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Dope D.O.D.

Live au Chato'do

25 mars 2016, Le Chato'do, Blois (FR)

REVIEW - Sur Lords of Rock on aime s'échapper vers de nouveaux horizons, expérimenter autre chose que des riffs de guitare et des solos de batterie. On a testé pour vous un groupe de barjots qui nous vient tout droit du pays de Johan Cruyff : Dope D.O.D. !

Le Chato'do accueillait ce soir une triplette de concerts. Tout d'abord Oldkids, puis Schlass, mais surtout Dope D.O.D.. Ces trois déglingos néerlandais originaires de Gronigue ont signé leurs débuts en 2007. Né d'une union entre Dope Kid (Dopey Rotten) et Duo Of Darkness (Skits Vicious et Jay Reaper), il aura fallu attendre 2011 pour que le trio dévoile un premier EP et se révèle au grand public, en particulier grâce au clip de « What Happened ? ». Leur fusion hip-hop/electro voire même dubstep pour certains morceaux rassemble à la fois les amateurs de Wu-Tang Clan, Prodigy, Limp Bizkit et ceux de Skrillex (on tape dans les clichés pour l'exemple hein). Leur crédo : des textes bien construits et agressifs accompagnés par du gros son, du boom boom qui tabasse bien comme il faut. L'étiquette « hardcore » leur colle même à la peau par moments. Pour cette nouvelle tournée, plus de Dopey Rotten. Seuls Jay et Skits sur scène, accompagnés par Dr Diggles, un DJ à l'ancienne, histoire de gratter quelques platines. Amis du bon goût et de la poésie, le décor est planté.

Après deux premières parties plutôt moyennes (la salle n'est pas vraiment vide, mais presque), difficile de s'enflammer. Surtout que pour une soirée entamée à 20h30, Dope D.O.D. N'arrive sur scène qu'à 23h… Dr Diggles débarque, le concert commence enfin. Petit tour de la scène histoire d'ambiancer la foule, puis retour aux platines pour laisser la place à Skits et Jay. Le truc frappant avec ce genre de groupe, c'est qu'on est conditionné avant de les voir en live. L'ambiance dans les clips du groupe est souvent sombre, limite glauque, Skits a les cheveux moitié rasés et porte des lentilles de contact noires et blanches (on ne parlera même pas de sa dentition à la Joey Starr), du coup on s'imagine trois furieux, des mecs bien bad ass. Que nenni. Dope D.O.D. est composé de gentils garçons, souriants et agréables dès leur entrée. Alors c'est sûr, chaque phrase est ponctuée par un « fuck », mais il est tout de même plaisant de voir que ces mecs là viennent pour prendre du plaisir, on a envie d'aller boire des bières avec eux dans les loges.

L'absence de Dopey Rotten ne pèse pas vraiment sur la qualité de leur show puisque Dr Diggles vient combler ce manque sur quelques morceaux, le temps de se mêler à la foule ou même partager quelques gorgées de rhum. D'ailleurs c'est devenu une spécialité du groupe. Déjà vu au Printemps de Bourges il y a quelques années, le trio n'hésite pas à se griller une clope sur scène (comment ça un joint ?!) ou à remplir leurs verres de rhum, vodka et autre liquides destinés à passer une bonne soirée. Les quelques puritains parmi vous seront offusqués de ces quelques lignes, mais l'ensemble de la foule ce soir est bien en phase avec le groupe, et tant mieux. Le seul bémol de cette soirée reste l'éclairage. En temps normal, l'artiste présent sur scène est sous les projecteurs, mais là, le public l'est également… Ce qui donne une ambiance très spéciale, comme si le concert n'avait pas vraiment commencé, étrange. Enfin la lumière ne gêne absolument pas Dope D.O.D. qui, pendant plus d'une heure, fait littéralement exploser le Chato'do, que ce soit avec les classiques du groupe comme « What Happened ? », ou les titres plus récents « The Day Is My Enemy » (remix de The Prodigy). Et au cas où le public n'en a pas eu plein la tronche, Dr Diggles vient en remettre une couche en terminant par un DJ set d'une quizaine de minutes, la claque ultime. Profitez-en, Dope D.O.D. passera par la Belgique et la Suisse courant avril, avant de revenir en France en mai et en juin.


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