dimanche , 23 juillet 2017
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30 ans du Festival de Poupet


FESTIVAL – 30 ans d'existence pour un festival, ce n'est pas rien et cela mérite bien un week-end rempli de concerts gratuits et de surprises ! De ce côté, Phillipe Maindron, le directeur du festival, nous a bien gâté, jusqu'à donner littéralement de sa personne. Le mot d'ordre de ce festival est la générosité et je vous laisse découvrir pourquoi. 

C'est par un jour ensoleillé, en ce premier week-end de Juillet 2016, que nous partons dans la cambrousse vendéenne. Première étape, trouver le camping pour y poser la tente. On s'enfonce, on passe les barrages de sécurité tant bien que mal, et là, bonne surprise, le camping est carrément dans les backstages du festival. On comprend mieux pourquoi il était si difficile de négocier avec la sécurité alors que l'on avait une réservation dans le camping. J'enfile mon teeshirt lordsofrock est c'est parti pour 2 jours de musique intense et de belles rencontres ! 

Et d'ailleurs cela commence très bien. Joyeux bordel nous invite à "Prendre l'apéro" à 17h30. C'est trop tôt me direz-vous ! Et bien venez un peu en Vendée et vous comprendrez ! Cela reste entre nous, hein, étant moi-même vendéenne, la première chose que l'on fait quand on rencontre une vieille connaissances, c'est de l'inviter à boire un coup. Cette chanson représente tout à fait cette tradition sociale.  Revenons au concert. Bonne mise en bouche avec ce groupe vendéen qui fait dans le style ska rock festif. Bretelles, accordéon, trompettes et guitares, le groupe joue avec les bons clichés de la chanson française. Des chansons inspirées du quotidien et certaines un peu engagées, comme "Les salauds", d'autres avec des riffs qui restent dans la tête. Je vous laisse découvrir "De l'autre côté", vous allez adorer ce groupe dès les premières notes. Tout leur répertoire est prévu pour la scène, les gars s'éclatent, partagent : "Et le public à gueuler" demande le chanteur et à nous de répondre "PRATCHA!!". Une très belle découverte pour commencer ce festival ! Et j'ai eu la chance de les rencontrer pour une interview autour d'une bière. To be continued… 

  

Les concerts se chevauchant, nous quittons ce joyeux concert pour aller voir Les Bidons de l'An Fer. C'est un groupe assez particulier, d'une douzaine de gars musclés, tapant comme des brutes sur des gros bidons en métal. C'est très énergique et impressionnant. Ils sont accompagnés de Eugène de Rastignac, l'électro dandy, pour leur entrée sur scène. Les artistes s'harmonisent parfaitement. La dimension électro rock donne une profondeur aux bidons. Très belle découverte, et je vous invite à aller voir de plus près ce que valent Les Bidons de l'An Fer et Eugène de Rastignac

Ce festival commence vraiment très bien. La faim se fait sentir, on décide de visiter un peu le site. Habituellement, Poupet n’occupe que le théâtre de verdure sur 1 mois. À année exceptionnelle, décors exceptionnel, 3 scènes y sont installées. Au détour d'une scène, un manège, et pas n'importe lequel, le "manège en chantier". Vous aurez bien-sûr compris le jeu de mot. Des tracteurs tournent en rond et ici, on n'attrape pas la queue de mickey mais une serpillère ou une since pour les locaux.  Bienvenue en Vendée. Exit les clichés campagnards ? Ah non, ici on joue à fond avec. D'autant plus que Poupet est connu pour être un festival familiale. Pas de gros déchets aussi bien humains qu'organiques. Tous les âges sont réunis, du petit dernier en poussette à la grand-mère ! On croise beaucoup d'enfants avec un casque sur les oreilles pour bien profiter de l'ambiance sans avoir de conséquences. 

  

Pas le temps de finir la visite, il faut aller s'installer rapidement pour avoir de bonnes places afin de profiter de Boulevard des Airs. Il est 20h, tout le monde est arrivé sur le site (15 000 personnes) et ils sont chaud! Les premières notes de "Je cours" résonnent et le show donne le ton. Ils ont beaucoup d'énergie sur scène pour notre plus grand plaisir. Les tubes s'enchaînent, "Demain de bon matin", "Bruxelles", emmène moi chantés à tue-tête par le public.. Petite interlude instrumentale. Mega tuba sorti, le chanteur passe en mode chef d’orchestre et on frissonne de plaisir auditif. 

 

Pas le temps de s’ennuyer dans ce festival, on quitte en avance le Boulevard des Airs pour avoir les meilleures places devant la grosse affiche de ce festival : Elmer Food Beat. N’ayant pas pu aller voir leur spectacle anniversaire à Paris, j’avais promis à Manou que je serais là ce soir ! (Retrouvez l'interview de Manou et Grand Lolo ici) La casquette elmer vissée sur la tête et c'est parti pour la fête. 

