dans le public, que ça commence à slamer, à monter sur scène, là tu es bien. Si tu fais un concert privé, que les gens te regardent un peu bizarrement en buvant une coupe de champagne, c'est un petit peu moins bien.

Euro : C'est à dire que nous même on ne slame pas assez. Une fois j'ai eu l'occasion de le faire j'ai trop kiffé.

DB : Non j'avoue moi je n'ai jamais fait.

MLBBK : Moi je l'ai fait à moitié.

DB : Un jour je le ferai mais je ne sais pas pourquoi j’aime pas trop.

 

En même temps avec ton costume de toréador tu risques de blesser des gens.

MLBBK : Oui tu peux crever des yeux !

DB : J'ai peur qu'on me fouille les poches, qu'on me mette tout nu et qu'on m'abime.

MLBBK : Bon, fouiller les poches normalement tu ne prends pas de choses de valeurs quand tu fais ton concert, ton portable et tes clés il faut les laisser à côté. Te mettre tout nu, tu fais attention de serrer ta ceinture, tu prends pas tes rêves pour des réalités.

Euro : T’es pas encore Jim Morrison, détend toi.

MLBBK : C’est bon tu peux y aller.

DB : Peut-être qu’on va le tenter un de ces quatre.

Euro : Peut-être que tu es une poule mouillée en fin de compte.

 

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Vous avez un petit côté fun…

DB : Fun radio ?

 

Non mais par rapport à certains artistes, vous vous êtes des mecs abordables, plus attractifs que d'autres, est-ce que ça ne vous nuit pas… Ah je n'avais pas vu ton ceinturon avec le revolver Eurobelix !

MLBBK : Ca c’est en cas de problème, si il y a une question qui ne nous plaît pas. Fais gaffe il est chargé.

DB : Essayes de la formuler un peu plus cool ta question alors.

 

Qui trouve les idées ? Est-ce que c'est vous intégralement, vous trois ? Les clips etc.

DB : On aime bien s'impliquer là dedans, on aime bien y réfléchir…

MLBBK : Avant qu'on ait un label on faisait tout nous même donc on a l'habitude de continuer à tout faire nous même.

 

Les idées du clip "Jersey", "La Onda" c'est made in vous trois ?

DB : C'est un melting-pot.

MLBBK : On est toujours aidés par quelqu'un d'autre qui est là pour opposer son avis ou aider à avancer, mais sinon la base c'est principalement nous, c'est ficelé en interne.

 

Et le fait d'être trop cool avec les gens, ça ne vous lasse pas de répondre aux questions du genre “C'est quoi le naive new beat” ?

DB : Montre lui le gun Euro !

Euro : Non attends laisse-le aller jusqu'au bout de la question, je suis d'accord avec lui.

 

Il y a beaucoup d'interview où les journalistes ne connaissent pas forcément votre musique et demandent comment vous vous appelez, est-ce que ça ne vous saoule pas que les gens ne posent pas forcément de questions concrètes sur votre musique, votre album, votre état d’esprit ?

DB : Ils nous en posent mais parfois on ne sait pas très bien répondre.

Euro : Moi je suis d'accord avec toi, comme on a une image un peu marrante parfois beaucoup de questions, mais ça c'est cool quand même “comment vous vous appelez ?”, “comment vous vous êtes rencontrés  ?”, ça c'est normal. Tout le monde a ces questions. Par contre quand on a des questions du genre “est-ce que tu manges ton caca ?” etc… je pense qu'ils ne se permettraient pas de le poser à d'autres groupes.

DB : On nous pose pas trop de questions chelou quand même.

Euro : Non non ça va, mais disons que la part de musique n'est quand même pas énorme.

 

Mais sans forcément poser des questions bizarres, vous aimeriez peut-être plus rentrer dans les détails de votre musique ?

DB : Quand on nous pose on répond, mais c'est pas non plus des questions surlesquelles tu peux t’étendre vachement.

 

T’es d’accord avec moi Euro ?

Euro : Oui !

MLBBK : Ca tombe bien parce que c’est lui qui a le flingue donc tu peux te fâcher avec Boring il n'y a pas de problèmes ! Il aime pas trop parler de musique justement.

DB : Non c'est pas ça mais c'est vrai que je trouve que c'est dur de parler musique, j'ai plutôt envie de l'écouter. C'est comme, je supporte pas de lire un magazine de musique parce que c'est nul de dire comment on a fait ci ou ça.

MLBBK : C'est ton droit mais il y a des gens que ça intéresse, parce que sinon il n'y aurait pas de magazines de musique.

DB : Oui mais c'est comme la peinture, j'aime pas trop que le mec me dise complètement comment il a fait son truc.

Euro : On ne parle pas de “comment faire le truc”, moi quand je lis j’aime bien savoir ce qui les influence, leur matériel…

MLBBK : Ou même les détails technique, j'utilise ci, j'utilise ça…

DB : Ah oui oui, mais moi je n'arrive pas trop à en parler.

