vendredi , 24 novembre 2017
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Joyeux Bordel en interview


INTERVIEW - A l'occasion des 30 ans du festival de Poupet, le président Philippe Maindron a organisé une fête gratuite durant le premier week-end de juillet. Nous y avons découvert un joyeux petit groupe vendéen. C'est parti pour une rencontre exclusive en backstage avec Juju le chanteur du groupe Joyeux Bordel et Cyril au trombone. 

 

LordsOfRock : Salut les gars, alors ce festival, on vous a entendu pendant 1h30 hier sur la scène 2 et 1h aujourd'hui sur la plus petite scène, vous tenez le rythme ? 

JUJU : Ça va, c'était plus compliqué aujourd'hui avec une météo capricieuse et une setlist plus courte et plus rythmée, plus physique mais on garde la forme. Dans l'ensemble cela fait de très bons souvenirs. 

 

LOR : Joyeux Bordel, c'est une super découverte pour moi cette année. Racontez-moi un peu l'histoire du groupe. 

JUJU : On a commencé le groupe quand Strollad a arrêté, enfin quelques mois après. En fait, Mitch au clavier, a commencé Joyeux Bordel avec nous.  

CYRIL : Le dernier concert de Strollad était en mars 2009, on a aidé à l'organisation. Puis on a commencé les répétitions pendant l'été 2009, et premier concert à l'automne. 

 

LOR : D'où vient ce nom de scène ? 

JUJU : Au départ, avec les cuivres, on s'appelait La Dernière Goutte. Lors des concerts et répétitions, ça venait de partout, avec les packs de bières et c'était le bordel. C'est comme ça qu'on est devenu Joyeux Bordel. Pas besoin de chercher plus loin. 

 

LOR : La composition du  groupe que l'on a vu sur scène ce week-end est restée la même depuis 2009 ? 

CYRIL : La trompette a changée puis Mitch, le clavier, est parti aussi. 

LOR : On peut dire que c'est Mitch qui vous a fait décoller, suite à son expérience avec Strollad ? 

CYRIL : Non, il nous a rejoint 

JUJU : On avait déjà lancé la chose. En fait, on se connaissait tous, et c'est parti d'un délire. 

CYRIL : Avec le trompettiste, on faisait de l'harmonie à la base, et Juju nous chambrait avec Marco, à l'accordéon, nous disant qu'on était incapable de faire autre chose que de l'harmonie. Et cela a commencé dans les grenier de Marco, à faire un bœuf, puis c'est parti. 

JUJU : On s'est mis à écrire, puis Mitch nous a rejoint, puisque Strollad avait arrêté entre temps. Puis de fil en aiguille, Mitch n'avait plus trop le temps ni l'envie après Strollad, comme on commençait juste alors que Strollad était à son apogée. Et aussi pour raisons familiales. Puis on a commencé à jouer dans les bars. Et le trompettiste nous a annoncé après le 1er CD, en 2012, qu'il voulait arrêter, aussi pour raisons familiales (les enfants, tout ça…). Du coup, on a pris un petit jeune, Edouard. Il joue avec nous depuis 2013. 

 

LOR : Comme vous êtes jeunes sur scène, je suis curieuse. Etes-vous passé professionnel ou le pensez-vous ? 

JUJU : Pas du tout. Aucun de nous. C'est un loisir. On a une association et tout ce qu'on récupère c'est pour l'asso, pour réinvestir en matériel et en studio. On a tous un boulot autre à côté. Chacun a sa vie de famille et la musique n'est que notre passion. Et cela n'est pas envisagé, cela reste du pur plaisir. 

 

LOR : Quelles sont vos inspirations ? 

CYRIL : Notre quotidien 

JUJU : Des rencontres, des souvenirs, un reportage télé… 

 

LOR : Est-il facile d'allier le travail avec l'inspiration et l'écriture ? 