L’entrée du groupe se fait sur Happy Days, retour direct dans les années 70-80. Placée en face de Twistos, je suis aux anges. Mais où est passé Manou ? De la fumée descend du plafond vers une trappe qui bouge, et voilà notre chanteur déluré préféré qui sort littéralement de la scène, sur "À Poil les Filles", spectaculaire ! 

 

Les classiques du groupe provoquent des émules dans le public,  "Je t’aime pour ça, parce que tu as les plus beaux et qu’avec je peux faire courcoucou roploplo". Manou donne énormément de sa personne pendant le spectacle et surtout des poils.  

 

Il demande au public de fredonner :  "c'était presque aussi bien qu’en Bretagne", taquine-t-il.  Ah oui ici, ce n’est pas la Bretagne, un vendéen c’est particulier. Et Manou le sait très bien, venant de Nantes il connait les specimens, et se marre avec ! 

 

Au démarrage de "Radio" suivi de "Un Homme Maintenant", un pogo s’ammorce. Il faut dire que Grand Lolo et Twistos donnent tout sur leurs guitares  pour donner cette ambiance très rock. Après avoir suer à grosses gouttes, place au moment sentimental. Manou invite une fille (évidemment) sur scène pour danser un slow très tactile sur la célèbre chansons "Est-ce tu la sens". Quand je dis tactile, n’allez pas penser n’importe quoi, Manou est très amical, c’est juste un gros câlin. Voyez vous-même. 

 

Tout ça pour embrailler sur "Le plastique" et enfin se libérer de son marcel au bout d’une heure de show, envoyé dans la foule avec toute la sueur de Manou.  

C'est la fin du set et Manou n’est même pas en slip. On attend d'en voir plus de sa part. Mais ils reviennent encore plus fort avec "Daniela" et Philippe Maindron qui s'invite sur la scène, en peignoir. "Cet homme est fou" selon Manou en voyant Philippe sauter partout sur la scène et partir en slam dans la foule, adulé par des "Merci Maindron". 

 

Elmer Food Beat a enflammé le public de Poupet ! Comme un énorme flash mob nous levons nos bras, un coup à droite, un coup à gauche. Et final de feu avec Manou qui fini, enfin, en slip superman ! 

  
 

Après 1h30 de concert, la foule se tourne vers la deuxième scène, mais rien, pas de concert. Pourtant Transe Express est annoncé sur le programme. Ne connaissant pas, c'est la surprise de la soirée. En fait, c'est une compagnie de théâtre de rue spécialisée dans les créations aériennes. On a pu voir plusieurs animations musicales : des cantatrices géantes, un char de l'enfer avec des guitaristes style Kiss, un mobile (comme ce que l'on met au dessus du lit d'un enfant) géant et vivant. 

 

Après cet instant magique et de détente, on repart de plus belle vers la scène principale, bourrée de monde, pour Strollad, LE groupe vendéen aux sonorités celtes avec qui tu fais la fête. Début de concert avec les très bons titres "Ambiance" et "La fête du slip". Un feu d’artifice se lance, les frissons me traversent (oui je suis fleur bleue et j'adore les feux). Dans le public, pas de drapeau breton mais bien le cœur vendéen qui flotte. Malheureusement, la sono pour ce concert n’est pas terrible. Le théâtre de verdure est blindé, pas moyen de se frayer une place à moins d’être très serrés, on quitte donc le théâtre pour aller voir Celkilt. Puis, je me dis que j'aurais une 2e chance demain, ils passent sur la deuxième scène, avec plus de places et peut-être de meilleurs balances. 

Toujours dans l'univers celtique, nous nous rapprochons de la deuxième scène pour voir Celkilt. Et bien, ça envoie du bois malgré un public réduit par Strollad !! On se croirait dans un bon pub en plein cœur de Dublin, un peu comme au très emblématique Temple Bar ! Kilts sur les hanches, les artistes n’hésitent pas à sauter, danser, tourner, sans qu'on aperçoit ce qui se cache dessous 😉. 

"Hey, Whats under your kilt ?" Mais qu'y a t il sous le kilt? Et oui, ils en ont fait une chanson. "Non je ne peux pas vous montrer, Poupet veux tu voir ?"nous dit Titou McFire en montant doucement son kilt. Résultat, la légende persiste, si vous voyez ce que je veux dire. Non? Allez donc les voir en concert, vous comprendrez. 

 

Attendez un instant, je me fais embarquer dans une farandole, je reviens. Forcément, quand le chanteur demande 8 pas à gauche et 8 à droite sur le rythme de la musique, tout le monde est embarqué. 

