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Blur 21

Blur 21

Label: EMI - Parlophone

ROCK - Vingt-deux ans d’existence (à rajouter aux deux ans de Seymour, nom initial) pour Blur ! Cela valait bien un effort. Et en lieu et place de l’habituel (et toujours contesté) best of, le groupe a opté pour un coffret somptueux avec moult inédits, raretés, albums remasterisés, DVDs et j’en passe des biens meilleurs. Si vous êtes un fan, ce papier ne vous sera d’aucune utilité (puisque vous l’aurez déjà entre les mains), pour les autres… A vous de voir…. C’est, quand même, l'occasion d’écouter l’un des meilleurs groupes anglais !

Allez, soyons honnêtes (enfin, moi !), cette chronique (qui n'en est pas vraiment une…) est un véritable bonheur à écrire. La raison me direz-vous ? Je suis une fan de Blur, et ce, depuis le printemps 1990.
Pour faire court sur mon histoire d’amour avec blur, j’ai entendu une voix et un son de guitare sur une vieille cassette audio (l’ancêtre du MP3 pour les plus jeunes !) au printemps 1990, puis je les ai vu en concert en juin de la même année. Dès lors je suis "amoureuse" de ce groupe et certaines mauvaises langues préciseront  "et de Graham Coxon aussi" (en effet, et alors ?!). En conséquence, inévitablement, j’ai tous leurs CDs, tous les singles et les best-of ou affiliés ainsi que (presque) tous les « Lives », les raretés, plus certains bootlegs.

Mais ce coffret BLUR 21 rassemblant l’ensemble de leurs albums remasterisés, des faces B déjà parues ou inédites, des raretés du temps de Seymour (nom initial entre 1988 et début 1990), soit au total dix-huit CDs, trois DVD avec le showtime de 1994, un vinyle du titre SUPERMAN et une merveille de vidéo fabriqué avec les moyens du bord (DIZZY), (période Seymour), ainsi qu’un livret explicatif (mais non exhaustif) sur le contexte de chaque album, c’est une obligation, un must-have, un sésame pour tout blurien. Bonjour l’objectivité !

 

 

Pour les autres, la dépense peut paraître folle (environ 142€ ; A noter pour les puristes que le même coffret existe uniquement avec des vinyles !) mais l’écoute des faces B vous prouvera que Blur n’est pas un groupe comme les autres. Sous ses allures faussement désinvoltes, la face est plus sombre et infiniment plus talentueuse.

Trop souvent assimilé, a posteriori, au courant Britpop, ils n’ont jamais fait dans la facilité. Ils auraient pu se contenter de reproduire à l’infini, sans problème d’audience, la lignée PARKLIFE/THE GREAT ESCAPE et, ainsi, ne pas prendre de risque. C’est mal connaître les personnalités de ses membres qui aim(ai)ent se remettre en jeu à chaque album. De LEISURE à THINK TANK, aucun album ne ressemble au précédent. Leurs histoires est aussi diverses que les sonorités présentées.

Je reconnais que Blur peut largement énerver certains et, même, être détesté par beaucoup, notamment en raison de l’omniprésence – potence ? – du charismatique – et un brin tête à claques ? – leader, Damon Albarn…. Tant de talents dans un même homme, c’est énervant, non ? Mais force est de constater que Blur tient la route (et la barre) depuis plus de vingt ans alors que d’autres groupes ont disparu ou sont devenus l’ombre d’eux-mêmes. Même avec un dernier album sorti il y a maintenant dix ans, Blur fait le « buzz » encore et toujours. Deux chansons composées pour le concert de clôture des Jeux Olympiques le 12 août prochain à Hyde Park ? Hop, tout le monde s’emballe et subodore un nouvel album (dois-je évoquer l’appli iPhone ?).

 

 

Le groupe souffle le chaud et le froid, mais les warm-up concerts (BBC6, Radio2, Margate, Wolverhampton Civic et Plymouth) ont été accueillis avec des panégyriques et une émotion enthousiaste, faisant l’unanimité sur les prestations et l’incorporation de titres souvent ignorés (Young & Lovely, Caramel, Mr. Briggs).

Ce coffret s’adresse donc, aussi, aux non-fans qui veulent réellement savoir ce que Blur a dans le ventre et, croyez-en une vieille routarde, vous allez être surpris, très agréablement surpris… Conseil d’amie : écoutez en priorité les titres suivants qui démontrent l’ampleur de leur talent : "Young & Lovely", "Black Book", "Get Out of Cities", "Caramel", "Dizzy", "Inertia" et "Mr. Briggs".
Alors, fin ou pas fin ? En cela, mon cœur blurien me dit que si c’est vraiment la fin, la sortie est drôlement belle !

Evidemment, je n’allais pas clôturer la chronique sans émettre une toute petite critique…. Afin d’atteindre la perfection, manquent à l’appel le DVD de Sharshaped et le concert du 3 juillet 2009 à Hyde Park (d’accord, là, j’ergote un peu !).

PS : Ah oui, 21 comme le nombre d'année depuis la sortie officielle de LEISURE.

 


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