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Interview de Jerry T. and The Black Alligators

One Last Before I Go

Jerry T. soundz


Aujourd’hui LOR est reçu par JerryT&The Black Alligators pour une interview dans leur salle de répète. Je rejoins les gars dans les sous-sols ou se trouvent leur salle de répète. Les musiciens s’affairent autour de leurs instruments et se préparent à jouer. Sauf que toctoc badaboom! C’est moi! Avant de jouer ces messieurs vont s’installer bien gentiment et répondre à 2 ou 3 questions! Nous z’avons les moyens de vous faire parlez!

Bonsoir et merci de recevoir LOR pour cette interview!

interview 

Lords Of Rock : Première question ça va ?

JerryT : ça va très bien ! On est en répète, on prépare notre répertoire pour les prochains concerts!

LOR : Alors comment ça fonctionne JerryT?

JerryT : JerryT & The Black Alligators ça va bientôt faire 3 ans que ca existe. A la base j’avais commencé un projet tout seul et fait un premier album acoustique sur des bases purement blues retour aux racines du Mississippi. Après ça, j’ai rencontré Nico et David, à la basse et à la batterie avec qui on a initié le projet. Nous avons travaillé ensemble sur le second album Down By the Swamp sorti il y a un an maintenant. Un album très axé blues mais avec un son plus électrique dans lequel on a cherché des nuances un peu Chicago.  On fonctionnait avec des guests très talentueux qui nous accompagnaient une fois de temps en temps et on a décidé de mettre en place des compositions un peu plus riche. On est donc passer de trois, à six membres. Aujourd’hui nous sommes que 4…(rire)

LOR : Du coup on fait un p’tit tour de table ?

Fabien : Je suis arrivé il n’y a pas très longtemps pour remplacer David à la batterie qui a quitté le groupe pour vivre dans le sud. On a fait quelques concerts ensemble au Batofar et à l’Utopia. L’intégration se passe plutôt bien.

Nico : je suis à la basse et je suis dans le groupe depuis plus ou moins le début.

Eric : je suis le saxophoniste, je suis assez jeune aussi dans le groupe. On a joué ensemble pour la première fois en bœuf.

Jerry T : je suis au chant et à la guitare. On a également JP et Alex qui sont absents ce soir, respectivement à l’Harmonica et à la guitare.

 

LOR : quel est votre idéal à atteindre musicalement ?

JerryT: pfiiouuuu…alors il y a peut-être un exemple de perfection vers lequel on travaille dur pour essayer de l’atteindre. C’est Buddy Guy, la plus grosse référence actuelle de Blues à mes yeux. La section rythmique est carrée et à l’écoute de Buddy Guy. D’un concert à l’autre c’est jamais deux fois la même chose suivant les guests qu’il fait monter sur scène. Voilà, ce sont des choses vers lesquelles on essaye de tendre sur lesquelles on essaye de travailler. Surtout au niveau de l’écoute et de l’attention que nous avons les uns des autres dans les morceaux. Donner de l’espace aux musiciens solistes. En fait il faut que la section rythmique soit le tremplin pour mettre en avant ce que tous les potentiels du groupe ont à dire. Voilà le but à atteindre.

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LOR : Quel est le message exprimé à travers le blues de JerryT&The BA ?

Jerry T: on a la chance de pouvoir composer. On ne se bride pas à faire des reprises et partant de ce principe, la composition c’est la liberté. Donc on a le droit de parler de tout ce qui nous importe. Le blues ça reste quelque chose d’assez personnel et dans le vécu. Ce sont les histoires que l’on vit tous les jours, les petites histoires, les grandes, les tristes, les heureuses, le bonheur de partager, les moments passez avec une femme, les amis, de mettre tout ça en musique et on essaye d’avoir des compositions au plus proches des sentiments qu’on essaye d’adopter.

LOR : Votre  3ieme album ne devrait pas tarder à sortir, comment s’est passé l’enregistrement ?

Nico : Les prises ont été faites ici en salle de répètes ou chez Jerry. On a tous défilé un par un chez lui, ou lui se baladait avec tout ses micros et son matos pour faire les prises de sons.