Pour ceux qui regardent un peu la télé et notamment le concours "Un incroyable Talent" de 2013, peut-être avez-vous pu voir Celkilt se présenter avec la reprise de "Highway to Hell" de AC/DC. Biensûr ce titre fait partie de leur setlist de ce soir. Mais si je mets un peu de temps pour vous expliquer tout ça, c'est parce que nous avons eu une très bonne surprise ! Des cracheurs de feu sont montés sur la scène, spécialement pour ce titre !  

Très bon groupe de scène qui sait partager leur énergie avec le public. Ils invitent les Patrick à les rejoindre sur scène pour le titre "Everyday St Patrick's day". Puis des filles pour danser sur "The Same Old Frown". 

 

L'humidité, le froid et la fatigue nous rattrape trop vite malgré l'ambiance bouillante à cette scène. On rejoint notre tente juste derrière les backstages et on s'endort avec les douces chansons de Celkilt

 

JOUR 2

Malheureusement pour nous, la pluie s'invite au festival. Enfin ce n'est qu'un crachin breton. Oups vendéen. Oui ici ils sont susceptible. On repli la tente et c'est parti pour le deuxième jour des 30 ans de Poupet. On sent bien que le public est moins présent aujourd'hui. Sûrement à cause de la météo, malgré que la journée soit "sold out". 

Du coup, on profite de la partie activité familiale du site. Les 30 ans de Poupet, c'est bien plus  qu'un festival de musique. Après "le manège en chantier", nous trouvons "la coupe des vis", le "photo maçon", et "The balls", le jeu de boule déjanté. Ici, on se lance de la poudre colorée, on ressort du stand de coiffure en mode pétard, en gros, c'est la déconnade totale ! Deux équipes s'affrontent pour remporter des points et donner son nom au théâtre de verdure. Il y a l'équipe Elton John en bleu et l'équipe Johny en rouge. Le public peut aussi donner des points avec les autres attractions tout au long du week-end.

Ah oui, j'ai oublié de vous parler du programme de la journée. Et bien, je n'avais pas trop anticipé ce programme. On prend les mêmes et on recommence. Hormis la tête d'affiche d'hier (Elmer Food Beat), on retrouve CelkiltStrollad, Joyeux Bordel. Les setlist sont les mêmes que la veille, donc je ne vais pas vous refaire les résumés. 

En revanche, on retrouve Philippe Maindron sur toutes les scènes pour aller slamer. Au premier concert, il est habillé en jean et le tee-shirt officiel de Poupet. Au deuxième concert, il a les cheveux colorés. Puis sur la scène de Strollad, on le retrouve en lutin. WTF ! 

D'ailleurs, Strollad, qui a pris place sur la scène 2, a l'air plus en forme que la veille et les balances sont meilleures. Encore un public très réceptif aux appels des chanteurs pour sauter et bouger de gauche à droite. On sent comme une ambiance d'une très grande famille dans ce festival. Les artistes se connaissent tous, et partagent leur passion avec tout le monde. On ne retrouve pas le mur artiste / public que l'on peut avoir avec d'autres festivals ou artistes très connus. Même loin de la scène, on ressent toute la générosité de ce festival. Après leur prestation sur la scène 3, Joyeux Bordel est monté sur la scène de Strollad accompagnés d'enfants (la famille, quoi !) pour entamer une chanson festive "Pourquoi pas".

Après un passage dans les backstages pour interviewer Joyeux Bordel, nous repartons vers la scène 3 pour admirer Les Copains Des Bois, joyeux groupe de chanson fraçaise. Le groupe propose un spectacle énergique, fait de compositions et de reprises originales au son de l'accordéon et de la guitare, dans la tradition de la nouvelle chanson française. On a pu entendre de bonnes reprises du "Port d'Amsterdam" de Jacques Brel, "Germaine" de Renaud et une particulièrement énergique de "La Mauvaise Réputation" du très grand Georges Brassens, que j'ai adoré ! La voie douce de Céline rend les titres magiques ! A découvrir sur leur myspace.

Pour bien finir ce week-end, Celkilt reprend du service sur la scène 2, après leur superbe prestation de la veille. Mais cette fois, on retrouve plus de monde devant la scène et surtout un public plus familiale que la veille à 23h, avec des farandoles gigantesques.

Comment bien résumer ce festival ? Joyeux, généreux, festif, familial, humain sont les mots qui résonnent autour de moi. Je suis ravie d'avoir participer à ce week-end si spécial pour Poupet et son organisation. Vu les retours si positifs, on espère revoir un week-end comme celui-là l'année prochaine ! Merci Poupet !

 


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