 

Oui, que l'interview porte plutôt sur votre musique que sur des trucs cons comme “Est-ce que tu aimes descendre les marches d'un escalier le matin ?”

MLBBK : Ensuite plus la question est conne, j'imagine, plus la réponse l'est aussi. Du coup ils récupèrent ce qu'ils ont semé.

DB : Non mais disons qu'on nous parle peut-être plus de nos visuels que de notre musique.

MLBBK : Oui et pourquoi ? C'est vrai que dans l'ensemble ça on ne peut pas le nier, c’est là où je reviens dans ton sens, c'est que, quand tu fais des vraies interview 100% musique tu te fais un peu chier en fait. Pour moi quand les gens parlent de leur musique, mis à part quand tu as une information qui t'intéresse particulièrement comme les trucs qu'ils utilisent pour faire leur musique ou autre, même si ils sont assez consciencieux tu n'apprends rien en fait. Ca ne sert à rien.

Euro : Et puis ça dépend, si il y a des gens qui aiment bien notre musique, ils vont être contents qu'on en parle. Si il y a des gens qui nous aiment bien juste pour l'image ou la déconne, ils s’en foutent qu’on parle de musique.

DB : Il y a des gars qui savent bien en parler et d’autres non. Mathieu Chédid il aime bien parler de sa musique, se monter tout un univers, parce qu’il aime ça et c’est cool. D’autres artistes aiment moins, vous deux vous aimez bien, c’est du feeling.

 

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Justement, le fait de vous poser des questions plus sérieuses peut éviter de vous faire passer pour des rigolos. Les gens ne vous prennent peut être pas au sérieux.

MLBBK : Je pense que c’est déjà le cas, malheureusement.

Euro : Moi je suis d’accord avec toi.

 

Pourtant David tire la tronche !

DB : Je suis sérieux moi.

 

C’est Eurobelix qui a le flingue ok ?

DB : Oui mais je peux m’en servir si jamais.

Euro : Il faut un mix des deux, quand ça va trop dans un sens ou dans l’autre c’est chiant.

MLBBK : Mais ça vient de l’époque aussi. Il faut se faire connaitre. Tout le monde fait de la très bonne musique…

 

Ah non non !

MLBBK : Oui évidemment…

Euro : Tu vois l’interview qu’on a fait tout à l’heure, ça me fait chier. J’ai pas dix minutes à perdre pour faire un truc comme ça.

DB : Je trouve qu’il y a moins de pros de la presse. Tu vois ce que je veux dire ? Du coup t’as plus de blogueurs que de journalistes qui ne savent pas forcément faire une interview.

MLBBK : Oh, tu pourrais le regarder dans les yeux au moins !

DB : Ah non mais je disais pas ça pour toi hein.

Euro : Oui mais tu sais pourquoi il y a moins de journalistes ? S’il y a moins de gens de la presse qui viennent vers nous pour le deuxième album, et plus de blogueurs qui viennent pour la déconne, c’est justement parce que sur WALLACE, on a bien déconné avec les journalistes, on n’a pas forcément parlé de musique du coup ils n’ont pas envie de refaire ça. Ils ne nous considèrent pas vraiment comme des musiciens mais plutôt comme un groupe de rigolos, de gamins. C’est pas grave, c’est leur point de vue, mais je pense qu’on loupe des opportunités à cause de ça et on en gagne plein à côté.

DB : Donc ta prochaine question, si on aime se fouttre à poil en public, on ne répondra pas ! Celle là tu la rayes. Et quel est notre plat préféré ? Ca sert à rien non plus !

 

Vu que vous avez été quatre, vous me l’avez confirmé…

DB : Ah mais on le renie pas.

MLBBK : Bien sûr, on l’avait même laissé sur notre page Myspace. On voulait même qu’il vienne jouer avec nous à La Cigale…

 

Là tu grilles ma prochaine question !

MLBBK : Ah merde ! Pardon.

 

Continue du coup, est-ce qu’un jour vous ajouterez un membre lambda, même ponctuellement ?

MLBBK : John Coltrave revient jouer avec nous de temps en temps, à l’Elysée Montmartre il est venu faire “Just Another Day” et “Get Love” on était très contents.

DB : Il y a un pote aussi, Joey Private, qui vient jouer de l’accordéon.

MLBBK : Ah ça c’est encore autre chose. Si il y avait quelqu’un d’autre sur la liste des membres du groupe, ça serait Joey Private.
DB : Pour l’instant c’est juste des apparitions magiques, comme Oxmo à la Cigalle sur “Live Good”. C’était classe.

 

Donc pas de remplacement si un jour David meurt, un peu comme Bon Scott ?

MLBBK : Ben si, on attend que ça ! Surtout qu’on déjà le remplaçant, notre chauffeur de bus connait toutes les chansons par coeur. C’est notre Brian Johnson à nous.
DB : En plus il ne dit pas de conneries en interview.

Euro : Ah ça y est il est vexé ! Quand on fait des petits ajustements, quand on réfléchit à ce qu’on aime il se vexe, et après il nous le sort tout le temps “ah oui c’est vrai il ne faut pas faire de blagues…”. Il nous tend le micro “Ben vas y parle lui puisque que t’aimes bien parler”.