JerryT : on a également travaillé avec un ingé son qui avait déjà bosser avec nous pour le deuxième album avec qui on avait pu faire des prises de sons en studio. Cette fois il nous a aidé sur le mix général et sur le mastering ce qui a donné une qualité globale encore meilleure que ce que nous avions déjà pu mettre en place.

Nico : On peut parler de la richesse aussi du fait qu’on soit 6. On a deux guitares,  Jp à l’Harmonica, le saxo, plus la rythmique et voix bien sur, mais ça apporte beaucoup de potentiels et de richesses dans les sons.

JerryT : On essaye surtout d’être dans la liberté d’expression pure. On se donne carte blanche sur les thèmes musicaux.

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LOR : Pour le 1er album comme tu le disais c’était les racines du blues ambiance acoustique, le second était plus électrique, on doit s’attendre à quoi dans la sonorité du 3ieme ? Quelque chose de plus Hard Rock ? On continu dans l’évolution ?

JerryT (rire) : on continu dans l’évolution. Alors oui, le premier était acoustique mais j’essaye de garder cet aspect acoustique sur chaque album. Sur le deuxième il y a deux morceaux acoustiques avec une orchestration complètement différente du reste de l’album et sur le troisième, j’essaye de garder ce même esprit. Le blues a cette pluralité, il vient de Louisiane, du Mississipi, il  a prit la route partout dans les Etats-unis et partout dans le monde et s’est coloré de bien des manières.

On essaye d’inviter les gens à un voyage, on a la chance d’être six musiciens on a la chance de pouvoir varier les plaisir, varier les couleurs. On essaye tantôt de sophistiquer le blues  mais également de faire l’inverse, de le rendre poisseux, de le rendre proche de ses racines ou  de le « rockifier » parfois,  à l’anglaise. Et le prochain, je l’imagine un peu comme si on était arrivé à New York, on a du saxophone et on a des gens capable d’improviser sur des gammes un peu plus enrichie que sur les 5 notes du blues. Et puis on va prendre la route de New York à Chicago, donc il va y avoir du pure Chicago Blues, du blues un petit peu nouveau à notre sauce, à la française à la façon Jerry T & The Black Alligators.

LOR : Alors « à la française »…sur les albums j’ai noté qu’aucun titre n’est chanté en Français pourquoi ?

JerryT : Le projet est de rester très proche des racines du blues. Et le blues…je pense qu’il est fait pour être chanté en anglais. Je pense que dans la langue anglaise l’expression des sentiments peut se faire par des mots plus simples. Et la grammaire, le chant lexical français se prête moins au chant blues. Mais du coup, je tire mon chapeau aux références françaises du blues qui chantent le blues en français, chose dont je suis bien incapable, et je pense que d’arriver à le faire avec cette culture française c’est aussi quelque chose de très bien. Mais bon qui sait peut-être que dans le 4ième album il y aura un morceau blues en français.

Pour l’instant le blues c’est en anglais. Les racines du blues sont en anglais et on va continuer à le faire comme ça.

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LOR : un mot sur la futur pochette de l’album 

Eric : black Alligators

JerryT : voyage

Nico : Big Trip !

Fabien : Road

 

LOR :Un Nom ?

JerryT: One last Before i Go

 

LOR : Un morceau à conseiller au public ?

Fabien : Voodoo Love Spell!

Nico : Voodoo Love Spell aussi.

JerryT : Midnight Blues, c’est un morceau ou pour une fois justement on a pu sophistiquer un peu le blues, s’écarter un peu des racines brutes et violentes. L’occasion et mettre un peu d’orchestrations savantes.

Eric : moi aussi Voodoo Love Spell parce qu’il défonce. Mais il y a un autre morceau que j’aime. C’est Driving Through the Rain…en live!

JerryT : oui c’est l’occasion de dire qu’il y a des versions live, 3 titres sur le troisième album dont 1 avec un guest international dont on est très fier.

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LOR : merci Jerry T & The Black Alligators pour ce moment. Je vous laisse reprendre votre répète.

Et c’est sur ces quelques notes de blues que je range mes affaires et que je laisse le groupe travailler son set.

Photos : ©RedEyesCam

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