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Julian Casablancas - au Montreux Jazz Festival |
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| Montreux Jazz Festival, Montreux (CH), du 2 au 17 juillet 2010 |
Categories: Concerts
REVIEW Très belle programmation que celle de ce lundi 5 juillet : Julian Casablancas et Vampire Weekend au Miles Davis Hall ou John & Jehn et The Drums au Montreux Jazz Café. Autant dire que le casse-tête était de taille. Mais tout ce tapage en valait-il la chandelle ?

Vampire Weekend (photo), le groupe d’Ezra Koenig, investit le Miles et y met une ambiance bon enfant. Pas de danses et pogotages en tous genres. Des moments très forts dont le magnifique “Campus” ou le très dansant “Cape Cod Kwassa Kwassa”. On remarquera de nombreuses différences entre les versions live et studio, en particulier concernant le dernier opus CONTRA. Au-delà, la performance n’atteint pas des sommets et parvient même à énerver. Pour exemple les très stéréotypés appels à la foule à chanter ou taper dans les mains. Peut-être aussi est-ce difficile pour les performers de cerner le public Montreusien, toujours sur ses gardes. En tous les cas, on ne sera pas déçu lorsque le concert prend fin et on se réjouit de la venue de Julian Casablancas. Qui commence d’ailleurs avec près d’une demie heure de retard (on rappelle qu’il s’agit du Montreux jazz festival !!), annoncé par le seul et l’unique Claude Nobs. Une mèche blonde dans les cheveux (pourquoi ?), un uniforme rouge tout droit sorti de Thriller et les habituelles lunettes noires n’enlèvent rien au charisme de Casablancas. On commence fort avec “Hard To Explain”. Suit “Out of the Blue”, la magie prend peu à peu et on atteindrait des sommets avec “River of Brakelights” … si quelque chose ne clochait pas. On pourrait tout d’abord s’aventurer dans les suppositions : qu’est-ce que (et en quelle quantité) Julian a-t-il absorbé avant de monter sur scène ? Ses délires incompréhensibles y sont-ils liés ? On pourrait également se demander pourquoi autant de titres des Strokes (“Hard to Explain”, “Reptilia”, “Ask Me Anything”,…) lors d’un concert solo et censé présenter l’album (solo également !) 11TH DIMENSION. Ou bien est-ce le public ? Jeune…très jeune.
Délires incompréhensibles
Peu importe, le résultat se révèle nettement en dessous des capacités de l’artiste. Sa présence reste, elle, indéniable. Il charme, simplement en se trouvant là. Les filles font quant à elles des arrêts cardiaques lorsque Juli descend dans la foule. Nous, on continuera à se poser des questions…Plus tard et un étage en dessous se produisent The Drums. John and Jehn sont déjà loin et nous les avons raté pour cause d’absence du don d’ubiquité. On se contentera donc du quartet de Brooklyn. De leurs tubes “Let’s Go Surfing” ou “I Felt Stupid”. On s’en contentera car, malgré une énergie scénique incontestée, leurs morceaux restent de sympathiques tubes « indie », juste bons pour passer un moment agréable en leur compagnie…et l’oublier. Au final, un lundi soir loin d’être en accord avec nos espérances, sans être totalement raté.
Ecrit par Nevena Puljic // Photos © Daniel Balmat - Le 09 jui 2010
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Sister Ray
juillet 9,
22:31
Re: au Montreux Jazz Festival
Pas de “Reptilia”, j’aurais eu une attaque!