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Stevans - Fake

Label: Musikvertrieb


POP Après l'album éponyme sorti en 2006, Stevans remet l'ouvrage sur le métier avec le très studieux FAKE. Le trio genevois sera à l'honneur de la soirée du mercredi 21 juillet au Paléo Festival, histoire de défendre ce deuxième essai. Mais avant cela, une critique s'impose.

 

Oui, Stevans est toujours bien inspiré ! Biens dans leurs slim-fits et leurs vestes en cuir, les 3 membres du groupe connaissent la leçon (et leurs classiques !) et prouvent avec cet album qu’ils peuvent jouer n’importe où, même dans la cour des grands, il est désormais facile pour eux de se créer immédiatement un public, voire établir le respect d’artistes déjà bien installés (mais là n’est pas leur but, of course), même s’il y a 15 ans leur succès aurait eu ça de plus excitant que ça aurait sonné vraiment brit-pop. Une sort d’uppercut très local à un PARKLIFE ou un défi à MORNING GLORY. Mais avec des si… Alors, rien à jeter ? Mmmh, ça dépend comment on est luné. Un sans faute total sur les quatre premiers titres (comment résister à "Vodka Red Girls" ?), avec une entrée en matière ("Battle Of Brains") qui donne le ton parfait, car offre un aperçu de ce que sera cet album : mélodique, tendre, puissant, tout ça à la fois. Mais le cinquième morceau ("Morning Daze Of Mad Alien") commence à nous faire lâcher prise. Il n’est pas facile car volontairement lent – voire même traîne-savates – mais lentement vient s’insérer dans notre crâne pour y rester. On appelle ça un morceau intelligent, pas du genre de ceux que vous aimez instantanément et qui vous gonflent après trois semaines déjà.

 

 

Uppercut très local

 

 

Mais après, ça se gâte. Enfin, les mots sont forts, mais comment ne pas s’ennuyer à l’écoute d’un "Philippe" dégoulinant de sucre et ses paroles cul-cul la praline ? "Let Me Hide" persiste et "Misunderstood" signe. Heureusement, "Not Allowed" reprend le flambeau là où "Herr Express" l’avait laissé : c’est pop, c’est dansant, c’est du Stevans comme on l’aime. Crise sur le gâteau : "Sunny Afternoon" des éternels Kinks ! Stevans se devait bien de leur rendre hommage un jour où l’autre. Voilà chose faite. Et exercice réussi.


Ecrit par Boris Berger - Le 18 juin 2010


 


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