DB : Ben t’as qu’à répondre tout de suite aux questions !

Euro : Sauf que c’est impossible puisque tu dis tout et ensuite tu nous tend le micro. Donne le micro avant si tu veux qu’on réponde.

 

Alors là je suis totalement d’accord !

DB : A un moment il faut y aller quoi ! Quand tu as un seul micro, il faut bien qu’il y en ait un qui le tienne.

 

Eh les gars ne vous fachez pas hein, je ne veux pas être à l’origine de la séparation des NNBS !

MLBBK : Quand il n’y en a qu’un seul on est pris en otages en fait. Ca ne sert à rien qu’on vienne.

Euro : Me tend pas le micro quand tu as tout dit. Qu’est ce que tu veux que je rajoute ?

 

Bon à la prochaine interview David tu les envoies se débrouiller.

Euro : Bon on le remet dans une bonne ambiance parce qu’on est en train de le perdre.

 

Tu veux qu’on finisse sur un truc cool ? C’est quoi le naive new beat ?

DB : Ah non celle là elle est vraiment chiante.

 

Tu vois que j’ai raison ! C’est votre deuxième album, à un moment donné vous n’avez plus à vous présenter !

DB : Mais si on te la pose la question tu vas dire quoi ? On est obligés de raconter. Tu penses qu’on devrait rien dire ? “Regarde sur internet” ?

Euro : Les questions redondantes c’est le cas pour tous les groupes.

 

Peut être qu’un jour vous aurez assez de charisme pour les éviter…

(David Boring tire la tronche)

 

Enfin non, pas de charisme, mais plutôt de pouvoir, d’influence ! Enfin vous n’enverrez jamais chier les internautes ?

DB : On vérifiera le nombre de vues avant d’accepter les interviews.

 

Pour en revenir à LA ONDA, j’ai l’impression que vous tournez beaucoup plus, vous avez l’air plus médiatisés que pour WALLACE.

Euro : Tu trouves ?

DB : Nous on a le sentiment contraire.

 

WALLACE c’était en 2009 et depuis tout va plus vite sur internet et ça fait tout de suite le tour.

DB : Mais du coup tout, tout passe plus vite. Tu arrives plus vite et tu repars plus vite.

 

D’où l’intérêt de faire une tournée vachement longue, avec vachement de dates, vachement d’argent, vachement de fans et vachement de chansons dans les lives !

MLBBK : Et faire des concerts de 34 chansons !

DB : Les concerts c’est un moyen d’être là.

MLBBK : C’est même pas un moyen, c’est LE moyen d’exister sur une durée prolongée.

 

C’est justement pour ça qu’il faut éviter de laisser trop de temps entre la fin de la tournée et l’album suivant. Il y a un tas de nouveaux chanteurs qui arrivent chaque jour et qui en remplace un tas d’autres.

Euro : Ca redevient un peu comme dans les années 60 où il n’y avait que des singles.

 

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L’avantage pour vous c’est que votre musique séduit un public large. Quand tu regardes Stuck In The Sound, leur public est principalement rock donc c’est encore plus dur de tenir. Même si eux c’est leur troisième album.

Euro – DB : Potentiellement.

 

Wow, vous avez révisé pour répondre en choeur ?

DB : Oui on répond direct à ça. On nous a déjà posé mille fois la question.

MLBBK : Tu vois t’es comme eux !

DB : J'suis sûr que t’as un blog !

 

Non mais pour des groupes comme vous ça ne doit pas être facile de tenir. Déjà à part OUI FM, Le Mouv’ et les radios Ferarock, vous n’êtes pas diffusés.

DB : Il ne faut pas être que en France.

 

Belle transition pour ma prochaine question !

DB : Je sentais, je t’ai tendu une perche !

 

Vous avez fait Glastonbury deux fois, est ce que vous aurez l’occasion de le refaire. Ça ou un autre festival ?

MLBBK : Ah oui ça serait bien.

 

Quand on regarde des groupes comme M83, Housse de Racket et Phoenix on peut se demander s’il ne vaut mieux pas que vous marchiez à fond aux Etats-Unis que un peu en France.

Euro : C’est ce qu’on s’est dit récemment, qu’il fallait peut être essayer aux Etats-Unis…

DB : Et que ça coutait pas mal de pognon. Si tu as des contacts avec des labels là-bas on prend ! On avait testé pas mal en Angleterre pour WALLACE mais ça n’a pas pris.

MLBBK : Les anglais sont très chauvins, quand tu viens avec autre chose que ce qui british c’est un peu compliqué. Les concerts se passaient bien mais la propagation du naive new beat était compliquée. Mais tu nous donnes des idées.

 

Bon, donc quand vous percerez aux Etats-Unis vous penserez à moi.

MLBBK : Avec plaisir !

Euro : Ouais !

 

Bande de faux culs.

Euro : Je t’avoue que tu ne seras pas le tout premier, mais on se souviendra de cette conversation.

 


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