JUJU : Cela serait trop facile sinon. Des fois, on a la musique avant le texte. D'autres fois c'est l'inverse. Puis bien sûr le syndrome de la page blanche. Finalement, on ne se prend pas trop le choux. Cela vient tant mieux, ça ne vient pas, tant pis. 

 

LOR : Si je comprend bien, Juju, c'est toi qui écris ? 

JUJU : Oui à 99%. Quand je présente les textes aux copains, ils leur arrivent de modifier des tournures. Mais j'aimerais bien qu'on interprète des musiques avec des textes de personnes extérieures. 

 

LOR : Combien de chansons sont sorties ? 

JUJU : 35 chansons sont jouées dont 18 ont été enregistrées. L'album nous fait beaucoup de bien. On est content d'avoir figé la création. C'était déjà le cas avec l'EP de 5 titres de 2012. Mais là, c'est une étape plus importante. 

CYRIL : L'album est mis en vente en Vendée et on a de bons retours dessus. 

 

LOR : Et pour le design graphique, c'est un talent du groupe ? 

JUJU : Pas du tout. On ne peut pas être bon partout. Pour l'album, on a travaillé avec Clémence Bourdaud, de son nom d'artiste Clé. C'est une illustratrice BD basée sur Nantes. On a pris contact, parlé de nos idées pour le visuel. Puis elle a dessiné un croquis, superbe, et c'est resté là-dessus. 

CYRIL : Pour la liste des morceaux de l'album, on ne voulait pas faire dans le classique. Elle nous a fait un mur avec des affiches déchirées, vraiment sympa. 

LOR : Et pour l'enregistrement, c'est facile de trouver un studio dans le coin ? 

CYRIL : Alors c'est Nomad Audio qui nous a enregistré et Fabien qui nous a sonorisé ce week-end. C'est une rencontre par hasard. Il nous avait sonorisé, il y a quelques années, pour des concerts et notamment le tremplin de La Motte Achard. On a gagné ce tremplin dont le gain était un enregistrement studio. Puis, comme le contact est très bien passé, on a fait tout l'album chez lui. Humainement et musicalement, c'est un type génial ! 

 

LOR : Au niveau tournée, vous jouez localement ou vous poussez un peu les frontières ? 

JUJU : Comme on a tous une vie de famille et un boulot, il est difficile de prendre des jours. En règle général, on joue sur des scènes régionales. Cela nous arrive de partir loin un week-end pour jouer. On est monté à Lille (je suis du Nord) pour voir le dernier concert de Marcel et son Orchestre, en 2012, avec nos instruments. On en a profité pour jouer dans un bar, on était prévu au Cheval Blanc. Puis, la propriétaire du bar nous appelle 2h avant nous disant qu'elle ne pouvait pas nous accueillir alors qu'on était déjà sur la route. On a fini par jouer dans un autre bar, en plein milieu de l'après-midi avec une super ambiance. Puis le concert de Marcel, c'était une tuerie. D'ailleurs, on a perdu Fabien, notre bassiste, après la soirée et on en parle dans le dernier couplet de "Auto-portrait". 

 

LOR : Oh, mais la peur totale ! 

FABIEN : Ah oui, quand tu te retrouves dans Lille à 4h du matin, habillé en panthère, et que tu ne comprends pas ce qu'il s'est passé, tu commences à imaginer tout et n'importe quoi. 

JUJU : Et nous on pensait le retrouver à l'hôtel. C'es Mitch et Seb, le guitariste, qui sont partis à sa recherche et finalement sont tombés dessus complètement au hasard dans une rue du centre ville. 

LOR : Quels sont vos projets pour la suite du groupe ? 

JUJU : On a récupéré des vidéos de ce week-end, on doit faire un petit montage à diffuser. On voudrait faire un clip officiel.  

 

LOR : Merci beaucoup les gars d'avoir pris un peu de temps pour discuter. 

L'album est disponible à l'écoute gratuite sur les plateformes habituelles, deezer et spotify
Et pour en savoir bien plus sur ce joyeux groupe, photos, dates des concerts, allez visiter leur site internet.


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