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Arctic Monkeys live in Paris

Casino de Paris - 31 janvier 2012

Casino de Paris (FR), mardi 31 janvier 2012

REVIEW - Premier de leurs trois concerts parisiens, Arctic Monkeys est monté sur la scène du Casino de Paris, avec l’envie d’embraser la scène et de frapper leurs fans directement au cœur, et aussi, au foie avec ce son rock suffisamment chaud pour nous réchauffer du froid glacial de l’extérieur… avec un petit plus en première partie, leur pote, Miles Kane.

 

Les Arctic Monkeys ont donc littéralement squatté Paris début 2012… Casino de Paris le 31 janvier, L’Olympia le 3 février et le Zénith le 4… Autant dire que les petits de Sheffield ont dû apprécier de passer quelques jours à Paris, avec leur pote Miles Kane qui a assuré la première partie du Casino (de l’Olympia et du Zénith).

Quelques mots tout d’abord sur ce concert de Miles Kane…Trois points  à retenir : sa présence, sa connexion avec le public et son énergie. Sa touche de guitare est excellente et il dégage sur scène une aura, une maîtrise vocale et cette joie d’être sur scène ; Même si, le seul bémol ira sur sa prestation vestimentaire… le costume lui va si bien d’ordinaire !

Après cette première partie dynamique, rock, pop et savamment électrique, arrive le groupe qui déchaîne les passions ; On aime ou on déteste. Honnêtement, même dans le public présent ce soir-là, cela se sentait un peu. Il y a eu 3 concerts différents : le premier s’est déroulé dans la fosse, le second sur les balcons de côté et le troisième sur la mezzanine et au balcon de face. J’ai assuré les trois endroits et j’ai adoré la fosse (même à mon âge avancé !).

La fosse était composée de fans de tous âges : adolescents, jeunes adultes, quadras et même un sexa clone de Turner avec sa banane rock (ou est-ce l’inverse compte tenu de l’âge du jeune retraité !). Nous avons vibré, sautillé, hurlé, chanté et pratiquement pas prêté attention au calme venant des balcons… Car de ce côté-là aussi, tous les âges étaient représentés, mais hormis les fans des balcons de côté (debout tout au long du concert, avec bracelets fluo, banderoles diverses – Ah, l’Union Jack qui a réchauffé mon petit cœur ! – et chœurs de Turner), et quelques-uns au premier rang de la mezzanine, les autres spectateurs ont fait du ‘fauteuil, applaudissements, fauteuil, applaudissements jusqu’à "Brick by Brick" (11e chanson sur la set list !). J’en aurais avalé son BlackBerry® ! Au final, il faudra que je pense à aller dans la fosse à chaque fois !

 

 

En quatre albums, les Arctic Monkeys ont fait leur trou et sont dans la lignée du très bon rock anglais et vachement bien foutu ! Et il faut avouer que ces petits jeunes laissent rarement indifférents. Je connais certaines personnes qui sont sorties du Casino de Paris en me disant "1h, trop enchainé, manque de charisme" et je n’ai pas hurlé à la mort. J’ai même approuvé… pour le 1h ! Parce que, incontestablement, Arctic Monkeys a investi la scène à 20h50, tel un prime time, et a terminé vers 22h10. Quand on décompte 3 ou 4 minutes pendant l’attente du rappel et les quelques pauses entre les chansons (avec une drôle de complicité entre Turner et Helders), on arrive à 1h pile poil. Et là, je le dis tout de suite, compte tenu de la qualité des compositions de Turner, ce n’est pas possible, surtout avec Miles Kane en coulisses qui aurait adoré venir pour un duo à la The Last Shadow Puppets (ce qu’ils ont fait à l’Olympia). On sent à ce moment précis la jeunesse du groupe ; Un concert d’une heure n’est pas tolérable pour un groupe de cette qualité ayant des chansons en réserve ! Alex, réveille-toi, mon canard !

