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Sonisphere Festival - Chronique d'une furie |
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| Jonschwil, Suisse, le 18 juin 2010 |
Categories: Concerts
REVIEW Quelle affiche! Pour toutes les personnes qui ont écouté du metal dans les années 80 et 90, cette affiche du Sonisphere Festival dépasse l’entendement. Imaginez donc, le Big Four réuni en une journée. Le Big Four ? Metallica, Slayer, Anthrax et Megadeth considérés comme les pionniers du trash metal américain. Rien que pour ces groupes l’affiche est incroyable. Mais attendez, histoire de compléter joliment la programmation on retrouve entre autre Motorhead, Bullet For My Valentine, Stone Sour ou encore Alice In Chains. Impressionnant.

Plongeons, batailles de boue et tout ce qui va avec
En plus de cette pléiade de groupes, il y a un invité surprise. Qui ca ? La pluie. Elle était surtout présente le jour et la nuit précédente pour le concert d’Airbourne, mais après son passage remarqué, la boue a pris le relai. De 15 à 30 cm de boue sur l’entier du site. Le mot herbe est à rayer du vocabulaire pour cette journée. Il n’y a plus un endroit sec, partout de la boue et encore de la boue. Vous imaginez bien évidemment qu’il y a eu de drôles de scènes, entre les glissades, plongeons, batailles de boue et tout ce qui va avec. Un véritable Woodstock en Suisse. Malheureusement, nous n’avons pas pu tout voir. Le temps d’arriver, de mettre la machine en marche et de se familiariser avec le terrain, Anthrax avait déjà joué. Moi qui rêvais de voir enfin la barbichette de Scott Ian, et bien c’est raté. Le premier véritable concert à se mettre sous la dent a été Alice In Chains. Bonne prestation pour ce groupe mythique de Seattle reformé avec le beau William DuVall au chant. On retiendra le vieux titre “The Rooster” joué en fin de set. Stone Sour a enchainé ensuite sur la petite scène. Sympa, mais pas encore assez pour véritablement vibrer. On se déplace gentiment pour être face à la grande scène. Les choses sérieuses commencent, Slayer entre en scène. Tom Araya et sa bande de joyeux lurons nous montrent alors comment on joue du trash. Les vieux morceaux ont toujours la faveur des fans. “War Ensemble”, “Dead Skin Mask”, “Angel Of Death”, “South Of Heaven”, “Mandatory Suicide”, “Chemical Warfar”e et le célèbre “Raining Blood” ravissent les vieux briscards comme nous. Les années passent pour Slayer. Tom Araya ne braille plus autant qu’avant, Jeff Hanneman ne nous fait plus peur avec ses kilos en trop, seul Kerry King semble ne pas vieillir. Pourtant c’est toujours un plaisir de voir Slayer, Tom Araya a quelques sourires communicatifs avec ses fans et il semble prendre beaucoup de plaisir sur scène.

Après cette déferlante trash dans la tronche, on est tout de même obligé de se nourrir et c’est malheureusement Megadeth qui en fait les frais. Un concert vu de loin, quelques morceaux entendus d’une oreille comme “A Tout Le Monde”, “Symphony Of Destruction” et “Endgame”, titre éponyme du dernier album en date. Après quelques albums décevants, Megadeth a su rebondir grâce à son dernier opus. Dave Mustaine se porte bien, les vieilles rancunes du passé avec Metallica sont oubliées et c’est un plaisir de le voir partager l’affiche avec les Four Horsemen. Place au Rock n’roll avec Lemmy et son groupe Motörhead. Tout de noir vêtu, chapeau, bottes, lunette de soleil, le vieux Lemmy a la classe. Après une vie d’excès à tout niveau, Lemmy (65 ans) joue toujours avec envie et passion. Un personnage haut en couleur qui mérite sa place avec les grands noms du rock n’roll. Un concert classique de Motörhead avec un final attendu par tous pour “Ace of Spades” et “Overkill”. Rise Against a eu la lourde tache de jouer après Motörhead, mais surtout avant Metallica. On ne va donc pas s’étaler sur le sujet et passer aux choses sérieuses. 21h10, la tête d’affiche du festival lance les festivités. “Creeping Death” pour se chauffer, ca commence bien. Et ce n’est que le début, car James l’a annoncé : « I hope you like old stuff » En effet, les amoureux des deux premiers albums on été gâtés. On aurait pu croire qu’il s’agissait de la tournée de RIDE THE LIGHTNING avec les nombreux titres présents (“Creeping Death”, “Fight Fire With Fire”, “Fade To Black”, “Ride The Lightning”, “For Whom The Bell Tolls”). Le premier album KILL EM ALL n’est pas en reste non plus avec “No Remorse”, “Whiplash” et “Seek And Destroy”. Les deux heures de set sont en place, James Hetfield parle un peu avec le public qui connait par cœur tous les morceaux. Trujilo se fait remarquer par ses positions et ses clowneries, Lars tire souvent la langue derrière sa batterie et Kirk joue toujours aussi vite. Un peu de pyrotechnique pour que le show soit total et pour que le concert soit inoubliable.

Metallica joue quelques classiques qui sont d’une efficacité à toute épreuve. Comment rivaliser avec “Master Of Puppets”, “One”, “Enter Sandman”, “Welcome Home” et “Nothing Else Matters” ? Je ne sais pas s’il y avait des gens qui ne connaissaient que le dernier album DEATH MAGNETIC, si c’est le cas, ils n’auront pas eu beaucoup de temps pour s’exprimer, car seulement 3 titres faisaient partie de la setlist. Le seul reproche que l’on peut faire se situe peut-être au niveau du son. Par moment la basse de Trujilo couvrait tous les instruments. Déjà pour Slayer ce n’était pas le top, mais là pour le concert final, c’est un peu dommage. Hormis ces détails d’ordre techniques, le concert est superbe. Metallica a toujours une longueur d’avance sur les autres groupes d’heavy metal et ils sont sans doute les meilleurs en activité. D’autres concerts suivent Metallica, mais la plupart des spectateurs repartent. Après avoir crapahuté 12 heures dans 20 cm de boue, sans pouvoir s’asseoir, les jambes se font lourdes. Et franchement, après avoir vu Metallica, c’est difficile de se motiver pour un petit groupe local.
Le site “Live” de notre photographe Mehdi Benkler (ici)
Ecrit par Anthony Golay // Photos © Mehdi Benkler - Le 21 jun 2010
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HIK3
juin 23,
16:57
Re: Chronique d’une furie
De la boue et encore de la boue, l’organisation laissait à désirer mais qu’est-ce qu’on ferait pas pour voir nos idoles !
Avinash Manoli
juin 23,
21:57
i was fucking THERE!!
hey man your review completely captures the essence of what was sonisphere switzerland , the mud and slush was too much but this metalfest was one for the brave!!!
Avinash Manoli
juin 23,
21:59
i was fucking THERE!!
i traveled all the way from India for the show by the way \m/
Phil
juillet 1,
09:45
vu aussi !
un festival d’enfer, un vrai….
http://www.concertandco.com/critique-concert.php?s=sonisph%E8re
bylszski
juillet 22,
04:09
bylszski
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