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Matmatah


Le 2 Mars 2017, L'Olympia, Paris (FR)

REVIEW - Nous sommes à Paris en ce soir de mars, j'entre dans la mythique salle de l'Olympia. J'ai l'impression d'avoir été transportée en Bretagne, des drapeaux à l'hermine, blanc et noir, partout. On entend "Ici c'est Brest", tel des hooligans gueulant au stade. Les bières coulent à flots, j'arrive juste alors que la première partie vient de se terminer. C'est qu'il faut s'hydrater !

Les fondateurs du groupe brestois n'ont presque pas pris une rides. Je n'avais qu'une dizaine d'années lorsque j'écoutais en boucle LA OUACHE. Ce concert et ce retour, de manière général, me fait perdre 20 ans. Et je ne suis pas la seule dans cette salle. Tout le monde ici, attendais la reformation avec impatience, histoire de retrouver quelques frissons. Retour donc sur la 5ème date de leur tournée 2017, 5ème Olympia de leur carrière. 

 

Tel un phœnix qui renaît de ses cendres, Matmatah revient "à Marée Haute." avec un nouveau guitariste, Manu. Les nouveaux morceaux de PLATES COUTURES, se portent très bien sur scène, un fond très rock, des paroles qui accrochent, on applaudit à chaque refrain. Check, cet album est plutôt bien accueilli par les fans. Mais cela n'empêche pas qu'autour de moi, le public frémit d'entendre "L'apologie". Il faudra patienter encore un peu. 

Eric, l'âme de Matmatah aujourd'hui, nous chauffe. C'est le plus expressif ici et on adore quand il y a un contact avec les artistes. Pour le reste, ça ne bouge pas beaucoup sur scène. Quand on se déplace à un concert, on aime bien bouger et surtout que les artistes nous accompagnent. En revanche, pas de difficulté à enflammer le public dès les premières notes "d'Emma", repris en cœur, tellement fort que l'on peine à distinguer la voix de Stan. Il en profite pour jouer avec nos voix, un coup à droite, à gauche, sur le balcon, dans la fosse, les filles, les garçons. Bref, de quoi nous satisfaire. 

Mine de rien, les vieux titre comme "La Cerise" me donnent encore des frissons, même si l'accent est mis sur le rock et beaucoup moins sur le folk. Au passage, Stan sort son harmonica pour mon plus grand plaisir, pendant que le bassiste et le guitariste joue nt face à face. Même au clavier, Julien se met à danser et profiter avec Eric.  

J’aurais bien voulu que le Manu se rapproche d'Eric histoire de voir un peu tout le monde. C’est le problème de se poser sur un côté. Mais au vu de l'énergie que donnait Eric, je ne regrette pas de m'être posée de son côté. 

L'ambiance rock monte, se sol tremble, du riff en veux tu en voilà. Tellement rock que Stan balance ses cheveux, on se croirait à un concert de hard rock. Le public a mis un eu de temps à se lâcher, mais ce temps est désormais révolu, ça slam, ça pogotte, ça sent la marée. C'est ça un concert de rock ! 

Aussi, c'est la première fois que je suis impressionnée par la minutie d'exécution des jeux de lumière. Les spots en arrière plan donnent un effet particulièrement festif et rock au concert. 

Le set se finit en apothéose avec "Lambe an dro". À l’unanimité le public s’est mis à sauter.  Cependant, on sent une certaine déception, de ne pas avoir entendu "L'apologie" et "Les Moutons". Espérons que Matmatah saura nous satisfaire lors du rappel. 

Ils mettent fin au suspens en entonnant les premières notes de "L'apologie",  la partie un peu folk de ce concert. Les notes jouées à la flûte par Stan, me donnent des frissons. Scholl entame un solo endiablé à sa batterie. La chanson à peine terminé, le public en redemande en hurlant "Les Moutons". 

Matmatah finit par remonté sur scène, pour chanter un titre qui leur tient à cœur, "Peshmerga", au grand désespoir du public. Ne sachant pas s'ils allaient remonter une dernière fois sur scène, certains sont restés un moment dans la salle avant de se résigner à sortir faire la queue pour les vestiaires. L'ambiance s'est transférée dans le hall, on entend "Les Moutons" chantée a capella par un public enflammé. 

En sortant de là, j'écoute un peu les avis de chacun sur ce concert. Certains conquis, d'autres en colère ou déçus de ne pas avoir été écouté. Ceux là ont un goût de "trop peu". Ils ont été conquis par Matmatah à leur période folk de l'album LA OUACHE et ne comprennent pas leur choix de faire plus de rock et moins de folk malgré que ce choix se ressentait déjà au fil des albums avant leur retour. Pour ma part, je comprends les avis divergeant. J'ai connus le groupe avec LA OUACHE et cela restera pour moi le meilleur, puis si tu es habitué à lire mes articles, tu sais bien que j'adore le folk d'Epsylon ou Merzhin. Cependant, certains titres, comme "Nous y sommes" ou "Lésine pas" de PLATES COUTURES me font vibrer, et encore plus en concert. 

Setlist : 
Petite Frappe
Quelques Sourires
Il fait beau sur la France
Marée Haute
Gotta Go Now
Lésine Pas
Emma
Archimède
Au Conditionnel
Nous y sommes
La Cerise
Le Festin de Bianca
Retour à la normale
Crépuscule Dandy
Lambé an Dro
Toboggan
Derrière ton Dos
L’Apologie
Peshmerga 

 

Grand Merci à Stof de Boosteleson.fr qui m'a fournit quelques photos suite à un soucis avec mon propre appareil photo


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