Bref, dès l’arrivée, déluge de lumières, Union Jack sur la Batterie, hystérie des fans féminines (oui, pas en majorité d’ailleurs), et ça balance des guitares bien lourdes, bien rondes sur "Don’t Sit Down ‘Cause I’ve Moved Your Chair" ! Le petit Turner en jean et veste en cuir serrée, sa coupe à la 50’s (Vince Taylor sort de ce corps !) jouant de son charisme et de son jeu de guitare.

 

 

Ils vont donc alterner leurs chansons des quatre albums avec une majorité du dernier opus. Heureusement, ils n’ont pas oublié celles qui les ont révélées comme "When The Sun Goes Down", "Brainstorm" (décibels à fond, lumières rouges et stroboscopiques) en passant par le divin "I Bet You Look Good On The Dancefloor" et "Teddy Picker" ! Je regretterai l’absence de "Mardy Bum", titre phase du premier album. Dommage !

Tout est donc bien carré, calé et la fosse s’agite et réchauffe un peu les étages supérieurs. "Brick by Brick" finit par donner quelques fourmis dans les jambes des balcons et on peut admirer quelques téméraires qui se dandinent en rythme. L’enchainement de "This House Is A Circus", "Still Take You Home" et "Pretty Visitors" (très 60’s et sublimée sur scène), moins connus par la moitié de l’audience, clôture l’effet « fosse ». Arrivent alors "She's Thunderstorms" avec une spécial dédicace 'For The Girls !" avec un sourire coquin et surtout "Do Me A Favour" qui donne un coup dans le ventre à chaque écoute et encore plus en live. Ce titre me procure des frissons à chaque fois. Puis vient le temps de "When The Sun Goes Down" et le délire pogo de la fosse et, pendant lequel, j’ai, je l’avoue, invité mon voisin un brin statique à pogoter avec moi ! Il est resté scié devant une telle invitation mais est resté debout les bras en l’air jusqu’à la fin du concert ! Comme quoi, il suffisait d’un rien pour enflammer les balcons…

Le groupe reviendra pour un rappel de trois titres dont le très sexy "Suck It And See", "Fluorescent Adolescent" (toujours égal à lui-même) et le splendide et émouvant "505", avec Miles Kane en appui guitare. "505" est définitivement le morceau emblématique des concerts. Il finit pratiquement systématiquement les prestations de nos quatre petits anglais et ressemble, presque, pour le côté « emblème éternel » à "The Universal" de Blur (revoyez le concert du 3 juillet 2009 à Hyde Park et vous comprendrez).

 

 

Alors, oui, 1 heure c’est court, oui, une partie du public était un brin trop sage (celui de l’Olympia était, lui, tout acquis à la cause du combo et donc réactif), mais Turner et sa bande ont pris de la bouteille et ses « Bonjour Parissss », « ça va ? » sont loin de sa timidité statique des premiers concerts il y a quelques années (disons 2009). Enfin, pour ceux qui pensent que c’est aussi un groupe de filles, pourront ravaler leurs paroles. Nos Arctic Monkeys assurent, grandissent (mieux que bien), assument leurs imperfections et comprennent vite les ajouts des expériences solo de Turner (SUBMARINE, The Last Shadow Puppets).

Turner n’aura jamais le charisme d’un Damon Albarn, d’un Dave Gahan, ou d’un Mick Jagger, en concert, mais il est assez charismatique pour faire reposer le spectacle sur ses frêles épaules, bien aidé, dans ce sens, par son batteur et complice, Matt Helders, véritable showman ! Attendons encore quelques années, quelques bons albums et ils seront enfin des bêtes de scène…

 

Set List :

Don't Sit Down 'Cause I've Moved Your Chair
Teddy Picker
Crying Lighting
The Hellcat Spangled Shalala
Black Treacle
Brianstorm
The View From The Afternoon
I Bet You Look Good On The Dancefloor
Library Pictures
Evil Twin
Brick by Brick
This House Is A Circus
Still Take You Home
Pretty Visitors
She's Thunderstorms
Do Me A Favour
When The Sun Goes Down

Rappel

Suck It And See
Fluorescent Adolescent
505 (with Miles Kane)

 


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