mercredi , 21 février 2018
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Moriarty

Echoes From The Borderline

Label : Air Rythmo / L’Autre Distribution

FOLK – Après un peu plus d’une dizaine d’années sur la route, le groupe franco-américano-helvétique Moriarty sort un double album (triple LP) regroupant une partie des meilleurs moments live.

Et des meilleurs moments en concert, le groupe doit en avoir à la pelle. Moriarty fait partie de ces groupes qui vous subjuguent lorsque vous les voyez et entendez en live. Le groupe a en poche quelques excellents albums studio et des chansons mythiques. Mais même si vous ne connaissez pas leur répertoire par cœur et que vous les croisez en festival, vous ne pourrez que tomber sous le charme de cette folk-country si entrainante et chaleureuse. La voix haute et précise de Rosemary fait le reste et vous emporte très loin. C’est une des nombreuses qualités de Moriarty, les musiciens arrivent vous faire voyager depuis votre salon ou depuis votre place de concert.

Sur ce double album, on découvre et redécouvre d’excellents titres qui prennent encore plus d’amplitude en live. Par exemple "Motel" (sorti sur le premier album) avec nos copains de Mama Rosin et leur rock cajun est super groovy dans cette version live enregistré à Lorient. On retrouve d’autres featuring dont 2 avec Moriba Koïta & Pedro Kouyaté enregistré au Festival Africolor à Tremblay. Cette petite touche jazz-world-music est juste magnifique. Le groupe peut aussi se la jouer plus rock, plus pop, ils varient les ambiances et intensifient certains passages.

Moriarty a la particularité d’avoir beaucoup de prénoms dans les titres de leurs chansons. Est-ce un hasard ? En tout cas, c’est souvent des incontournables. Il y a naturellement "Jimmy", qui est peut-être LE tube du groupe. Mais on pourrait aussi citer "Beasty" "Jane", "Milena", "Clementine" ou encore "Isabella" (et tant d’autres) qui dans ces versions live sont de toute beauté.

Ce qui est aussi intéressant dans ces chansons live, c’est qu’on entend un peu le public, mais il ne prend pas trop de place non plus. Moriarty ne joue pas dans des stades, on devine l’ambiance intimiste, mais on devine aussi le respect du public qui savoure ces délicieux instants.

Cet album sera sans doute vivement apprécié par les fans de toujours et permettra sans doute à d’autres personnes de découvrir l’univers tant chaleureux du groupe. Petit bonus pour celles et ceux qui achèteront l’album sous forme physique : un carnet de photos on the road pour la plupart faites par le contrebassiste Zim.


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