mercredi , 21 février 2018
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Dead Confederate

Sugar

Label: Kartel


PSYCHE Deuxième article en quelques mois consacré à Dead
Confederate. Ce groupe est-il en passe de se faire un nom parmi les
grands ? Retour sur leur deuxième album fraîchement sorti.

Nous vous présentions il y a quelques mois le premier album de Dead
Confederate, WRECKING BALL, arrivé en Europe avec de longs mois de retard.
Cette fois-ci, nous sommes à l’heure et SUGAR leur second opus est distribué
sur le vieux continent. Cool, car les espoirs et l’enthousiasme que nous avions
pour leur premier effort, se confirment avec ce nouvel arrivage. Les musiciens
d’Athens réussissent même brillamment l’épreuve tant redoutée du deuxième
album. On retrouve ce qui nous avait plu dans WRECKING BALL, à savoir un son
parfois rocailleux, des compos bien ficelée et une noirceur qui peut se révéler
touchante. Même si dans l’ensemble SUGAR est clairement moins sombre que son
prédécesseur. L’étiquette « grunge » disparaît au profit de quelque
chose d’avantage rock psyché. Il y a moins ce côté un peu plaintif que l’on
pouvait entendre dans la voix d’Hardy Morris. Cette voix éraillée et si
particulière est nettement plus lisse et les morceaux presque plus
conventionnels. Dead Confederate rentre-t-il dans le rang ? Pas
complètement, mais certains titres peuvent surprendre comme “Run From The Gun”
qui vire presque pop. Un morceau gai, propre, mélodieux et taillé pour les
ondes. Il est vrai qu’aux manettes on retrouve une vieille connaissance en la
personne de John Agnello (Dinosaur Jr, Sonic Youth, The Kills) et qu’il doit
sans doute avoir ses plans pour que SUGAR lance véritablement le groupe dans la
cour des grands.

Ces groupes
américains de poilus en chemise à carreaux

“In The Dark” nous permet de constater dès les premières notes que les
Dead Confederate n’ont rien perdu de leur vigueur malgré ce son plus lisse. Un
morceau bien rythmé, bien rock, bien sympa. S’en suit l’étonnant “Run From The
Gun” susmentionné avec la présence de Ben Wigler du groupe Arizona. On l’a dit,
plus pop-rock, avec une guitare à la
Oasis, ce qui permet sans doute au groupe de poser son tube
l’air de rien. “Father Figure” nous ravit d’avantage. Plus sombre, dans la lignée
d’un Smashing Pumpkins, ce titre se révèle un des petits bijoux de ce SUGAR.
“Quiet Quid” suit cette lignée avec cette fois-ci un son plus grunge et
rentre-dedans.

Sur la face B, il y a encore quelques titres qui valent le détour.
“Semi-Thought”, ultra psychédélique avec sa rythmique répétitive est très
efficace pour les amateurs du genre. Et que dire de “Giving It All Away” ?
On signalera la présence de J Mascis des Dinosaur Jr pour un titre aérien qui
ravira les fans.

Et lorsque le groupe joue la carte de la tranquillité et de la
profondeur, ça donne des morceaux encore une fois réussis (Sugar, By Design).
Il semblerait que le groupe a véritablement trouvé sa voie. Ce deuxième album
convainc à tous niveaux et on espère vraiment qu’une longue carrière se profile
pour nos amis d’Athens. Même si la concurrence est rude parmi tous ces groupes
américains de poilus en chemise à carreaux qui font de la bonne musique, Dead
Confederate a largement sa place dans les têtes d’affiche.


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