vendredi , 24 novembre 2017
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MaMA festival – jour 2


Festival - Pour le deuxième jour, on a choisi de mettre un peu plus d'électrique dans nos choix et moins d'acoustique.

On commence notre deuxième soirée avec la québécoise Safia Nolin, seule sur scène ce soir là. Les morceaux joués étaient principalement issus de son premier album LIMOILOU, dont le très réussi « La laideur ». « La première fois que je suis venue à Paris il y a deux ans, j’ai joué ici, aux Trois Baudets.  Depuis, je n’ai pas fait grand-chose. Ah si, j’ai appris à tricoter, et j’ai déménagé à cause d’un dégât d‘eau. » La simplicité de Safia Nolin est désarmante, comme celle de Jean-Michel Blais la veille. Ca doit être culturel, parce qu’aucun autre artiste nous a fait sourire et même rire à ce point. Le show continue avec « Igloo », puis Safia Nolin se jette à l’eau avec une reprise de Julien Clerc, « Ma préférence » : « Il y a un certain malaise que j’éprouve à ne pas être certaine de ce que je fais sur scène… Mais ça va bien aller pour la reprise. Sinon, ben, scusez ! » Et effectivement, tout se passe bien. Le show est intimiste et chaleureux. Safia Nolin enchaîne avec « Technicolor », et tombe cette fois dans une ambiance plus sombre qui ne dure pas grâce à un nouvel interlude léger : « Je sais jamais quoi dire à propos de mes chansons, donc en général je raconte mes journées. Il y a trois jours, j’ai été à Disney, et là j’ai vu un homme en leggings verts et une fille en robe bleu. Je sais bien que c’était pas Peter Pan ni la fée, mais j’avais tellement envie de pousser les petites filles pour prendre leur place. J’me dis, tu sais, ce gars là, tous les matins, il enfile des leggings verts, il s’en va travailler, et toute la journée, il signe des autographes avec pas son nom dessus. J’espère qu’il est heureux, parce que sa vie a l’air full intense. » Le show se termine avec « Noël partout », et on quitte la salle l’esprit léger, tout a l’air plus facile après un show comme celui-ci !

On file à l’Atalante, une salle encore plus petite que les Trois Baudets (si j’vous jure, ça existe) pour Black Snake Moan. Kick, Hi-hat, guitare et voix, l’italien s’en sort très bien tout seul ! Il se qualifie de One Man Band avec raison, et affirme que sa musique est plutôt dirty blues, psyché rock. Après réflexion… On est complètement d’accord. Ses compos tournent autour de trois critères : le vibrato utilisé, à vrai dire, tout le temps ; la reverb dans la voix ; des titres d’une durée d’environ 10 minutes. Et puis, comme tout bon rockeur qui se respecte, il ne tient pas en place, et il a les cheveux en plein dans la face. Sa façon de parler sur ses morceaux nous fait légèrement penser aux Doors, mais ses passages chantés semblent parfois avoir des inspirations orientales.  C’est un beau mélange que l’on découvre ici, mais on conseille quand même d’avoir ingurgité quelques pilules avant son concert pour se mettre vraiment dans l’ambiance, et dans sa tête.

On quitte l’Italie pour la Grande Bretagne avec Chelou. On y allait un peu au hasard, et on a découvert que le hasard fait bien les choses. Le duo guitare électrique/batterie offre des morceaux remplis de poésie, planants, avec une mini touche d’électronique pour procurer une mélancolie heureuse et apporter un beat  entrainant. Chelou est le genre d’artiste que tu n’as pas besoin de connaître pour en apprécier le concert. On adore.

On termine la soirée avec la canadienne Laura Sauvage, et ses trois musiciens. Fin de soirée, début de la nuit, on se réveille aux Trois Baudets avec un rock classé comme lo-fi, ou encore garage. La chanteuse joue avec l’air blasé et fâché, et sa voix s’impose et complète la panoplie rock. « Rubberskin » ouvre le set, et nous rappelle carrément Nirvana. On retrouve encore cette pointe d'humour:" Cette chanson parle de Pierrette. Pierrette croit en Jésus. Moi je ne crois pas en Pierrette." L’énergie sur scène est captivante, et c’est un peu dommage d’être dans cette salle où il faut rester assis.

Ce soir, on vous conseille : Naya, Kristel et The Buns


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